Mon père avait fini par loger cette femme dans une chambre dans un quartier lointain, mais vraiment très lointain du notre, ceci à la demande de ma mère, pour que même par hasard on ne la croise jamais sur notre route.
Toutefois, c’était toujours très gênant pour ma mère de voir mon père sortir pour devoir aller s’occuper de cette folle lorsqu’elle avait des complications par rapport à sa grossesse ; et on peut dire que des complications elle en avait, ou même elle s’en inventait, cette maline, juste pour pouvoir s’accaparer mon père.
Elle avait toujours des raisons aussi dénuées de sens les unes que les autres, comme si elle croyait être la première femme sur la terre à être enceinte. À juste déjà trois mois de grossesse, elle disait ressentir des coups de pied de son bébé dans son ventre, ma mère en rageait :
-Ma mère : Mais enfin cette femme crois être la première à être enceinte sur la terre, au point de vouloir tous nous prendre pour des cons ? Depuis quand un enfant juste à trois mois dans le ventre, peut déjà donner des coups ? Et toi tu la crois, ce sont juste des raisons qu’elle invente pour t’avoir auprès d’elle.
-Mon père : Calme toi chérie, laisses moi au moins aller vérifier, on ne sait jamais peut-être elle a un autre problème qu’elle n’arrive pas à formuler
-Ma mère : C’est ca oui… Allez vas y, cours, cours voir ta maîtresse…
Vous pouvez vous l’imaginez, ce n’était plus toujours gai à la maison, l’ambiance était devenue morose, et ce n’était même pas encore le début. Bref, le temps est passé, et l’heure de l’accouchement de cette folle, cette sorcière était arrivée. C’est également là que l’heure de la descente en enfer pour moi et ma mère commençait à approcher, nous qui n’avions pourtant rien demandé..
Mon père nous avait comme poignardées dans le dos, il nous avait trahi, et je ne sais s’il se rendait oui ou non compte du mal qu’il nous faisait, mais en tout cas je lui en avait beaucoup voulu, car c’était très injuste. À l’accouchement de cette folle, cette femme avec qui il avait trompée ma mère, il a exigé qu’elle vienne désormais vivre à la maison, car pour lui il était hors de question que son enfant, que cette folle venait d’accoucher, ne vive pas avec lui. Et puisque le nouveau-né ne pouvait pas rester sans sa mère, alors tous les 02 devaient venir vivre à la maison. Ma mère n’en revenait pas, c’était un véritable coup de massue pour elle, un coup dur à avaler :
Ma mère : Albert qu’est-ce que tu dis ? Tu perds la raison ? Je pense que j’ai dû mal entendre, qu’est ce que tu viens de dire ?
Mon père : Je suis très lucide, et tu as très bien entendu ce que je viens de dire.
Ma mère : Albert que t’ai-je fait ? Pourquoi tu veux me tuer ? Ce n’était pas déjà assez que je te pardonne d’avoir engrossé cette femme ? Il faut maintenant que tu m’impose de vivre sous le même toit que la femme avec qui tu m’as trompée, cette villageoise, et plus encore avec le fruit de ton infidélité ? Albert jusqu’à quel point est ce que tu veux m’humilier ?
Mon père : Il ne s’agit pas de t’humilier, je dis juste que mon enfant doit rester avec moi, et comme il ne peut pas rester sans sa mère, alors les 02 viendront ici, afin que mon enfant grandisse avec son père et sa mère autour de lui, pour son bien-être
Ma mère : Alors c’était ton projet lorsque tu allais coucher avec cette femme ? Fonder une autre famille et venir me l’imposer ici, au point de me parler du bien-être de cet enfant qui symbolise le fait que tu m’as trompée ? Albert je te le dis, cette femme et son bâtard n’entreront pas chez moi ! Il faudra me passer sur le corps d’abord !
Mon père : Ça suffit, s’en est assez ! Tu crois que c’est toi qui donnes les ordres ici ? C’est moi l’homme, c’est moi le chef, c’est moi qui décide ! Et puis dois je te rappeler madame, que nous sommes mariés sous régime polygamique ?
Ma mère : Albert alors c’est ce que tu me dis maintenant ? On s’était marié sous polygamie parce que ton père mourant te l’avait exigé, sous peine de quoi il ne t’accordait pas sa bénédiction. Mais entre toi et moi, tu m’avais fait la promesse qu’on vivrait la monogamie. Albert c’est maintenant ce que tu me dis ?
Mon père : écoutes, tu vois bien toi-même que la situation l’impose. Et puis qui sait ? Peut-être mon père avait vu cette situation dans le futur et c’est pour ça qu’il m’a exigé la polygamie.
Ma mère : Tu racontes n’importe quoi espèce de menteur et de trompeur !
Mon père : écoutes, plus vite tu l’accepteras, mieux ce sera pour toi. Parce que j’ai déjà décidé, il en sera ainsi, et rien ne me fera revenir sur ma décision. Mon enfant et sa mère viendront désormais vivre ici, point barre !
Ma mère : Albert c’est ce que tu me fais aujourd’hui ? Ma famille m’avait bien prévenue à ton sujet, mon père m’avait bien dit qu’il ne t’appréciait pas, que tu n’étais pas quelqu’un de bien ; mes sœurs m’avaient bien dit que je t’aimais trop, et qu’à cause de ca tu allais me manipuler ; je ne les ai pas écouté et voici qu’aujourd’hui tu me montres une facette de toi que je ne soupçonnais pas. Albert si tu penses que les choses vont se passer aussi simplement tu te trompes, je te jure que tu n’auras plus jamais la paix dans cette maison !
Mon père : Fais comme tu veux.
Ma mère avait beau pleurer et se lamenter, mon père avait déjà pris sa décision, et effectivement rien ne l’aura fait revenir dessus, car deux semaines plus tard, voilà que cette guenon et son enfant débarquaient à la maison. C’était le début d’une guerre, et d’une sacrée longue histoire, surtout pour moi.
Au début cette folle nous cachait bien son jeu et on aurait pu croire que c’était ma mère la méchante de l’histoire, mais plus tard elle avait fini par sortir son véritable visage, son visage de serpent. Lorsqu’elle venait d’arriver, ma mère comme vous pouvez vous l’imaginer était très remontée, et donc la cohabitation en avait sacrément pris un coup, car ma mère avait juré à mon père qu’il n’aurait plus la paix, mais avec ma mère vous savez, ce n’étaient que des paroles sur le coup, ca allait finir par lui passer. Mais avant cela, elle comptait d’abord bien montrer son mécontentement par rapport à cette nouvelle venue.
Là à cette époque, j’avais déjà 08 ans, le bébé de cette folle, un garçon, avait 03 mois, je m’en souviens encore très bien. Ma mère avait décidé que désormais elle ne préparerait plus que pour elle et moi, et que le reste pouvait aller au diable. L’autre folle voyant cela, elle voulait se faire à manger mais ma mère lui interdit fortement de poser une fois de plus son pied dans sa cuisine :
Ma mère : Hé, ce n’est pas ta maison, tu n’es pas la bienvenue ici, alors tu sors de ma cuisine, tout de suite !
La folle : Mais, je veux me faire à manger
Ma mère : Attends l’homme qui t’a engrossée pour te donner à manger, je te dis de sortir de ma cuisine !
Et ma mère la tira et la balança même presque au sol ; je dois vous l’avouer à cette époque là moi même j’avais trouvé ma mère méchante, mais maintenant que je sais qui était réellement cette folle, elle le méritait, et même pire encore !
Son bébé qui était dans la chambre s’était mis à pleurer, et elle est partie le rejoindre là bas jusqu’au soir, au retour de mon père. Quand mon père est rentré ce jour là, il s’est rendu compte que ma mère ne lui avait pas fait à manger, mais il ne s’attarda pas dessus parce qu’il savait que ma mère était fâchée ; et puis de toute façon il n’avait pas vraiment faim parce qu’il mangeait souvent au boulot.
Mais lorsqu’il est allé voir comment son bébé et sa mère se portaient, et qu’il a su qu’elle n’avait rien mangé, il est entré dans une colère noire et a crié sur ma mère :
Mon père : Comment se fait-il qu’elle n’ait pas mangé ?
Ma mère : Donc tu crois l’avoir emmenée ici pour que ce soit moi qui devienne sa cuisinière ? Tu t’es trompé Albert,
Mon père : Et donc non seulement tu refuses de lui donner à manger, et en plus tu l’empêches de se faire à manger elle-même ?
Ma mère : Oui, je ne veux plus la voir dans ma cuisine, ni même nulle part ailleurs, qu’elle reste enfermée dans la chambre avec son b****d !
Mon père : Flora ca suffit tu es en train d’aller trop loin là !
Ma mère : C’est toi qui me parle d’aller trop loin ? C’est toi qui es allé trop loin en emmenant ta maîtresse et son enfant vivre ici, c’est de ta faute toute cette situation et je t’avais prévenu. Donc je le dis, je ne veux plus la sentir dans ma cuisine, débrouilles toi comme tu veux pour qu’elle mange, emmènes là au restaurant, emmènes là où tu veux, tant que c’est loin de moi et de ma maison.
Mon père ne voulait pas trop les maux de tête ce soir là, il est seulement aussi sorti acheter du porc braisé pour la mère de son bébé adultérin. Le lendemain, même scénario entre ma mère et la maitresse de mon père, toujours au sujet de la cuisine, et là mon père s’est mis en colère :
Mon père : tu vas arrêter tes histoires là tout de suite !
Ma mère : je n’arrête rien du tout, fais la partir d’ici !
Et bamm, je n’arrivais pas à y croire, mon père venait de gifler ma mère, pour la première fois depuis que j’étais parmi eux, et c’était si v*****t… J’avais déjà vu ma mère gifler mon père tellement de fois au cours de petites querelles qu’ils avaient souvent, mais je n’imaginais pas que l’inverse pouvait être aussi fracassant.
La gifle avait propulsée ma mère au sol, ceci devant les yeux de cette folle et son enfant, ces deux problèmes que mon père nous avait ramené à la maison. Mais je remarquais ce jour là que pendant cette scène, la folle avait une petite poupée en main qu’elle était en train de caresser, avec un sourire mesquin, elle semblait contente de ce qui se passer. Et quant à cette poupée qu’elle avait entre ses mains, une poupée assez étrange soit dit en passant, à l’époque je m’étais dit que c’était un jouet de son enfant, mais ah si j’avais su ! J’aurais dû me poser plus de question au sujet de cette poupée, vous comprendrez pourquoi dans la suite de l’histoire
Ma mère était la par terre, mon père criait sur elle :
Mon père : Je crois que parce que je tolère tes petits caprices, tu commences à te prendre pour la cheffe ici
Ma mère : Albert tu m’as giflé…
Mon père : Et je le referais encore, ou même pire que ca, si tu m’énerves une nouvelle fois
Ma mère : Albert quand est ce que tu es devenu comme ca ? quand est ce que tu es devenu cet homme si injuste et méchant que j’ai en face de moi ?
Mon père : Traite moi même de diable tant qu’on y est si ca te chante, ca te regarde. En attendant, je t’ordonne d’aller sur le champ me faire à manger à moi et à la mère de mon enfant.
Ma mère : Albert jamais ! tu m’entends bien ? Jamais ! Jamais je ne servirai de ménagère ou de cuisinière à ta maitresse que tu as ramenée à la maison. Tant qu’on y est tu peux me battre si tu veux, tu m’as déjà tuée de l’intérieur de toute façon !
Mon père : Si c’est donc comme ca, elle va me faire à manger, et si tu t’interposes tu vas connaitre la vraie violence dans cette maison, tu ne me connais pas assez bien.
Ce soir là ma mère a sûrement dû en avoir assez de se battre, elle est restée là, couchée au sol pour pleurer et se lamenter, mais mon père n’en avait que faire. Et dans tout ca, mon père dormait désormais avec cette folle et son fils, moi je dormais avec ma mère. Vous vous rendez compte, mon père nous avait totalement abandonnées ; c’est comme s’il avait décidé de fonder une autre famille pour nous remplacer ma mère et moi. C’était comme si nous n’existions plus pour lui.
Ma mère passait ses nuits à pleurer, et quand elle ne pleurait pas elle priait, je n’avais que 08 ans mon père, que pouvait je bien faire pour l’aider ? rien, sinon observer…