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Amour d'adolescente

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Amelia est une fille qui n’oublie pas. Elle a connu son premier amour toute jeune et il s’appelle Lucas, Lucas Moore. Même si à présent elle est passé à autre chose, elle n’a jamais pu oublier ce b****r qu’elle a échangé avec lui lors de l’anniversaire de son frère George. Espérant qu’un jour Lucas la verra autrement que la petite-sœur à son meilleur ami qu’il faut tout le temps protéger, elle décide un jour d’aller passer des moments de vacance aux Bahamas. Coïncidence, Lucas aussi s’y trouve pour se détendre. Est -ce un message du destin ? Tout seul isolé et loin de son meilleur ami, Lucas va-t-il céder aux avances d’Amelia ? Ou respectera-t-il les propos de George qui l’a prévenu que Amelia est sa petite sœur qu’on ne touche pas ?

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Un douloureux passé
Lucas Moore, c’est ainsi qu’il se prénommait. Mais pour l’instant ce n’était pas ce qui importait. Celui qui se prénommait Lucas avait le cœur qui battait la chamade. Son haut collait ses épaules et était totalement trempé de sa sueur. — Il n’y a rien de plus simple. Je dois quitter cet endroit. Il faut que quitte cette ville. Il fit rapidement une dribble de sa main droite avec le ballon de basket. Il le fit passer en main gauche, restant patient pour une ouverture, une chance de doubler son meilleur ami, George Stewart. Leur match hebdomadaire à un contre un était serré. Encore un point et Lucas remportait la victoire. Il avait horreur de perdre, c’était propre à sa nature. — Cette phrase te colle à la bouche depuis le collège. Ça fait bientôt une bonne quinzaine d’années. Gardant toute son attention fixée sur les mouvements de Lucas, George se balançait d’un côté à l’autre, les mains en l’air, en bas et partout où Lucas osait envisager de passer. George ne se permettait pas d’être distrait par la transpiration qui coulait sur son crâne dégarni. Tout ce qui comptait, c’était de ne pas perdre le point décisif. — Il te faut partir ou tourner la page. Ce qui justifiait cette envie de quitter la ville, David Young, surgit dans la tête de Lucas. Il pouvait difficilement détester quelqu’un plus qu’il ne le déteste lui déjà. Ce David affichait constamment un sourire suffisant, comme s’il était parfaitement à l’aise avec la cuillère en argent qu’il avait dans la bouche depuis sa naissance. Tout Rentals, dans le New Jersey, mettait ce pauvre type sur un piédestal, même si son père avait détruit des vies et des familles, dont celle de Lucas. Au fond de lui, Lucas adorait cette ville, mais être ici le mettait à cran. Tourner la page ? Hors de question. La balle rebondit sur le sol. Il frappa le ballon. Bam. Gauche. Bam. Droite. Bam. Encore gauche. Il baissa l’épaule, contourna habilement George et fit un finger roll. Le ballon roula sur le cerceau. Et ressortit. George l’attrapa au rebond, pivota pour se dégager de Lucas et lança. Panier. Merde. — Ouais ! George se précipita sous le panier et rattrapa la balle. — La revanche ? Lucas se pencha et s’appuya sur ses genoux. — Non. Cette rage de vaincre qui se trouvait en lui voulait coute que coute qu’il gagne. Avait besoin de gagner. Jouer au basket-ball était la seule activité qui l’avait jamais rendu heureux. Il en faisait depuis qu’il savait marcher, et c’était précisément la raison pour laquelle il avait fait installer un terrain couvert dans son entreprise, Moore Marketing, quand elle avait décollé et qu’ils avaient construit leur propre immeuble de bureaux dernier cri. Mais il était trop épuisé pour lutter. Ou se battre. Mentalement, plus que physiquement. — Je…je peux pl…je vais pas y arriver. — Cette affaire avec David Young te travaille vraiment, hein ? George appuya le ballon contre sa hanche, laissant le poids de son bras le maintenir en place. — Je fais tout mais c’est très difficile pour moi de me l’ôter de la tête. L’article était censé rappeler à tout le monde que les Young sont des escrocs qui détruisent des vies et qu’on ne peut plus leur faire confiance. Sauf qu’en lieu et place de ça tout le monde ne parle plus que des fiançailles de David avec Grace Monalisa. On les voit partout. Sur f*******:. Twitter. Au Java Hut. Aux réunions avec mes employés. — Pour une nouvelle c’en est une. Il prend ses distances avec MD. Personne ne l’avait vu venir. MD. Les initiales de Market Deal suffirent à faire grimacer Lucas. Le hedge fund fondé par le père de David Young, Thompson, avait été une opération extra-sélecte pour l’investissement des super riches. La famille de Lucas avait autrefois fait partie de ce groupe très limité, et pendant un temps le monde n’était que ciel bleu et petits oiseaux. Ils ne manquaient pas d’argent, et la vie de Lucas était belle : c’était le roi de l’école à Rentals VAK, le capitaine de l’équipe de basket-ball, et il avait des parents qui formaient un couple heureux. Puis Thompson avait disparu avec des millions de dollars, et la famille de Lucas s’était retrouvée sans le sou. Le mariage de ses parents avait périclité. Sa famille ayant perdu sa fortune, Lucas avait dû quitter VAK et aller au lycée public à l’âge de seize ans. Cela avait été un changement brutal, surtout parce que les gamins de Rentals High traitaient Lucas comme un gosse de riches à qui on devait donner quelques leçons. Ils ne savaient pas que Lucas était déjà au fond du gouffre. Sa seule consolation fut de rencontrer George, qui était depuis son meilleur ami. George avait sauvé Lucas, principalement de lui-même. Il se fichait royalement de l’argent ; il ne voulait qu’aider et qu’ils soient amis. Leur amitié fut forte dès le départ. Quand les parents de Lucas se disputaient, ce qui arrivait souvent, les parents de George l’autorisaient à trouver refuge chez eux. C’était une oasis de calme, le seul endroit où le bonheur semblait possible. L’un des meilleurs aspects de ses séjours chez eux était de passer du temps avec la petite sœur de George, Amelia. C’était la personne la plus cool, la plus intelligente et la plus créative que Lucas ait jamais rencontrée. Elle était aussi très mignonne, mais Lucas avait toujours fait en sorte de mettre ce point de côté. C’était la sœur de George, et Lucas ne s’aventurerait jamais sur cette voie. Jamais. — La conférence de presse que David a donné, tu l’as vu ? Tu as entendu ce qu’il a dit ? « C’est grâce à elle que j’ai pu sortir de cette période noire » ? « Elle m’aime, alors ça doit vouloir dire que je suis digne d’être aimé » ? Un vrai tas de conneries. Lucas n’aimait pas être aussi amer, mais les quinze années qui avaient passé depuis que Thompson Young avait disparu n’avaient rien fait pour apaiser sa douleur. Pour Lucas, tous les Young (Thompson, sa femme, Mia, et ses enfants, David, Michel et Andersen) étaient du poison. Il ne voulait pas les voir heureux. — Tu sais ce qu’on dit. L’amour rend meilleur. Lucas fusilla George du regard. L’amour romantique était une farce. Il durait rarement, voir jamais. Les parents de Lucas en étaient un exemple classique. Oui, ils avaient été mis à l’épreuve quand Thompson Young avait volé chaque penny qu’ils possédaient, mais l’amour n’était-il pas supposé être plus fort que tout ? Pas du point de vue de Lucas. — Dit un homme marié. — Ne sois pas amer parce que je suis heureux. La dernière fois que j’ai regardé, il n’y avait pas de loi s’y opposant. Lucas marmonna. Il ne voulait pas continuer cette conversation. Tous deux se rendirent dans le coin de la salle pour prendre le pack de bières que George avait mis dans le réfrigérateur. Lucas était plutôt du genre tequila ou mescal, mais après un match il n’y avait rien de meilleur qu’une bonne bière fraîche. Ils allèrent dehors, sur la terrasse, où les employés prenaient souvent leur déjeuner ou se réunissaient quand il faisait beau. En cette chaude soirée de juin, l’air était doux et lourd, mais il y avait une petite brise agréable. Lucas et George s’assirent à une table, ce dernier décapsula la première des deux bouteilles et ils trinquèrent. Lucas prit une profonde inspiration, et la première gorgée de bière calma son ressentiment. Il essayait de ne pas oublier qu’il aimait vraiment vivre ici. — Je n’aurais jamais dû aller voir David Young au bar pour lui dire que j’étais au courant du rapport d’ADN parce que c’était moi qui l’avais donné à Grace pour l’article sur Market Deal. J’aurais dû le laisser se poser des questions. J’aurais dû le laisser bouillonner dans son jus. C’était tout ce dont il avait besoin. Il prit un temps fou à boire sa bière. Cette confrontation avait été difficile. Le simple fait de voir David Young en face suffisait à lui donner la nausée. — Je voulais qu’il sache qu’il n’est pas aussi intouchable et tout-puissant que tout le monde le pense. Que je sais qui il est vraiment. Lucas se rappelait le choc qu’il avait éprouvé quand il avait reçu ce rapport d’ADN par mail disant que David avait une fille et refusait de l’assumer. Lucas n’avait pas trouvé bizarre qu’on lui envoie ce genre de documents. Il n’avait même pas réfléchi à la raison pour laquelle l’expéditeur anonyme l’avait choisi. Tout ce qu’il savait, c’était que cela lui donnait des armes pour descendre Young, et c’était plus que suffisant. — Le but, en parlant à Grace, était de montrer enfin au monde que David Young n’est pas le sauveur que tout le monde pense qu’il est. Je lui ai même donné des photos personnelles pour lui prouver que j’étais fiable. Mais tout s’est retourné contre moi. La bombe que représentait ce rapport d’ADN n’est pas apparue dans l’article parce que j’ai choisi un journaliste qui avait des scrupules. Maintenant, tout le monde semble adorer David encore plus qu’avant. Dans la foulée, il est tombé amoureux d’une femme magnifique, et a décidé de se marier et de prendre ses distances avec Market Deal. Ce qui est la raison principale de ma haine envers lui. Il s’en sort sans une égratignure, exactement comme son paternel avant lui. George secoua la tête, et le coin de sa bouche remonta pour afficher un sourire compatissant. — Peut-être que tu as vraiment besoin de faire une pause. De t’échapper. — Ou déménager. George s’accouda sur la table, pointant Lucas avec sa bière. — Tu ne peux pas déménager. J’ai besoin de toi. — Tu es ivre. — Avec la moitié d’une bière ? Je ne crois pas. C’est la vérité. Tu es comme un frère pour moi. Et honnêtement je pense que tu as aussi besoin de moi. Qui d’autre t’écouterait râler sur cette affaire ? George n’avait pas tort. Il faisait prendre du recul à Lucas et lui évitait d’être emporté dans cette spirale négative. — D’accord. Alors où je vais ? Je veux un endroit avec une plage et de préférence beaucoup de femmes. — Ça ne me surprend pas de ta part. Lucas se laissa aller à un léger rire. C’est vrai qu’il a connu pas mal de femmes au cours des années. C’était son échappatoire. Pas d’attache, pas de sentiments. Au lycée, c’était pour engourdir les effets de sa chute. Le pauvre ancien gamin riche représentait une cible facile pour les autres garçons, mais les filles ne le voyaient pas comme ça. Il n’avait peut-être plus l’argent et le statut, mais le corps qu’il avait passé des heures à façonner à la salle de sport et son beau visage suffisaient à faire tourner les têtes. Alors il avait pris ce qui se présentait à lui. — Les Bahamas te conviendraient bien, fit George, si c’est l’océan qu’il te faut. Ma tante et mon oncle ont un hôtel sur la côte d’Eleuthera. Je peux réserver une chambre. George et Lucas avaient souvent évoqué l’idée de ce voyage. La mère de George était bahaméenne, mais s’était installée aux États-Unis de manière permanente après être allée à l’université et avoir rencontré le père de George. — Ouais. Le voyage entre potes. On en a parlé des centaines de fois. C’est parfait. — Tu m’en vois désolé frangin. Tu seras seul. Tasha vient juste d’avoir une promotion au boulot, et elle a un planning complètement fou. On est en juin et les enfants sont en vacances. Je ne peux pas partir comme ça. En plus, si tu ramènes des nanas, je pense qu’on sera d’accord pour dire que l’époque où j’étais ton acolyte est terminée. Lucas ne laissa pas transparaître sa déception. Tout le faisait déprimer. Il y était habitué. — Bon, ben… je vais partir seul. Tu pourras m’envoyer les renseignements ? J’appellerai demain à l’aube. George secoua la tête. — Donne-moi juste les dates et je m’occupe du reste. C’est pour moi. — Je n’ai pas besoin de ta charité. On n’est plus au lycée. — Tu veux bien la fermer et me laisser faire quelque chose de sympa pour toi ? En plus, je dois faire en sorte que tu sois heureux. Je serais carrément dégoûté si tu quittais Rentals. Lucas regarda George. Il ne savait pas ce qu’il ferait sans lui. Il était ce qui le raccrochait à la terre. L’empêchait de sombrer. — Je ne partirai pas. Même si j’ai désespérément besoin de me vider la tête, je n’irai nulle part, dit-il avant de finir sa bière. Je dois rester au moins assez longtemps pour prendre ma revanche. — Sur Market Deal ? demanda George. — Non. Sur toi, pour le match de ce soir.

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