Comme chez moi, comme chez nous

1260 Words
Je me réveille aux anges, ma nuit a été aussi courte que douce, aussi épuisante que tendre. Bref, la nuit que toutes femmes rêve d'avoir et c'est moi qui l'ai eu. Morgan dort toujours. Je me lève, enfile sa chemise pour lui faire un petit déjeuner. Une fois à la cuisine, je tombe sur Suzanne. Bon sang, je suis à poile sous la chemise! - Oh, bonjour Suzanne. - Bonjour mademoiselle Torn. - Lexie, s'il vous plaît - D'accord. Lexie. Que puis-je pour vous? - Je voudrais faire moi-même notre petit déjeuner si ça ne vous ennuie pas. - Non, je vais en profiter pour appeler ma fille, elle vient d'accoucher de mon premier petit-fils. - Félicitation. Je vais chercher de l'argent dans mon porte monnaie, 60€, bon ça ira. - Prenez votre journée, je suis certaine que votre fille et votre petit fils vont apprécier de vous voir. Tenez, achetez-leur quelques chose de notre part. - Oh, vous n’êtes pas obligé de... - J’insiste, s’il vous plaît. - Merci, Lexie, merci pour tout, c'est très gentil à vous. Je pars tout de suite. - Si votre fille a besoin de vous plus longtemps appelez-nous, n'hésitez pas. - Oh, mais j'ai un tas de chose à faire ici et... - Je me débrouillerais seule, ne vous en faites pas. On survivra deux ou trois jours voir une semaine sans vous si c'est nécessaire. Elle me prend dans ses bras, je suis agréablement surprise par ce geste. - Au revoir, Lexie. - Au revoir, Suzanne. 15 minutes après, alors que Suzanne est partie, je remonte avec le petit déjeuner voir Morgan, je l'embrasse. - Bonjour mon cœur. - Hum, bonjour, me dit-il en s’étirant, encore endormi. - Je t'ai préparer ton petit déjeuner. - Hum, t'es parfaite, me complimente-t-il en prenant son café. Il boit une gorgée de café. - Suzanne fait le meilleur café de la terre, je viens à peine de le remarquer. - C'est moi qui ai fait le café, j'ai donné sa journée à Suzanne et peut être plus si elle en a besoin. Il a l'air en colère lorsqu’il repose sa tasse. - Tu m'en veux ? Je voulais qu'on reste juste, toi et moi aujourd'hui, je suis désolée. Et la fille de Suzanne a accouchée cette nuit d'un petit garçon, c'est normal de la laissée leur rendre visite et les femmes ont souvent le baby-blues et réclament leur mère alors... Je baisse la tête, honteuse car je ne suis pas patronne, j'aurais dû demander à Morgan ce qu'il en pensait. - Je suis désolée, lui murmuré-je. - Non, je suis heureux que tu es compris que tu étais ici chez toi et que tu étais autant l'employeur de Suzanne que moi. - Oh. Morgan me prend gentiment le visage en coupe et m’embrasse. - Mademoiselle Torn, comme nous restons seuls aujourd'hui, que voulez vous faire? - Je ne sais pas, je me suis dit qu'on serait mieux juste nous, pour rattraper les jours que j'ai gâchée. - Non, je t'en prie, je ne veux plus jamais qu'on en parle, d'accord? - Je suis d'accord. - Alors, que veux-tu que nous faisions aujourd'hui? - Je veux juste rester avec toi, me balader dans le jardin et si ça ne te dérange pas, je voudrais aller au petit magasin prêt de mon ancien appartement pour m'acheter des vêtements. - Sinon, on prend ce petit déjeuner, je te fais tendrement l'amour dans le jardin dans lequel tu veux qu'on se balade puis je t'emmène à Paris. A paris? - A Paris, t'es sérieux? - Oui, pourquoi? - Pourquoi Paris? - Parce qu'il y a des boutiques splendides où tu pourras faire ton shopping et je t'emmènerais ensuite au spa pour que tu ailles te faire masser. - Juste moi? - Oui, ne m'en veux pas, j'ai une réunion à Paris demain à 15h, tu auras 2heures de massage et moi 2heures de réunion. - OK. Mais d'abord le petit déjeuner. Je lui glisse son plateau sur une petite table et l'avance jusqu'au pied du lit. Lorsqu'il sort le drap, il est toujours nu et je vois son érection. Hummmm, un petit déjeuner. Sans me faire prier, je prend, par surprise, son érection dans ma bouche. Il fait presque un bon tellement il est étonné. - Merde, Lexie ! Il m'agrippe par les cheveux. - Tu me rends fou ! J'aspire en remontant, je sens qu'il est prêt à jouir. - Ma puce... Tu fais ça trop bien... Trop... Putain... Je vais... Il n'a pas le temps de finir qu'il se répand dans ma bouche en criant mon nom. Je sors de dessous la table et fait comme si de rien n'était. - Mange, ça va être froid, lui dis-je, innocemment. - Tant pis. Sur ce il me saute dessus et me jette sur le lit, m'embrasse et me pénètre d'un seul coup de rein. Je gémis dans sa bouche. Il grogne dans la mienne. - Tu es tellement belle. Me déclare-il droit dans les yeux. Il me fait l'amour, tendrement puis accélère le rythme quand il me sent prête à jouir. - Morgan. - Lexie. Il se retire de moi. - Pff, là, c'est sûr, notre petit déjeuner est froid. - Hum, c'est pas grave. Je préfère le sexe au petit déjeuner, me dit-il. - Moi, j'hésite. Lui dis-je en rigolant. - Mademoiselle Torn. On éclate du rire. Cela ne dure pas longtemps car il reçoit un appel. - Kolman ? Je sais qu'il s'agit d'une femme à l'autre bout du fil mais je n'entend pas ce qu'elle dit. - Excuse-moi. Me murmure-il. Il part dans la pièce à côté, mais je l'entend parler quand même. - Paula, que me voulez-vous?.... Je croyais avoir été clair et pourquoi avez-vous dit à Lexie que nous avions couché ensemble c'est un mensonge... Je m'en fiche, la prochaine fois, je vous traîne au tribunal. Au revoir. Il revient dans la chambre, je me demande s'il va me mentir, ignorer ou me dire la vérité. - C'était Paula, elle voulait s'excuser, revenir travailler et s'expliquer sur ce qu'elle t'a dit. - Oh, ce n'était pas nécessaire, pour moi c'est de l'histoire ancienne. - Pas pour moi, j'ai failli te perdre. - Moi aussi j'ai failli te perdre, mais au fond, c'était pour mieux se retrouver. Je t'aime et je voudrais qu'on l'oublie elle aussi. - Tu as raison. Je vais appeler la compagnie de téléphone pour qu'on bloque ses appels, messages... Qu'on lui fasse croire que mon numéro n'est plus attribué comme ça... - On y va ? - Tu as déjà fini ? - Bien sûr, ça me tarde de voir ton jardin... - Rien que ça ? - Non, Paris aussi. Je n'y suis jamais allée. - Vraiment ? - Le plus loin où je suis allée, c'est La Rochelle pour des vacances, c'est tout. - On part à 10h, avec ma Maserati GranCabrio. - Ta quoi ? - Ma décapotable. - Je ne l'ai jamais vu. Tu as combien de voiture ? - Trois. L'audi Q5, une Mercedes-Denz GLAS-Class et la Maserati. - Oh. Moi j'ai une polo, alors qu'est ce que vous dites de ça monsieur Kolman ? - Je trouve ça incroyable. Je glousse. A 10h, nous sommes dans la voiture, nous rions et ne voyons pas le temps passer. Nous arrivons un peu avant 19heures. Je ne savais pas que la route serais aussi longue. Bien que je n'ai pas vu le temps passer à vos côtés mademoiselle Torn. Moi non plus monsieur Kolman.
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