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sous les aurores silencieuses

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Aleksi Korhonen avait appris très jeune que le silence était une arme.Dans la maison familiale, immense bâtisse de verre et de bois dissimulée au cœur d’une forêt finlandaise, on ne criait jamais. Les ordres se donnaient calmement, sans émotion, comme des évidences. Son père parlait peu. Sa mère encore moins. Les décisions tombaient comme la neige en hiver : inévitables, écrasantes, propres en apparence.Aleksi avait grandi là-dedans.Il n’avait pas été aimé. Il avait été façonné.À trente-huit ans, il reproduisait ce modèle à la perfection. Il dirigeait, contrôlait, écrasait quand il le fallait. Il finançait un campus privé à Helsinki — officiellement par philanthropie, officieusement pour maintenir le système bien en place. Il n’y croyait pas. Il l’utilisait.Ce matin-là, il traversait le campus sans prêter attention aux regards. On s’écartait sur son passage. On savait qui il était. On savait ce que son nom représentait.Puis il s’arrêta.Une voix.Calme. Posée. Ni soumise ni provocante. Une voix qui expliquait, pas qui imposait.— Un système autoritaire ne tombe pas par la force, disait l’homme à l’amphithéâtre. Il tombe quand ceux qui y participent cessent d’y croire.Aleksi fronça légèrement les sourcils.Il entra.S’assit au fond.Écouta.L’homme s’appelait Mikael Aalto. Trente-trois ans. Professeur invité. Origines modestes. Dossier irréprochable. Trop irréprochable.Aleksi sentit une irritation monter. Ce genre d’homme était dangereux. Pas parce qu’il criait, mais parce qu’il donnait envie de réfléchir.Quand leurs regards se croisèrent, Mikael ne détourna pas les yeux.Aleksi sentit quelque chose lui résister.Et cela l’énerva.Mikael avait senti sa présence dès qu’il était entré.Il connaissait ce type d’homme. Pas personnellement — mais intellectuellement. Les dominants silencieux. Ceux qui n’avaient pas besoin de s’imposer parce que le monde s’était déjà organisé autour d’eux.Il continua pourtant son cours comme si de rien n’était. Refusa intérieurement d’adapter son discours. Refusa de séduire. Refusa de provoquer.À la fin, les étudiants sortirent en chuchotant. Mikael rangeait ses notes quand il entendit des pas.— Vous parlez comme si vous étiez en terrain neutre, dit Aleksi.Mikael se retourna lentement.Ils étaient proches. Trop proches pour un premier échange. Mikael sentit son cœur accélérer — non pas de peur, mais d’une tension inexplicable, presque physique.— Je parle comme si j’étais libre, répondit-il.Aleksi le fixa. Longtemps.> Il ne baisse pas les yeux, pensa-t-il.Il ne comprend pas encore.— Ici, la liberté a des conditions, dit-il finalement.— Alors ce n’est pas de la liberté.Le silence tomba, lourd. Aleksi fit un pas en avant. Mikael sentit la chaleur de son corps. L’autorité. Le danger.Un instant, il crut qu’Aleksi allait poser la main sur lui.Il le voulait.Il le redoutait.Mais Aleksi se recula.— Nous reparlerons, dit-il.Mikael resta seul, troublé, le souffle court.> Pourquoi est-ce que sa proximité m’a fait cet effet ?Aleksi n’aimait pas perdre le contrôle.Encore moins sur lui-même.Cette nuit-là, il ne dormit pas. Il repensait à Mikael — à son calme, à sa droiture, à cette manière insupportable de ne pas se plier. Cela aurait dû l’agacer. Cela aurait dû lui donner envie de l’écraser.Au lieu de ça, il ressentait une tension sourde. Un désir qu’il refusait de nommer.> C’est une faiblesse, se répéta-t-il.Et les faiblesses se corrigent.Il le convoqua officiellement.Dans le bureau vitré, la lumière était froide. La ville enneigée s’étendait en contrebas. Aleksi resta debout. Mikael s’assit.— Votre discours crée des remous, dit Aleksi.— La pensée dérange toujours ceux qui contrôlent.Aleksi s’approcha lentement. Il aimait cette position. Dominante. Intimidante. Mais quelque chose clochait. Mikael ne tremblait pas. Il respirait vite, certes — mais il tenait.Leurs regards s’accrochèrent.Un pas de plus.Aleksi sentit l’envie violente de réduire cet espace. De toucher. De vérifier. De posséder.Il se retira brusquement.— Vous pouvez disposer..deux jours plus tard,il reconvoqua le professeur ---La nuit était tombée depuis longtemps sur Helsinki.La neige étouffait les bruits de la ville, transformant chaque rue en corridor silencieux. Dans l’appartement prêté, les lumières étaient basses, presque absentes. Une lampe seulement, posée au sol, projetait des ombres longues sur les murs.Aleksi se tenait debout près de la fenêtre. Dos droit. Mains dans les poches. Le contrôle encore accroché à ses épaules comme un manteau trop lourd.Mikael était assis sur le canapé. Il n’avait pas retiré son manteau. Comme s’il n’était pas sûr de rester. Comme s’il se protégeait encore.Comme s’il n’était pas sûr de rester. Comme s’il se protégeait encore.Le silence entre eux n’était plus hostile.Il était chargé.— Tu peux t’asseoir… si tu veux, dit Aleksi sans se retourner.

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l'innocence intacte
Chapitre 1 — L’innocence intacte (Partie I) La Finlande avait ce silence particulier qui ne ressemblait à aucun autre. Un silence épais, presque religieux, qui s’installait entre les bâtiments modernes du campus comme une couche de neige invisible. Même les pas semblaient s’y perdre, absorbés par le froid, par l’ordre, par une retenue presque morale. Aleksi avançait droit, manteau sombre parfaitement ajusté, démarche assurée, regard fixe. Rien, dans son allure, ne trahissait le poids réel de son nom. Il n’en avait pas besoin. Son nom précédait toujours son corps. Fils unique d’une dynastie financière dont l’influence s’étendait bien au-delà des frontières finlandaises, Aleksi avait grandi dans une maison où l’affection se confondait avec la discipline, et où le silence valait approbation. On ne lui avait jamais appris à demander. On lui avait appris à prendre, à diriger, à corriger. Il n’aimait pas le campus. Trop ouvert. Trop vivant. Trop imprévisible. Mais ce jour-là, il y était contraint. Un partenariat. Une réforme. Une façade de modernité imposée par le système — encore un. Aleksi savait jouer ce jeu. Il le méprisait autant qu’il le maîtrisait. Il entra dans le bâtiment principal, ses bottes laissant derrière elles une trace humide sur le sol clair. Les étudiants se retournaient parfois, sans toujours savoir pourquoi. Certains sentaient le pouvoir avant de l’identifier. Aleksi, lui, ne voyait personne. Jusqu’à ce qu’il entende une voix. — Vous pouvez vous asseoir, merci. Une voix calme. Douce sans être faible. Claire, presque musicale. Une voix qui ne demandait pas l’attention — elle la recevait. Aleksi s’arrêta net. Il tourna la tête. Devant l’amphithéâtre semi-vide, un homme se tenait debout, légèrement penché sur un bureau. Trop jeune pour être ignoré. Trop singulier pour être confondu. Mikael. Il ne le savait pas encore, mais ce nom allait s’inscrire profondément en lui. Mikael avait cette beauté troublante qui échappait aux catégories faciles. Des traits fins, presque délicats, adoucis par des cils longs et un regard clair, sincère. Son corps était mince, sans dureté apparente, mais une force tranquille s’en dégageait. Une présence qui ne cherchait pas à dominer, seulement à exister. Androgyne, oui. Mais surtout lumineux. Il parlait de philosophie politique. Du pouvoir. Des systèmes. Ironie presque cruelle. Aleksi s’assit au fond, bras croisés, mâchoire serrée. Il observa. Il jugea. Il chercha la faille. Mikael souriait parfois. Un sourire discret. Presque timide. Vierge de violence, pensa Aleksi avec un agacement inattendu. Trop propre pour ce monde. — Les systèmes n’existent que parce que nous acceptons de les nourrir, disait Mikael. Et parfois, la désobéissance la plus puissante est douce. Aleksi ricana intérieurement. Douce. Quelle naïveté. Pourtant… quelque chose résistait à son mépris habituel. Quelque chose l’irritait autrement. À la fin du cours, Aleksi se leva avant les autres. Il n’aimait pas attendre. Mais alors qu’il passait près de l’estrade, Mikael leva les yeux. Leurs regards se croisèrent. Et le monde sembla ralentir. Aleksi ressentit une tension inhabituelle dans sa poitrine. Une chaleur brève. Mikael, lui, se figea à peine — juste assez pour trahir une émotion qu’il n’identifia pas. — Monsieur…? demanda-t-il doucement. Aleksi se tourna pleinement vers lui. — Aleksi. Un silence. Mikael hocha la tête. — Enchanté. Leurs mains ne se touchèrent pas. Mais l’espace entre elles vibrait. Aleksi sentit quelque chose d’inacceptable : l’envie. Pas seulement du corps. De l’âme. Il se pencha légèrement, réduisant la distance. Trop près. Volontairement. — Votre cours est… idéaliste, dit-il froidement. Mikael ne recula pas. Mais son souffle changea. — Peut-être, répondit-il calmement. Mais l’idéalisme est parfois une forme de courage. Aleksi sourit. Un sourire sans chaleur. — Ou d’ignorance. Un battement de cils. Un silence. Mikael baissa les yeux une seconde. Puis les releva. — Ou d’espoir. Ce mot frappa Aleksi plus fort qu’il ne l’aurait admis. Il s’éloigna brusquement. Pourtant, toute la journée, ce fut cette voix qu’il entendit. Ce regard qu’il revit. Cette innocence qu’il voulut briser — ou protéger. Il ne savait pas encore. Le soir tomba tôt, comme toujours. La neige recommença à tomber, silencieuse. Aleksi se retrouva devant le bâtiment des professeurs sans se souvenir d’y être venu. Il frappa. Mikael ouvrit. Ils restèrent immobiles. La lumière chaude contrastait avec le froid extérieur. Mikael portait un pull large, simple. Trop intime pour être vu par Aleksi. — Vous…? commença-t-il. Aleksi entra sans répondre. Ils se retrouvèrent seuls. Trop seuls. — Vous n’auriez pas dû, dit Mikael doucement. — Vous n’auriez pas dû me provoquer, répondit Aleksi. Il s’approcha. Trop près. Mikael recula d’un pas. Puis s’arrêta. — Ce n’était pas une provocation. — Tout chez vous l’est. Un silence tendu. Aleksi leva la main. S’arrêta à quelques centimètres du visage de Mikael. Il ne le toucha pas. Mikael ferma les yeux un instant. — Si vous me touchez… murmura-t-il, je ne saurai pas quoi faire. Cette confession, si nue, si pure, fissura quelque chose en Aleksi. Il retira sa main. — Alors ne me donnez pas envie. Leurs souffles se mêlaient. Leurs corps, proches, brûlants sous la retenue. Mikael leva lentement la tête. Leurs lèvres se frôlèrent. À peine. Aleksi sentit son contrôle vaciller. Il recula brusquement. — Pas ce soir. Mikael resta immobile, le cœur battant. La porte se referma. Mais quelque chose venait de commencer.(Partie II) La nuit s’était installée sur le campus comme une décision irrévocable. Les lampadaires dessinaient des halos pâles sur la neige fraîche, et chaque pas semblait résonner plus fort que nécessaire, comme si le monde lui-même refusait d’être ignoré. Aleksi marchait sans but précis. Ou plutôt, il refusait d’admettre qu’il en avait un. Pourquoi ce visage ? Pourquoi cette voix ? Il avait connu le désir. Il l’avait consommé, dominé, utilisé. Mais ce qu’il ressentait à présent était différent. Inconfortable. Instable. Une attraction qui ne venait pas de la chair, mais de quelque chose de plus dangereux : la pureté. Mauvaise idée, pensa-t-il. Très mauvaise idée. Dans son bureau vitré, Mikael était encore éveillé. Il corrigeait des copies sans vraiment les lire. Les mots glissaient devant ses yeux sans s’y fixer. Ses pensées, elles, revenaient sans cesse à cette présence sombre et tranchante qui avait franchi sa porte quelques heures plus tôt. Aleksi. Il posa son stylo. Porta une main à sa poitrine. Pourquoi son cœur battait-il encore si vite ? Il n’était pas naïf. Il connaissait les jeux de pouvoir. Il les avait étudiés, analysés, déconstruits. Mais les vivre, les sentir sur sa peau, c’était autre chose. Il est dangereux, pensa Mikael. Et pourtant… Un frisson lui parcourut l’échine. Pas de peur. Pas vraiment. Quelque chose de plus confus. Une curiosité presque douloureuse. Un bruit à la porte. Il se leva, hésitant. Ouvrit. Aleksi était là. Silencieux. Immobile. Le manteau ouvert, les cheveux encore humides de neige fondue. Son regard n’était plus aussi dur. Pas plus doux non plus. Mais chargé. — Je n’ai pas l’habitude de revenir, dit-il. Mikael s’effaça sans répondre. Ils se retrouvèrent à nouveau dans cette pièce trop petite pour contenir ce qui flottait entre eux. Aleksi observa les étagères, les livres, les notes manuscrites. Tout respirait la patience. La délicatesse. Une vie intérieure riche et intacte. — Vous vivez vraiment ce que vous enseignez, dit-il enfin. — Et vous, répondit Mikael calmement, vous incarnez exactement ce que je critique. Aleksi sourit, sans humour. — C’est pour ça que je suis ici. Il s’approcha. Lentement. Comme s’il laissait à Mikael le temps de fuir. Mikael ne bougea pas. Pourquoi je ne recule pas ? La question pulsa dans son esprit, sans réponse. Aleksi leva la main. Cette fois, il alla plus loin. Ses doigts effleurèrent la manche du pull de Mikael. Un contact presque inexistant. Mais Mikael inspira brusquement. — Aleksi… murmura-t-il. Son prénom, prononcé ainsi, eut l’effet d’une brûlure. — Vous tremblez, constata Aleksi. — Parce que je n’ai pas l’habitude qu’on m’approche comme ça. — Moi, je n’ai pas l’habitude qu’on me résiste. Leurs regards se verrouillèrent. Le temps sembla se contracter. Aleksi glissa ses doigts le long du poignet de Mikael. S’arrêta. Attendit. — Dites-moi d’arrêter, dit-il à voix basse. Mikael ouvrit la bouche. Aucun mot n’en sortit. Alors Aleksi avança encore. Son corps tout entier entra dans l’espace de Mikael. Pas contre lui. Juste assez près pour que la chaleur passe. Pour que le souffle se mêle. Leurs fronts se touchèrent. Mikael ferma les yeux. Si je franchis cette ligne… Il n’osa pas finir la pensée. Aleksi inclina légèrement la tête. Leurs lèvres se frôlèrent. Un souffle. Un frémissement. Mikael posa une main sur la poitrine d’Aleksi. Pour le repousser ? Pour se retenir ? Lui-même ne sut pas. — Ce n’est pas… ce n’est pas ce que je fais, murmura-t-il. — Moi non plus, répondit Aleksi. Pas comme ça. Ils restèrent suspendus dans cet entre-deux insupportable. Le désir montait, retenu par quelque chose de plus fort encore : la peur de perdre ce qui n’avait pas encore été corrompu. Aleksi recula d’un pas. Mikael inspira, tremblant. — Vous devriez partir, dit-il. — Je sais. Mais il ne bougea pas. Un silence. Long. Chargé. Puis Aleksi revint. Plus lentement. Plus prudemment. Il posa sa main contre la joue de Mikael, cette fois sans hésiter. — Regardez-moi. Mikael obéit. Il n’y avait plus de domination dans le regard d’Aleksi. Seulement une lutte. Une demande muette. Mikael prit une décision. Il se hissa légèrement sur la pointe des pieds. Réduisit la distance. Et cette fois, il ne s’arrêta pas. Leurs lèvres se rencontrèrent. Un vrai b****r. Pas brutal. Pas vorace. Un b****r profond, lent, Comme une reconnaissance. Aleksi sentit quelque chose céder en lui. Mikael sentit le monde basculer. Quand ils se séparèrent, leurs souffles étaient courts. Leurs regards, troublés. Rien n’était réglé. Rien n’était simple. Mais l’innocence venait de rencontrer le pouvoir. Et aucun des deux ne sortirait indemne

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