Episode 7

1379 Words
À mon réveil, Gabriel n’est plus dans la chambre, mais un petit mot soigneusement déposé sur la table de chevet attire mon attention. « Désolé d’être parti si tôt. J’aurais aimé passer la matinée à te tenir contre moi, respirer ton parfum, mais pour éviter d’attirer l’attention, j’ai préféré partir discrètement. Je t’embrasse partout et t’attends dans la cuisine pour le petit-déjeuner. » Un soupir m’échappe. J’enfile un t-shirt noir, un jean, et des baskets avant de coiffer mes cheveux en une queue de cheval rapide. Sans perdre plus de temps, je quitte la chambre. En arrivant dans la cuisine, une odeur alléchante de croissants et de pains au chocolat emplit l’air. La table est déjà dressée : viennoiseries dorées, pot de confiture et un grand bol de fruits frais. Pourtant, Gabriel n’est pas là. Je m’installe, me verse une tasse de café fumant, et tartine un morceau de pain avec du beurre. Quelques minutes plus tard, il fait enfin son apparition. — Tu m’as manqué, dit-il en déposant un b****r doux sur le sommet de ma tête avant de s’asseoir en face de moi. — Tes invités, il va falloir leur servir le petit-déjeuner, je remarque, un peu inquiète. — C’est ton jour de repos, ne t’en fais pas. Je leur ai dit de descendre ici. Ils partiront après. Et toi, comment tu te sens ? Je souris, réchauffée par sa sollicitude. — Ça va. Il hésite, son regard s’adoucit avant qu’il murmure : — Tu… tu n’as pas eu mal ? C’est la première fois que je le vois détourner les yeux devant moi. — Non, dis-je simplement. Un soupir de soulagement s’échappe de ses lèvres. — Ça te dit une petite balade ? demande-t-il avec un sourire qui illumine son visage. — Oui, ça remplacera mon footing, plaisanté-je en réponse. Nous partons ensemble à travers la forêt. Après un moment, il s’arrête près d’une chapelle en ruines, ses pierres anciennes recouvertes de lierre. — Cet endroit est magnifique, dis-je en admirant la structure. — Elle est belle, c’est vrai, répond-il avant de se tourner vers moi avec un éclat dans les yeux. Mais j’ai un endroit encore plus spécial à te montrer. — Vraiment ? Je n’ai jamais exploré plus loin dans la forêt. — Tu n’as jamais vu la rivière ? — Il y a une rivière ici ? — Oui, et même un petit lac. Il faut aimer marcher, mais d’habitude, j’y vais à cheval. Il prend ma main, et nous avançons ensemble, nous enfonçant dans une forêt dense de sapins. Lors d’une pause, Gabriel s’approche de moi. Doucement, il me plaque contre un arbre, pose un b****r sur mon front, puis sur mes lèvres. — Tu me fais tourner la tête, murmure-t-il, sa voix basse et chaude, tandis que sa main descend le long de mon dos pour s’arrêter à mes hanches. — Pas ici, Gabriel, dis-je, légèrement mal à l’aise, tout en me reculant un peu. Il acquiesce avec un sourire compréhensif. — Je comprends. Viens, on est presque arrivés. Il reprend ma main, et nous avançons encore jusqu’à ce qu’un petit chalet en bois apparaisse entre les arbres. Une rivière scintillante coule paisiblement à ses pieds. — C’est magnifique, souffle-je, émerveillée. — J’ai fait construire ce chalet avant la mort de mon père. Il devait faire partie d’un projet, mais j’ai tout laissé tomber pour reprendre les affaires familiales. Rentrons. L’intérieur, décoré dans des tons marron et blanc cassé, dégage une atmosphère chaleureuse. Un poêle trône au centre, entre la cuisine ouverte et le salon, tandis qu’une mezzanine fait office de chambre. — Quelqu’un s’occupe du ménage ici ? je demande, intriguée. — Oui… moi, répond-il avec un sourire en coin. — Toi ? — Parfois, je viens passer le week-end ici. Ça me permet de travailler en paix… et de me détendre aussi. Installe-toi, je vais faire du feu. Je m’assois sur le canapé tandis qu’il s’affaire à allumer le poêle, puis disparaît un instant pour revenir avec une bouteille de champagne et deux verres. — Il est un peu tôt pour ça, dis-je en arquant un sourcil. — C’est le week-end, on a le droit, réplique-t-il avec un sourire malicieux. Mais pas plus d’un verre pour toi. Je ris légèrement et lève mon verre. Après une seule gorgée, il se penche pour poser un b****r sur mes lèvres. — Tu es irrésistible, murmure-t-il. — Gabriel… tout va trop vite, dis-je, ma voix tremblante sous l’émotion. Il me prend doucement dans ses bras. — Je veux juste que tu sois bien, Sarah, murmure-t-il contre mes cheveux. Et dans ce chalet isolé, au bord de cette rivière secrète, je sens quelque chose changer entre nous, comme si un équilibre fragile se construisait, suspendu dans le silence de la forêt. Il rit doucement, se reculant. — Je comprends, viens, ce n’est pas loin. Nous marchons encore quelques minutes jusqu'à découvrir un petit chalet en bois, situé près d’une rivière tranquille. — C’est magnifique, je souffle, émerveillée. — Je l’ai fait construire avant la mort de mon père, pour un projet qu’on n’a jamais concrétisé. Après ça, j’ai dû tout abandonner pour reprendre les affaires familiales. Il nous invite à entrer. À l'intérieur, tout est décoré dans des tons neutres, apaisants. Un poêle central réchauffe l’espace, et la mezzanine, accessible par une échelle, sert de chambre. — Quelqu’un s’occupe du ménage ici ? — Oui, c’est moi, répond-il avec un sourire. — Vraiment ? — Oui. Quand je viens passer le week-end, ça me permet de travailler dans le calme. Et de me détendre aussi. Il se dirige vers le poêle pour allumer un feu. Installe-toi, je m’occupe de ça. Pendant qu'il prépare le feu, je vais m'asseoir dans le salon, contemplant la pièce avec un certain apaisement. Gabriel revient avec des verres et une bouteille de champagne. — C’est un peu tôt pour ça, je le taquine. — C’est le week-end, on a le droit, réplique-t-il avec un sourire malicieux. Mais ne prends pas plus d’un verre. — D’accord, je réponds en souriant. Après une gorgée, Gabriel s'approche et m’embrasse doucement. Je le repousse, un peu prise de court. — Désolée, je… je pense que tout ça va trop vite pour moi. Il me serre contre lui, un peu hésitant, comme s’il cherchait à me rassurer. De retour au château, nous croisons Noé à l’entrée. Gabriel, qui tenait toujours ma main, la lâche précipitamment. — Vous étiez ensemble ? demande Noé, visiblement intrigué. — Non, on s’est croisés en forêt, chacun de notre côté. On est rentrés ensemble après, explique Gabriel d'un ton calme. Bon, je dois rejoindre mon bureau, j’ai des affaires à régler. Noé attend que son frère soit parti pour se tourner vers moi. — Viens, j’ai besoin de te parler. Je fronce les sourcils. — C’est dans ton intérêt… S'il te plaît, ajoute-t-il, presque suppliant. — Très bien, allons-y, je réponds, décidant de le suivre sans poser plus de questions. Nous marchons dans un silence total jusqu'à la chapelle. Une fois là, Noé prend la parole. — Je vous ai vus arriver, main dans la main... — Ce n’est pas ce que vous croyez, je rétorque, soudainement mal à l’aise. — Je sais ce que j’ai vu. Ce n’est pas lui qui t’a humiliée la veille ? Gabriel n’est pas ce que tu penses. Il ne s’approche des gens que lorsqu’il a quelque chose à leur soutirer. — Il n’y a rien entre lui et moi, je m’empêche de trembler en le regardant. Vous vous trompez. — Je connais ce regard, celui que tu lui as lancé, je l’ai déjà vu sur d’autres femmes. Sur ma propre ex-fiancée. — Je ne sais pas où vous voulez en venir, mais vous vous trompez. Je commence à m’éloigner. Cessez de me parler de lui comme ça, je n’en ai rien à faire. Je repars vers le château, décidée à ne pas me laisser influencer. Que Noé ait des doutes sur Gabriel ne m’inquiète pas. Quelque part, j’ai l’impression qu’il ne me nuira pas. Est-ce un instinct ? Ou juste de la folie ? Le futur seul me le dira. J'ai ajusté le format des dialogues et maintenu une fluidité tout au long de l'histoire. Cela vous semble-t-il mieux adapté ?
Free reading for new users
Scan code to download app
Facebookexpand_more
  • author-avatar
    Writer
  • chap_listContents
  • likeADD