Le lendemain matin à notre surprise, mon père était venu nous voir dans notre chambre ma mère et moi, ce n’était pas arriver depuis un bon moment ; plus surprenant encore, il semblait regretter ce qu’il avait fait la veille :
Ma mère : Qu’est ce que tu veux ? Dois-je maintenant libérer la maison pour que tu restes avec ta maitresse ?
Mon père : Chérie calmes toi, je veux juste qu’on parle, et avec calme et lucidité stp
Ma mère : Chérie ? Alors comme ca je suis encore ta chérie ? Quelle bonne blague !
Mon père : Stp ne compliques pas les choses.
Ma mère : Dit celui qui nous a ramené la pagaille dans cette maison, quelle ironie !
Mon père : Je peux parler maintenant ?
Ma mère : à toi de voir
Mon père : eh bien, je vais prendre ca pour un oui.
Il vint et s’assit sur le lit près de ma mère, et avant de parler il la prit dans ces bras ; bizarrement elle se laissa faire, au fond je me dis que ca avait dû lui manquer je la comprenais :
Mon père : Alors écoutes chérie, je sais, tu as totalement raison d’être remontée comme tu l’es, je sais. Je sais que j’ai gaffé, mais s’il te plait, pourquoi tu compliques encore les choses plus qu’elles ne le sont déjà ? tu crois que moi-même ca me plaît tout ca ? Absolument pas. Tu crois que je suis content d’avoir levé la main sur toi ? tu crois que j’aime nous voir comme ca ? Hein chérie ?
Ma mère : Tu n’es peut-être pas content mais c’est tout de même toi qui a permis que tout ca arrive. Et si cette situation te désole donc, pourquoi tu ne mets pas un terme à tout ca ? Pourquoi tu m’infliges de devoir vivre avec ton infidélité dans la maison ? Tu ne trouves pas que c’est aussi trop me demander ? Je ne suis qu’une femme Albert, j’ai un cœur, un cœur fragile, qui ne supporte pas de devoir partager l’homme que j’aime
Mon père : Tu as raison chérie, et je te demande sincèrement pardon d’abuser de ton amour et de ta patience envers moi. Mais tu le sais, et depuis le début, tout ca c’est uniquement à cause de mon enfant, qui même s’il est le fruit d’une faute que j’ai commise envers toi, reste malgré tout mon sang, mon enfant, un enfant ! qui a besoin d’équilibre pour bien grandir, et donc de ses 02 parents. Notre fille par exemple a eu ses 02 parents auprès d’elle, et je ne peux donc pas délaisser celui-ci. J’en fais appel à ton cœur de mère et de bonne femme stp, toi-même tu trouverais bien qu’un enfant grandisse sans son père et sa mère réunis ?
Ma mère : … (silence)
Mon père : Alors stp, ce n’est que pour un temps, elle ne t’a pas remplacée dans mon cœur, et ce petit garçon n’a pas pris la place de notre fille Sylvie, je suis juste avec eux parce qu’il le faut, pour jouer mon rôle de père envers cet enfant. Mais je te promets que ce n’est que le temps que l’enfant soit assez stable et qu’il finisse sa période de nourrisson, après cela je leur prendrai encore un petit appartement quelque part et irai juste m’occuper d’eux de temps à autre. Mais en attendant, jusqu’à ce temps là est ce que je peux compter sur toi pour qu’on reste tous en paix dans cette maison chérie? Sans querelles, sans dispute ? Tu n’es pas obligée de la porter dans ton cœur, ce serait d’ailleurs trop te demander, mais juste aussi ne pas créer de guerre, est ce que tu peux le faire ma douce et tendre ? Je t’en prie
Ma mère : Je vais y réfléchir
Mon père : Sylvie, laisses un peu papa et mama seuls un instant, va voir la télé, y’a ton dessin préféré qui passe à la télé…
Il me parlait comme ca en regardant ma mère dans les yeux, ils semblaient être en train de communiquer par leurs regards, mais aujourd’hui je le comprends, ils me demandaient de sortir pour rester faire l’amour, les coquins, après tout ils étaient toujours mari et femme.
C’est depuis ce jour que ma mère une fois de plus avec son grand cœur a décidé de prendre sur elle afin que la paix règne dans la maison. Elle parlait même souvent avec cette folle, il semblait qu’elle avait même accepté le foyer polygamique que nous avait imposé mon père ; mais si c’était pour préserver la paix dans sa maison, que n’aurait pas fait ma mère ! Ahh ma chère mère, quelle bonne femme elle était… Tout le contraire de ce que moi je suis devenu, sous l’influence des coups de la vie.
Cette folle par contre, cette méchante femme, la maitresse de mon père qui vivait désormais dans notre maison avec son enfant, son plan était subtile et bien tracé. Gagner la confiance pour mieux pouvoir poignarder plus tard. Et personne n’avait rien vu venir.
Car entre nous dans la maison désormais, ca allait mieux, cette folle m’avait même appris à changer les couches à son bébé, que j’aimais plutôt bien, même si finalement telle mère tel fils. Ma mère et la folle s’entendaient désormais bien, au plus grand bonheur de mon père qui maintenant que j’y pense, je me demande bien si à cette époque là, pour lui cette cohabitation c’était encore « pour un temps » comme il nous l’avait promis à ma mère et moi… Parfois la parole d’un homme n’est malheureusement que vent
Ma mère et cette folle étaient devenues les meilleures coépouses, on mangeait même tous à table ensemble, je vous l’avoue mon père, elle nous avait eu, nous avions baissé la garde, nous l’avions acceptée et la considérions désormais comme faisant partie de la famille ; mais c’était exactement ce qu’elle voulait, pour qu’elle puisse nous achever sans qu’on ne voie quoi que ce soit venir.
L’heure étant venue pour cette méchante femme de commencer à nuire, les hostilités ont donc commencé un jour où ma mère et elle étaient ensemble à la cuisine, elles préparaient tout en papotant et discutant un peu, les coépouses parfaites quoi. Cette folle a « par accident » renversé de l’eau chaude sur le pied de ma mère, mais je vous assure, si on m’avait dit un jour que cette eau chaude devait être le début de tant de souffrances pour moi, je ne l’aurais pas cru.
Quand l’eau chaude tombe sur vous, surtout que pour ma mère ce n’était même pas beaucoup, ca vous chauffe, ca vous brule, ca pique, mais ca fini par passer. Sauf que ma mère, même 02 jours plus tard elle ressentait toujours la brulure et la douleur comme si il y’avait seulement le feu posé sur ses pieds.
Mon père, vous savez dans cette histoire je m’en suis souvent tellement voulue, car si je n’avais pas été qu’une enfant, qu’une ignorante à l’époque, j’aurais pu éviter beaucoup de choses, mais hélas !
Pendant cette période durant laquelle les douleurs de ma mère avaient commencées, il y’a eu un jour où je berçais le bébé, et lorsqu’il s’est endormi je suis parti le déposer dans la chambre de sa mère. Sauf qu’en le déposant sur le lit, la curiosité qui m’a toujours animé m’a fait remarqué un fil rouge qui pendait en bas du lit.
Je me suis donc baissée pour voir et j’ai remarqué que le fil rouge était relié à un objet qui se situait entre le matelas et les traverses du lit. J’avais éloigné le bébé de l’endroit, et j’ai soulevé le matelas pour voir, j’étais curieuse !
Mon père, j’avais donc trouvé une poupée avec les pieds coupés, les yeux bandés, et une aiguille enfoncée dans la poitrine gauche. Je restais là à observer lorsque cette folle est arrivée. Lorsqu’elle m’a vue elle est devenue très nerveuse à l’idée que je sois en train de fouiner dans sa chambre :
La folle : Qu’est ce que tu fais ici ?
Je m’étais retournée très effrayée car elle m’avait surprise, elle avait un regard noir et très oppresseur, elle est entrée et a fermée la porte. Lorsqu’elle m’avait surprise, étant donné que je tenais le matelas soulevé pour voir ce qu’il y’avait en dessous, je l’avais laché ; elle est donc venue soulever de nouveau et a compris que j’avais vu la poupée, elle m’a alors menacée en me serrant le bras très fort, et là je pouvais voir toute la méchanceté et la noirceur dans ses yeux ; mon père cette femme était une fille du diable en personne :
La folle : C’est la dernière fois que tu entres dans ma chambre, tu as compris ?
Moi : Je venais déposer le bébé
La folle : Et tu cherchais quoi en bas du matelas ? C’est là bas que le bébé dort ? La prochaine fois que tu entres encore fouiller ma chambre je vais dire ca à ta mère ! Allez sors !
En me menaçant d’aller me dénoncer à ma mère, elle avait réussi à me faire croire que j’avais fait quelque chose de mal ; aussi eus je donc peur que ma mère l’apprenne, et je n’ai donc rien dit ni à ma mère ni à mon père de ce que j’avais vu, quelle naive j’étais !
Du côté de ma mère ca ne faisait donc que s’empirer, ca n’allait pas, elle criait maintenant de douleur. Mon père qui jusqu'ici prenait ca à la légère, a lui-même été pris d’inquiétude, au point qu’il a emmené ma mère à l’hôpital. Si on m’avait dit que comme ma mère était en train de sortir pour aller à l’hôpital là, c’était pour ne plus jamais revenir à la maison, je n’aurais pas cru…
Arrivé à l’hôpital on a directement internée ma mère, elle n’arrêtait pas de crier mon père, elle souffrait vraiment. Les docteurs l’ont mise sous perfusion, ils lui ont donnés des calmants et pendant un temps les douleurs de ma mère se sont calmées. Jusqu’au soir, c’était plutôt calme, elle ne criait plus autant, mon père était même déjà quelque peu rassuré. Quand ma mère s’est endormie, mon père et moi nous sommes donc rentrés à la maison.
Le lendemain, mon père ne voulait pas m’emmener avec lui à l’hôpital, mais j’ai tellement insisté, parce que je ne voulais pas rester seule avec la folle là, qu’il a fini par accepter. Mais dès qu’on est arrivé à l’hôpital, mon père c’était plus grave qu’à la veille ; juste en l’espace d’une nuit les jambes de ma mère avaient enflées, elles avaient quasiment triplées de volume, c’était horrible à voir mon père…