Paris !

2170 Words
Le soir, nous arrivons au “Grand Hôtel du Palais Royale”, devant un jeune homme à l’accueil, assez petit et costaud. L’homme est en costard bleu nuit, cravate assortie et une chemise blanc avec un badge où son prénom Ludovic est inscrit. - Bonsoir monsieur Kolman, mademoiselle, nous dit poliment Ludovic. - Bonsoir, pardonnez ma réservation de dernière minute, mais je voulais montrer Paris à ma femme. Sous ses paroles, mon cœur rate un battement puis repart beaucoup très vite. Sa femme ? - Ce n’est rien Monsieur Kolman, c’est toujours un plaisir de vous avoir parmi nous. - Plaisir partagé. Morgan tend un billet de 100 € à Ludovic quand celui-ci nous tend les clés de notre chambre et nous montons, main dans la main. Erreur de ma part, je n’est pas une chambre mais une suite... Géante. - Waouh, cette suite est titanesque. - Ce n'est pas la plus grande que j'ai eu mais on s'y ai pris à la dernière minute pour réserver. - Il y a plus grand encore? - Peu importe la taille, tant qu'il y a un lit. Sur ce il m'embrasse fermement, je sais ce qu'il veut et je le veux aussi. On se déshabille rapidement et on fait l'amour, de façon violente et primitive. Une fois que notre tension redescendu: - Pourquoi directeur de production ? - J'ai toujours adoré les films, les musiques, tout ce monde. Alors le métiers qui s'en rapprochait le plus, avec des responsabilités parce que j'adore ça autant que le monde artistique, c'était être directeur de production. Et toi, pourquoi infirmière? Je redoutais qu'il me pose cette question. Un prêté pour un rendu. - Je n'ai pas voulu faire infirmière au début. A l'âge de 5ans, je savais que je voulais être chanteuse. J'ai fait plein de casting, je chantais tout le temps, n'importe où, devant n'importe qui et... - Pourquoi n'as-tu pas continuer dans la musique ? Je t’ai déjà entendu chanter et ta voix est merveilleuse. - Merci. Ma passion, c'était la musique, la mère m'encourageait toujours a poursuivre mes rêves. Je suis malheureuse à cet instant. - A mes 14 ans, j'ai insisté pour que ma mère m'emmène à un casting pour être la voix dans un dessin animée. Lorsque nous sommes sorties, une voiture nous a foncée dessus. Mes larmes coulent toutes seules, ma voix est à peine audible. - Ma mère m'a poussée contre le mur mais n'a pas eu le temps de s'écarter à son tour. J'ai vu la voiture foncer dans un poteau, le poteau est tombé sur ma jambe... J'ai juste eu le temps de crier... L'homme est décédé d'une crise cardiaque dans sa voiture, mais mère elle, est restée dans le coma pendant 3 ans puis elle... Je baisse et secoue la tête. - Bref, depuis cet accident je n'ai plus chanter. C'était quelque chose que j'adorais faire parce que les yeux de ma mère s'illuminaient. Infirmière m'est venue car celles qui se sont occupées de moi, jours et nuits pendant 4 ans étaient géniales. Elles m'ont rassurées, aidées, soutenues. - Waouh, en effet, c'est une histoire magnifique. - Maintenant allons manger. Il éclate de rire. Le lendemain, nous faisons du shopping avec Morgan, il a acheté toutes les tenues que j'ai essayé et celle qu'il estimait jolies. Je me suis laissée convaincre puis il m'a accompagné au Spa pour partir à sa réunion. Nous avons décidé de rester deux jours de plus, il veut me montrer Paris, j’en suis heureuse. Le soir, dans le restaurant de l'hôtel, une petite fille est tombée. Elle hurlait, ses parents criaient: - Appelez un médecin. Je me dirige vers la petite fille. - Bonsoir, je m'appelle Lexie et toi ? - Lucie, j'ai mal. Me déclare-elle en se tenant le genou. - Lucie, je suis infirmière, tu me laisse regarder ? Elle se calme et retire sa main de son genou. Elle est en jupe, je pourrais lui poser facilement une atèle sur son entorse. - Vous n'allez pas me faire mal? - Non ma puce. Tu as quel âge? - J'ai 6 ans. Il est très beau ton collier. Je retire mon collier et lui passe autour de son cou. Tout en lui parlant, je sors une atèle de mon sac avec un bandage et lui pose. - Je te le prête. Tu vois ce beau garçon ? Lui dis-je en désignant Morgan. - Oui, il est très beau. - C'est lui qui m'a offert ce collier. - Waouh ! - Voilà ma chérie. - J'ai rien sentie. Je reprend mon collier. - Essaie de ne pas bouger avant que le médecin arrive. Cette attelle soutient ton genoux mais n'est pas à la bonne taille. Je vais t'aider à te mettre sur la chaise. Tu peux te relever, ne t'en fais pas, tu peux marcher un peu. Lucie se lève et va marcher jusqu'à la chaise. Le médecin la trentaine, arrive 10 minutes après. - Bonjour, je suis le Docteur Gueyan. Qui t'as mis cette attelle jeune fille? - C'est Lexie, s’écrit la jeune fille, joyeuse. - Qui est Lexie, demoiselle ? - C’est moi. Je pense à une légère entorse, je ne lui ai pas donné de médicament mais elle avait très mal, alors je lui ai mis cette attelle, je n'avais que ça sous la main. - C'est parfait, aussi belle qu’intelligente, vous en avez de la chance. Je m'appelle Paul. Il me drague ou je rêve? Je me tourne vers Lucie. - Le docteur va t'emmener avec lui, toi et tes parents. Tiens mon numéro de chambre appelle-moi si tu veux quelque chose d'accord ? Lucie m'enlace. - Merci, Lexie. - Prend soin de toi. - Ravi d'avoir fait votre connaissance, intervient Paul. Après un hochement de tête je rejoins Morgan. - Il était entrain de te draguer ce con. - Laisse tomber, je voudrais qu'on mange s'il te plaît. Le serveur arrive. - Madame, pour vous remercier de votre intervention, nous vous offrons votre séjour, à vous et votre compagnon et tous les à côtés. - Oh. - Vous savez qui sont les parents de la petite Lucie? - Non. - Le couple Obrian, les actionnaires majoritaires de cet hôtel. C'est leur seule enfant, ils veulent vous remercier. - Offrez plutôt un repas chaud aux personnes qui fouillent vos poubelles le soir. - Les gens ne fouillent pas nos poubelles madame je vous ass... - Je les ai vu hier soir. Ils se sont fait jeter comme des mal-propres et... - Ça ne nous regarde pas. Intervient Morgan. Ces gens là n'ont cas travailler. Il est si méchant, je ne le reconnais pas. - Ca me regarde si je veux et si ces “gens là”, ne travaille pas, c'est peut-être parce que des gens bourges et coincés ne leurs ont jamais laissés une chance. J'ai parlé de plus en fort et je suis consciente que tout le monde m'a entendu. Je quitte la table. Morgan me suit, je ne m'arrête pas pour le regarder que lorsque je suis à l'ascenseur. - Excuse-moi, je ne fais pas de scène en publique normalement mais là, c'est trop. - Oui, là s'en ai trop. Pourquoi tu prends la défense de gens que tu ne connais pas ? En me faisant honte à moi ? - Je te fais honte, parfait, tu me fais honte aussi. - Pourquoi ? - Pour toi c'est facile, tu as toujours tout eu, mais moi non. Tu sais, lorsque ma mère est décédée, mon père s'est plongé dans l'alcool. Joshua et moi, on travaillait comme serveurs, j'avais des pourboires quand des pervers pensaient qu'ils pourraient avoir eux aussi un “pourboire”. Plus cliché c'est impossible. - Je ne savais pas, je suis... Je tourne les talons, il me suit, je le stoppe. Je le voit monter dans l'ascenseur qui se referme. Je pars vers les cuisines. Je vois le chef. - Bonsoir, je suis Lexie Torn. Est ce que je pourrais faire de la soupe, s'il vous plaît ? - Faites ce que vous voulez, mademoiselle Torn, vous êtes ici chez vous. Je fais une vingtaine de sandwiches et prend des dizaines de bouteilles d'eau et des couvertures chauffantes pour aller aider donner tout ça aux sans-abris. J'ai récupéré ma mallette dans la suite pendant que Morgan était à la douche pour les ausculter et me passe des baskets. - Bonsoir messieurs-dames. - Bonsoir, me dit l'homme d'une quarantaine d'année. - Quel est votre prénom ? - Kévin Occonel. Puis-je avoir un sandwich, s'il vous plaît ? - Bien sûr M. Occonel... - Kévin. - Bien sûr Kévin, servez-vous, approchez tout le monde je vous ai fait des sandwiches aux jambon et d’autres aux poulets. Désolé je me suis pas cuisinière mais infirmière. - Lorsque vous prendrez votre repas, prenez aussi une couverture dans le sac. - Besoin d'aide? Je me retourne, c'est Morgan. - Tu veux m’aider? - Je suis ici, non? - Oui, sers la soupe et les sandwiches. Je vais examiner tout le monde. Messieurs-dames, je suis infirmière et je voudrais vous voir, chacun votre tour pour être sûr que vous allez bien. - Vous n'êtes pas obligés vous savez? Me dit Kévin. - Je sais, je le fait parce que c'est mon devoir d'aider ceux qui sont dans le besoin. Je remarque une femme, petite, blonde, recroquevillée sur elle-même. Elle n’a pas l’air de vouloir s’approcher. Lorsque je la regarde, je me rend compte qu’elle n’a pas de chaussure. - Je reviens. Je prend un sandwiches aux poulets, une bouteille d’eau et m’avance vers la jeune femme. - Bonsoir, je suis Lexie. - Moi c’est Laly. - Tu veux un sandwich aux poulets et de l’eau ? - Merci. - Ils en avait fait trop au restaurant, je leur ai demandé de me les mettre de côté. - Il ne font pas de sandwiches dans ce genre d’endroit, ricane-t-elle. - Touché, ricané-je à mon tour. Je retire mes chaussures et les tend à Laly qui se met à pleurer. - Oh merci ! Laly s’effondre dans mes bras. - Je vais continuer. Laly hoche la tête et je retourne vers Morgan. - C’est un geste très noble. - Merci. Je ne sais pour qu’elle raison, je remarque que Morgan n’a plus, ni sa veste, ni ses chaussures. - Morgan tu... En comprenant ma question, il me montre du regard un homme. Je vois Kévin avec la veste et les chaussures de Morgan. Encore une fois, je retombe amoureuse de Morgan. - Un geste très noble, répété-je. - En tout cas, jamais je n’aurais cru faire ça un jour à Paris. Morgan et moi ricanons. Il se fait tard, avec Morgan nous montons dormir. - Tu es une femme merveilleuse, j'ai beaucoup de chance de t'avoir. Tu fais de moi une personne meilleure. - Non, toi tu me rends meilleure, grâce à toi, je me sens capable de donner autant que ce que toi, tu me donnes. Je pensais ne jamais trouver ni mériter tout cet amour que tu m'offres. Merci mon cœur. - C'est moi qui n'ai jamais cru en l'amour. - Mon père est décédé alors que maman était enceinte de ma sœur et moi. A nos 8 ans, ma mère s'est mise avec un dénommé Patrick, cet homme l'a battait constamment quand il avait trop bu. Quand il commençait à la frapper, je cachais Jessica sous la banquette dans ma chambre, je redescendait et le jour où il m'a frappé moi, ma mère a attendu qu'il s'endorme et nous nous sommes enfuis. - Je ne savais pas que tu avais vécus de telles horreurs dans le passé. - Si, mais ça fait partit du passé. Mon présent lui, est rempli d'amour, grâce à toi. Le lendemain, Morgan me fait monter en haut de la Tour Eiffel, la Butte de Montmartre, le mur des « je t’aime », la place Dauphine. Bref, des endroits merveilleux et romantiques. - On rentre ? - Oui. C'était vraiment sublime, merci, mon cœur. - Je voudrais m'occuper de vous maintenant, mademoiselle Torn. - Hum, d'accord, mais pas ici. - Où ça? - On rentre à l'hôtel, une fois là-bas, je te le dirais. Une fois à l'hôtel dans la soirée, nous rentrons dans l'ascenseur, je le bloque. - Ici? - Ici. - Il y a des caméras dans tous les ascenseurs. - Il y a un angle mort partout, j'ai regarder cet ascenseur, l'angle mort est ici. Je le plaque violemment contre la paroi droite du fond de l'ascenseur. Il gémit dans ma bouche et me bloque à mon tour contre la paroi. Il se débraguette, écarte ma culotte et me pénètre, brusquement. Il me prend, fort, durement, comme j'aime. Lorsque nous trouvons le plaisir, je mords ma lèvre pour ne pas crier, Morgan jouit en silence également. Je glousse, heureuse et rappelons l'ascenseur une fois que nos tenues sont réajustées. Nous sortons de l'ascenseur puis passons notre dernière soirée dans la suite avant de rentrer.
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