Chapter 7

150 Words
VII La voix de Tom PouceJe n’ai pas encore parlé de la voix de Tom ; aussi est-il bien temps que je dise que cette voix était la plus aimable et la plus flatteuse qu’on pût entendre, mais si faible, si faible, qu’il fallait y être bien habitué ou avoir l’oreille aux aguets pour ne rien perdre de ce qu’il disait. Sa mère, par exemple, distinguait aussi bien chacune de ses paroles que s’il eût eu une voix de tonnerre ; et d’ailleurs, à force de s’aimer, ils s’entendaient tous deux à ce point qu’ils n’avaient pas besoin de parler pour se comprendre, et qu’il leur suffisait de se regarder. La faiblesse de la voix de Tom avait pour résultat qu’il parlait rarement, car s’il avait parlé davantage, il se serait nécessairement fatigué la poitrine. Mais ceci eut un avantage pour lui ; car, parlant peu, il écouta beaucoup, et acquit ainsi une foule de connaissances utiles, qui échappent nécessairement à celui qui ne fait que bavarder.
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