ÉPISODE 07
Pendant la douche je ne vous cache pas que des pensées pour adulte me traversaient l’esprit sans arrêt. J’hésitais entre aller la retrouver sur le canapé ou la tirer par les cheveux sous la douche. Un peu de décence voyons ! Je devais reprendre mes esprits. Donc ce fut tout pour aujourd’hui. Il est vrai que j’avais quelques remords et de la honte de m’être tapé la femme de ménage. Certes, le moment que je venais de passer était sensationnel, intense et unique en son genre. Mais ça restait mal vis-à-vis d’elle de moi ou de mon épouse. N’empêche qu’une question me trottait vraiment : «Comment faire maintenant que j’ai passé le cap du sexe ?»
Les choses pourraient devenir ingérables et s’envenimer très vite, j’ai donc retiré la caméra de surveillance et j’ai supprimé tous les enregistrements qu’il y’ avait sauf ceux où elle venait m’épier au cas où y’ un problème à causer. Les jours passaient et nos petites escapades patron-employée n’étaient que de plus belles, bien plus ardentes, passionnées et intenses que les précédentes. La femme de ménage, Prudence, c’était une vraie bombe celle-là, elle était soumise et acceptait toutes les pratiques que je lui proposais, elle ne disait jamais non. Je me plaisais de plus en plus dans les rapports que j’avais eus avec elle, que ceux avec ma femme et mon ex-femme.
En parlant de ma femme, son voyage, ne cessait de s’éterniser. Que pouvait-elle bien faire à l’étranger, pour mettre autant de temps à revenir. Mais cela tombait bien finalement, j’avais une totale liberté, je pouvais faire ce que je voulais, quand je le voulais, comme je le voulais et bien entendu avec qui je le voulais (je parle de prudence). Mais toutes les choses ont une fin, qu’elles soient bonnes ou mauvaises, au bout du moment, il faut ranger sa zigounette et écouter sa raison. Par respect pour Anissa, ma femme, il fallait dire au revoir pour de bon à Prudence, la femme de ménage. On avait bien pris notre pied, c’était agréable, bouillant, intense, mais que voulez-vous ? Il fallait que ça s’arrête, à un moment il faut pouvoir dire stop. Je n’allais pas la licencier, ou me débarrasser d’elle comme un vulgaire chiffon au contraire, j’allais lui chercher un travail ailleurs et par la même occasion prendre une nouvelle femme de ménage.
De fil en aiguille, j’ai fini par trouver une autre femme de ménage qui répondait à mes critères d’embauche ni trop couteuse. Il ne me restait plus qu’à trouver une place, un travail à Prudence pour la dédommager, et qu’elle s’en sorte. Qui pourrait bien avoir besoin d’une femme de ménage ? A qui pourrais-je bien la confier ? Qui d’autre que mon oncle même ? Mon gars sûr celui-là. Ça lui faciliterait la vie, il avait besoin d’aide et de manœuvre féminine dans sa grosse et grande maison, voire même pourquoi pas d’une petite femme pour lui faire quelques gâteries, il se faisait vieux et il fallait bien qu’il prenne du bon temps, de temps en temps. Je n’allais pas la remettre à mes parents, ou encore à Fabrice.
Mes parents avaient déjà tout ce qu’il leur fallait et je n’avais pas envie que mon père trompe ma mère en goutant à un fruit que j’avais déjà parcouru, quant à Fabrice il ne savait pas garder un secret celui-là, hors de question de le laisser avec le seul témoin de mes infidélités (Prudence). Bref la confier à mon oncle serait vraiment gagnant-gagnant, Prudence aurait à nouveau son travail, mon oncle des gâteries et une opportunité de mariage consenties bien sûr et moi la paix dans mon foyer.
Elle en fut malheureuse au début, mais finit par accepter, à contre gré, dans d’autres circonstances j’en aurais fait mon épouse. Mais que voulez-vous ? L’argent c’est l’argent et c’est le plus important. Lorsqu’il s’agit d’argent, amour, morale, principe, règles ou même conscience s’enfuient par la fenêtre. Mon oncle lui aussi accepta et voilà comment j’avais réussi à faire deux heureux qui vivront peut-être une vie de rêves ensemble.
Quant à moi, Saïd, j’avais repris ma vie d’avant et il était hors de question de recommencer de telles choses avec la nouvelle femme de ménage, Linda. J’ai donc rangé le parfum dans lequel la nicotine était imprégnée, et je l’ai remplacé par un autre pour éviter que la même situation se reproduise. Ah la nicotine, elle m’avait bien été utile celle-là, mais elle m’en avait aussi fait voir de toutes les couleurs.
Franchement, j’étais bien dans de beaux draps, avec Prudence, et cela aurait-été une grave injustice de la renvoyer alors que j’étais responsable. Plus jamais de nicotine, aussi bien dans une cigarette que dans un verre ou du parfum, c’est vraiment nocif. Me voilà enfin libéré de cette pression, cette tentation, ce problème constant, cette infidélité. Ma femme rentrait bientôt et on aura tout le temps pour que je lui visite la corbeille à elle aussi. Tout allait bien, la vie semblait rose, et j’étais des plus peinards entre le travail et la maison. Jusqu’à ce jour où elle refit surface, écœurement ! Ne vous en faites pas il ne s’agissait pas de Prudence. Elle, elle vivait à nouveau son bonheur avec mon oncle.
Il s’agissait d’Irfane. Cette sorcière-là, mon ex-femme infidèle paresseuse ingrate et menteuse. Elle rodait déjà autour de la maison et m’épiait sur le chemin pour mon service. Qu’est ce qui était son problème n’avait-elle pas peur que Madame Anissa, ma patronne, ma femme, lui règle son compte une nouvelle fois ? Bref, un jour pendant que je regardais mon match de foot avec mon équipe préférée, le Réal de Madrid, trop fort vraiment ceux-là.
J’ai entendu sonner, au moins trois de façon vraiment désagréable, il n’y avait aucune élégance dans la personne qui appuyait sur la sonnette. Qui est ce que ça pouvait bien être ? Nom de Dieu ! J’étais prêt à boxer la personne qui m’obligeait à me lever de mon canapé si confortable un bon weekend de repos. J’étais resté couché et j’avais pris l’initiative d’ignorer le clochard qui se déchainait sur ma porte. Au bout de quelques minutes, cela devenait vraiment agaçant, je n’entendais même plus les commentateurs. Merde ! Il fallait que j’aille cogner cette vulgaire personne.
Alors je me suis dirigé vers la porte. J’ai ouvert et mille fois merde ! C’était encore elle : Irfane. Qu’est-ce qu’elle voulait ? Je me suis empressé de la renvoyer d’où elle venait et je l’ai menacé que ma femme rentrerait bientôt et qu’il valait mieux pour elle qu’elle ne la trouve pas à son retour. Irfane était maligne. Elle avait plus d’un tour dans son sac. Elle avait au préalable consulté un avocat qui lui avait dit que le principe de l’enfant qui est conçu pendant le mariage a pour père le conjoint de sa mère, et que ceci lui permettrait d’obtenir une grosse pension de moi. Je payerais donc à la fois les pensions des mois passés, présents et futurs jusqu’à ce que son petit b****d ait la majorité. Qui ? Moi ? Jamais ! Non, non, non ! Hors de question ! Elle me prenait pour qui celle-là ? Mon Dieu ! Qu’ai-je fait pour croiser la route d’une femme comme ça ?
Non seulement, elle avait fait de l’adultère. Elle ne donnait plus de sexe. On est où là ? Si on est en couple, ce n’est pas pour jouer aux cartes ! Autant être des amis ! C’était une paresseuse qui ne faisait rien de ses journées. Elle se trimballait et attendait que je vienne faire à manger. Une ingrate ! Jamais contente ! Toujours en train de regarder dans le plat des autres. Mais en plus de tout ça, la voilà maintenant qui avait l’audace de revenir et d’essayer de me faire entretenir sur des années et des années son bambin issu d’infidélité dont j’étais la victime. Si je pouvais, je lui arracherais les yeux ou même la langue pour l’empêcher de sortir des bêtises de la bouche à chaque fois. Trop c’est trop ! Cette fois-ci, elle avait poussé le bouchon un peu trop loin. Il fallait qu’elle paie. Je n’allais pas la rater. Pour qui se prenait-elle même et d’où lui venait autant de cran, de culot, de toupet ? Elle allait payer cher sa témérité, son culot et son audace ! Hors de question que cela dure plus longtemps…