XXXIVMardi 30 avril. Aux premiers rayons splendides du soleil, nous levons le camp, laissant les restes de nos festins aux chiens et aux vautours. Très promptement la ville sainte disparaît derrière nous, masquée par des coteaux sauvages. Des défilés de montagnes, des tapis de fleurs. De grands liserons roses parmi des aloès bleuâtres ; mais des liserons en profusion telle, qu’entre les feuilles pâles et cendrées de ces aloès, on dirait qu’on a jeté à pleines poignées des rubans roses. Et c’est ainsi durant des lieues… Puis viennent des zones uniformes de liserons bleus, mais tellement bleus qu’on dirait de loin des flaques d’eau reflétant la belle couleur profonde du ciel. Nous ne rejoindrons que demain la route de Tanger, que nous avions suivie avec l’ambassade pour venir ; aujourd’h

