Alain trouvait, de son côté, le trajet interminable tandis que dire que Diane était heureuse de se retrouver enfin seule avec lui était peu dire. Elle voulait cet homme, elle le désirait et elle allait tout faire pour l'avoir. Elle se fichait de la morale ; de toute façon Hugo avait toujours été présent pour l'entretenir, il était juste trop borné pour discerner cela.
Le père d'Hugo, malgré les mèches blanches présentes sur ses tempes restait un bel homme et il représentait ce que Diane appelait la virilité. Il ne lui restait plus qu'à agir pour le mettre à ses pieds.
Elle tourne la tête du côté conducteur et constate que son voisin ne daignait même pas lui faire la conversation pour passer le temps.
Pour ce dîner, elle avait enfilé une robe stretch mi-longue.
-Je ne connais pas ton adresse, peux-tu me guider s'il te plaît ?
-Je croyais que tu avais rendez-vous avec un client ?
-Rien d'urgent, cela peut attendre
-Je peux t'y accompagner si tu veux
-Non, merci. Je préfère y aller seul
-Comme tu le voudras
Elle défait sa queue de cheval, laissant lourdement tomber ses cheveux sur ses épaules, commence à faire remonter sa robe sur ses cuisses et commence à faire glisser sa culotte le long de ses fines jambes. Ayant remarqué le geste indécent que la copine de son fils venait de poser, Alain freine brusquement le véhicule.
-Qu'est-ce qui te prend ?
-Tu ne vas pas faire comme si tu n'avais pas remarqué que tu ne me laissais pas indifférente !
-Mais enfin, tu es la petite amie d'Hugo, mon fils !
-Je le resterai toujours. Considères cela comme du plaisir
Le problème avec Alain, c'est qu'il ne savait pas reculer devant la tentation ; encore moins lorsque celle-ci avait un joli visage.
-Je pourrais être ton père
Diane, fidèle séductrice à elle-même, pose doucement la main sur l'épaule d'Alain et commence à lui caresser l'oreille. Entre-temps, Alain s'était garé sur un trottoir.
-Je le sais, mais tu ne l'es pas et en plus, nous sommes tous deux majeurs
Les caresses et la voix suave empruntée par Diane commençaient à faire leurs effets sur Alain qui commençait à perdre ses moyens.
Diane laisse, toujours doucement, descend sa main le long du torse d'Alain jusqu'à atteindre son entrejambe déjà durci. Alain ferme les yeux, il savait que ses bonnes résolutions venaient de tomber à l'eau.
Diane continuait elle de caresser l'érection du père de son copain qui ne faisait rien pour l'en empêcher. Au bout de quelques secondes, ayant constaté qu'Alain s'était détendu, elle s'engage à défaire la boucle du ceinturon de son pantalon, détache le bouton et fait descendre la fermeture éclair.
Alors qu'elle s'apprête à franchir le pas et passer sa main au-dessus du sous-vêtement d'Alain, ce dernier lui tient fermement la main et approche doucement son visage vers celui de Diane.
-Diane, pense à Hugo. Je t'en prie, pense à Hugo
Diane approche à son tour son visage d'Alain et lui chuchote :
-Il n'est pas obligé de savoir
Après ces mots, Diane s'empare de ses lèvres dans un b****r langoureux auquel Alain prend part après quoi elle saisit son membre de sa main et commence à le branler.
Un gémissement échappe à Alain.
Diane continue sa tâche jusqu'à la fin de leur étreinte puis baisse la tête pour le prendre dans sa bouche. Alain ferme les yeux et s'installe confortablement pour savourer le moment.
Diane est nettement plus jeune que lui, ils n'ont pas le droit de faire ce qu'ils font et c'est ce qui l'excite le plus.
-Enlèves ta culotte et viens par là, toi
Diane ne se fait pas prier et s'exécute. Elle place ses cuisses de part et d'autre des hanches d'Alain et s'assoit progressivement sur son membre avant de s'actionner pour commencer ses vas-et-viens.
Diane le chevauche avec énergie, Alain la guide, les mains posées avec possessivité sur ses fesses.
Ils font l'amour avec vigueur, comme s'ils avaient longtemps étouffé leur désir, comme s'ils étaient en manque depuis des lustres, comme deux amants qui se retrouvent après une longue période sans se voir.
Leurs respirations se mélangent et la voiture n'arrête pas de s'affaisser sous le poids de leur rythme endiablé. Lorsqu'ils sont un peu las, ils se dévorent les lèvres avec acharnement et enlèvent les vêtements qui leur restent sur le corps après quoi ils reprennent de plus bel leur cadence.
Ils passent plus d'une demi-heure comme ça dans le noir jusqu'à ce qu'un dernier o*****e finisse de les achever et qu'ils soient complètement en sueur, les cheveux collés à leur peau, incapables d'effectuer un seul mouvement de plus, la respiration saccadée.
La tête posée contre le torse de son amant, Diane ferme les yeux en respirant son odeur. Elle se sentait comblée.
Avec Hugo, une partie de jambe en l'air ne s'était jamais aussi bien passé. Il l'aimait trop et la considérait comme une petite chose fragile. Lorsqu'il lui faisait l'amour, il y allait trop doucement et elle détestait cela. Elle aimait la rapidité et la sauvagerie. Il n'y avait que son beau corps pour la satisfaire.
-Quand est-ce qu'on se revoit ?
-Je ne sais pas Diane. On ne peut pas faire d'erreur, la mère d'Hugo est très maligne
Diane rit.
-Cette vieille m'a l'air inoffensive
-Puisque c'est comme ça que tu l'appelles, je vais te donner un conseil : méfie-toi de la vieille Diane
Elle fait la moue.
-De toute façon, j'obtiens toujours ce que je veux
C'est au tour d'Alain de rire. Apparemment, elle sous-estimait Anna et ne la considérait pas comme un redoutable adversaire ; c'était l'erreur à ne pas faire avec Anna, car elle réservait toujours des surprises. Une fois qu'elle découvrira le vrai visage de Diane, parce qu'elle le découvrira inévitablement, Diane allait en baver.
-Pourquoi tu ris chéri ?
-hum ? Pour rien ma belle, pour rien. Suis mon conseil Diane et fais attention à la mère d'Hugo. Après tout c'est ma femme, je la connais mieux que toi
Diane lève les yeux en l'air.
-Bien
-Maintenant rhabilles-toi. Il va falloir que je te ramène chez toi
-C'était bien cette nuit hein ?
-J'ai passé un bon moment
-On peut recommencer si tu veux
Alain attrape sa main et la porte à ses lèvres.
-Bien-sûr qu'on va recommencer ma petite sauvage, mais pas ce soir. Donne-moi ton numéro pour qu'on reste en contact
Après qu'ils aient fini de s'arranger, ils s'embrassent une dernière fois après quoi chacun s'installe correctement sur son siège et après avoir déposé Diane chez elle, Alain regagne sa maison, prend une douche puis se couche sous le regard suspicieux de sa femme.