Chapitre 16

1604 Words
CHAPITRE 16 Dès qu’elle fût partie, je me rappelle qu’elle a dit que son père est un peu souffrant. Je pense à l’appeler puis me rétracte en me disant s’il ne serait pas mieux d’aller voir s’il va  bien. Je descends en allant m’habiller, je vais aller constater de mes propres yeux. Khalil tombe très rarement malade, jusqu’à annuler le week-end, c’est que ça doit être sérieux. J’arrive très vite devant chez lui en sonnant et qu’elle ne fût ma surprise de voire l’aide ménagère sur le point de rentrer. Moi : oh vous partez ? Elle : oui j’ai fini mon travail et monsieur m’a donné congé. Moi : d’accord. Elle sort et je ferme derrière elle, je passe le couloir avant d’entrer par l’entrée principale. Je suis en train de monter les escaliers quand un v*****t éternuement me fait sursauter. Je monte l’escalier à pas de loup, en direction de la chambre principale. Celle-ci a la porte fermée aux trois quart. On ne pouvait rien apercevoir en y jetant coup d’œil, il faisait sombre. Je frappe doucement sur la porte en entrant. Khalil : je vous ai dis que vous pouvez rentrer Adji, ne venez pas par ici, je peux être contagieux. Moi : ce n’est pas Adji, c’est moi. Khalil (d'un ton amer) : Qu’est-ce tu fiches ici ? Moi : tu es malade depuis quand ? Khalil : débranche moi le plancher. Moi : pourquoi tu t’enfermes dans ce noir, on ne peut à peine se voir. Khalil : qu’est-ce que tu ne comprends pas dans fiche le camp Samina? Moi : je t’ai apporté du citron et du gingembre. Je ne sais pas si dans la cuisine, il y’a du miel pour que je te fasse du thé. Khalil : je n’en ai pas besoin Moi : je te certifie le contraire. Je viens tirer les rideaux pour aérer un peu la chambre et enfin je peux l’apercevoir couché alors qu’il a la couverture presque sur tout le corps. Khalil : dégage ! Il a toujours été d’un ton acerbe quand il est souffrant. Je sors de la chambre en me dirigeant vers la cuisine. Heureusement je trouve une bouteille de miel. Je chauffe un peu l’eau pour faire le thé. Quand elle est terminée, je vérifie s’il n’est pas un peu chaud avant de retourner le voir. Moi : voilà le thé. Khalil (grognant) : je n’y crois pas. Je lui donne la tasse et contre toute attente, il le prend avant de le boire avec de petites gorgées. Avant de finir puis de poser la tasse. Moi : Khalil. Khalil : oui ? Moi : tu te sens mieux ? Khalil : peut-être. Moi : Dans ce cas, je te suggère de prendre une douche et pendant ce temps-là, je ferai ton lit. Khalil : une douche ? Tu es folle ? Le changement de température va me tuer Moi : Pas une chaude, une à la température de la pièce. Je garantis que tu te sentiras beaucoup mieux. Khalil : tu es sûre ? Moi : absolument. Il descend et se dirige en chancelant vers la salle, je profite pour m’attaquer vite aux draps du lit que je défais pour en chercher des nouveaux plus frais pour le lit. *******KHALIL****** Je reviens dans la chambre après ma douche et la trouve vide. Avec juste assez de lumière pour voir que lit a été fait. Avec un soupir de soulagement, je me jette dans ces draps divins et m’étire en grognant de plaisir. Moi (sursautant) : ahhh ! Mon pied vient de toucher quelque chose de vivant. Samina (chuchotant) : pour l’amour du ciel, ce n’est que moi. Je croyais que tu t’en étais rendu compte. Désolée. Moi : Qu’est-ce que tu fais dans mon lit ? Samina : J’ai dû m’assoupir. C’est un si grand lit, si difficile à faire. Je la touche pour remarquer un corps sans vêtements. Moi : Tu es nue ? Samina (faussement surprise) : Ah bon ? Moi : Uh-uh. Samina : pardonne-moi. Moi : tu pouvais me prévenir. Samina : Bien sûr, bien sûr, susurra-t-elle, maternelle. Elle attire ma tête jusqu’à sa poitrine et je me laisse faire. Moi (embrassant ses seins) : je suis contagieux. Samina : t’inquiète pas je n’ai jamais attrapé de rhume. Elle s’occupe à m’embrasser l’épaule, tendrement et bientôt irrésistiblement, nos souvenirs vont être célébrés avec éclat. je n'ai pas l'intention de la laisser y réfléchir à deux fois. Pas lorsqu'elle est toute nue et à ma merci. Plus tard, peut-être. Plus tard, on regretterait nos actes et juraient de ne plus jamais recommencer. Plus tard, on pourrait se permettre d'avoir des remords ou plaider la folie passagère. Mais d'ici là, je veux faire comme si rien ne nous séparait. Aucune trahison, aucun ressentiment, pas même six ans de secrets et de mensonges. Rien que ce désir sauvage qui me dépouille de toute volonté. L'idée de la posséder fait brutalement durcir mon s**e, ce qui eut le mérite de détourner mon attention de ses doutes. Samina se laisse aller contre moi en gémissant. !!!!!! Plusieurs heures plus tard, vers le crépuscule, je me réveille, la tête flottante, très mal à l’aise.  Je me remets au lit et contemple le plafond. La mémoire me revient. Les souvenirs réaparaient avec de nombreux détails. Pas une ni deux fois mais trois. Elle voulait sûrement me tuer, trois  fois de suites, qu’est-ce qu’elle croyait que j’avais quinze ans ? *******SAMINA****** Moi (d’une petite voix) : As-tu embrassé ta mère aujourd’hui ? Manila : Tu n’as pas l’air d’en avoir besoin, observe ma fille en s’approchant avec précautions. Moi (souriante) : essaie le b****r. Manila : tu es trop accaparé avec ton boulot. Moi (m’écriant scandalisée) : Il se trouve que ce que tu appelles de façon si charmante les contraintes de ma carrière est aussi le plus grand bonheur du monde. Manila : si tu le dis maman Je frissonne à chaque fois que je pense à ce qu’il s’est passé avec Khalil. Comment est-ce que j’ai pu faire ça sans-gêne ? Je souris en fermant les yeux, des flashs dansent dans ma tête. Comme un film que l’on replay encore et encore. Je n’ose pas penser comme il devait être quand il s’était réveillé bien plus tard. Je soupire d’aise en secouant la tête. Ça faisait longtemps, j’avais même oublié cette sensation. Mais c’est toujours aussi jouissif, je me demande si encore je pourrais vivre la chasteté. Oh mon Dieu ! ******** KHALIL******* Maodo (fronçant  les sourcils) : c’est moi ou tu as l’esprit embrouillé depuis quelques jours ? Moi : hein ? Maodo : qu’est-ce que tu me caches ? Je soupire en m’adossant sur le dossier de ma chaise. Moi : Samina est passée chez moi il y’a quelques jours. Maodo : j’espère que vous ne vous êtes pas encore disputés ? Moi : oh non loin de là. Encore les images me reviennent en mémoire. Nos baisers, nos caresses, ses gémissement... Maodo : et que s’est-il passé… attends ! Je le regarde et il esquisse un sourire malicieux. Maodo : ne me dis pas ? Moi (fronçant les sourcils) : quoi ? Maodo : p****n mec, il n’y a que toi pour souffler le chaud et le froid. Moi : je n’ai rien fait, c’est elle qui m’a provoqué. Maodo : et tu n’as pas pu résister ? Moi (m’esclaffant) : c’était impossible. Maodo (rire) : je l’ai toujours su, toi et Samina, c’est une histoire sans fin. ********SAMINA********* Aïda : alors sœurette comment ça se passe ? Moi : humm Aïda : ne me dis pas que tu t’es rétractée. Moi : ah les hommes ! Je disais cela alors que Manila était étendue au sol à mes pieds. Manila : Tu parles comme Papa. Lui dit « Les femmes » sur le même ton méprisant. Tu te souviens de sa dernière épouse ? Je n’ai jamais caché mes sentiments à propos de ces autres femmes, surtout la dernière. Elle était trop superficielle pour lui convenir. Aïda (regardant Manila) : tu sais qu’un enfant n’a pas le droit de se mêler de la vie conjugale de ses parents ? Manila : Je ne me mêle de rien, j’ai juste fait des remarques. S’il ne faisait pas attention à mes remarques, comme les autres pères, elles ne l’auraient pas influencé. Certes Manila est assez mâture pour son âge, mais je remarque qu’en plus de cela elle est directe. Je me demande comment son père a pu rester là l’écouter lui faire des remarques sur ces choix de conjointes. Quel rôle a t elle joué sur les derniers divorces de son père ? J’échange un regard inquiet avec Aïda. Moi : va dans ta chambre Manila. Manila : d’accord. Elle quitte le salon en emportant mon téléphone avec elle. Aïda : ta fille n’est pas simple. Moi : je sais. Aïda : tu crois qu’elle était la cause des nombreux divorces de son père ? Moi : je ne sais pas, mais son père la considère comme son ange gardien, je ne douterai pas si jamais l’une d’elles l’accuse d’avoir été la carte maîtresse de leur divorce. Aïda : humm il faut avoir peur d’elle.  Moi : c’est sûr. Je ne veux pas savoir si ma fille a d’une quelconque manière joué à la chute de toutes celles qui étaient devenues ces marâtres. Peut-être un jour mais là tout ce que je souhaite, c’est rétablir la vérité. Enfin je trouve le courage de lui raconter tout ce qu’il s’est passé jusqu’à ma soudaine rupture avec Moussa.
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