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1603 Words
-Attends, je viens d'arriver -humm… fais vite s'il te plaît. Je ne tiens plus -Juste un instant, le temps que je rentre dans le garage et que je monte dans ma chambre  -D'accord chéri, je t'attends Après une journée de travail, Hugo venait de rentrer chez lui et il faisait une vidéo call avec Diane qu'il n'avait pas vu depuis le dîner chez sa mère. Cette dernière était d'humeur coquine et lui proposait de faire du phone s*x. Après s'être assuré que la porte du garage était bien verrouillé, Hugo se dirige vers sa chambre qui était plongée dans le noir car il avait fermé toutes les fenêtres en sortant. Il ne prit pas la peine d'allumer la lumière, car avec la pratique qu'il allait exercer, l'absence de lumière était plus excitante. -humm… Tu es toujours là ? Je ne te vois plus -Attends-moi, je vais m'installer sur mon bureau et allumer ma petite lampe pour que tu me vois -Si tu savais l'état dans lequel je suis maintenant, dit la provocatrice d'une voix sensuelle, si tu étais à mes côtés, j'allais avaler ta bite comme la dernière fois -p****n, tu m'excites ! Hugo avait allumé son ordinateur et à présent, c'est sur cet appareil qu'il communiquait avec sa petite amie afin d'avoir un gros plan sur les scènes indécentes qu'elle lui présentait. -Tu es prêt? -Je le suis ma belle Alors, devant sa caméra, Diane écarte les jambes et y introduit un sextoy avec lequel elle effectue une série de mouvements rapides en gémissant bruyamment. Hugo ouvre son pantalon et se frotte vigoureusement le membre au même rythme que Diane. Cette scène continue pendant environ sept minutes avant que Diane, ayant joui, me prenne une pause. -Maintenant à ton tour Chéri, laisse-moi te voir -Un moment, je vais me dévêtir Hugo se lève et dans un mouvement rapide, il se débarrasse de sa veste, de sa chemise puis de sa chemisette avant de s'attaquer au bas. -Je te prie d'épargner ce malheureux spectacle indécent à ta mère Hugo sursaute si violemment qu'il tombe lourdement sur le sol. Assise dans la pénombre, Anna avait assisté à toute la scène, espérant en vain que cela allait s'arrêter. -Hugo? Tu es là? Sans prendre la peine de répondre à Diane, Hugo baisse l'écran de son ordinateur et se dirige vers l'interrupteur. C'est alors qu'il constate avec effroi que sa mère était assise près de son dressing. -Maman? -Hugo -Tu es là depuis le début? Anna le regarde d'un air las avant de répondre. -D'après toi ? -Oh mon Dieu! Honteux, Hugo se passe une main dans les cheveux afin de les ramener en arrière. -Mais… Qu'est-ce que tu fais là ? Tu aurais pu me prévenir avant de passer -Je te rappelle qu'on est dimanche aujourd'hui En effet, chaque dimanche, Hugo passait l'après-midi avec sa mère afin de discuter de tout et de rien et passer du bon temps. Cette habitude s'était instaurée depuis l'adolescence du jeune homme afin de combler le manque d'amour paternel qu'il recevait. -J'avais complètement oublié. Mais pourquoi es-tu resté dans le noir ? -Eh bien, je me suis libérée plus tôt aujourd'hui et comme je n'avais rien à faire, je suis venue. En montant dans ta chambre, j'ai fait un peu de rangement et je suis restée ici voulant te faire une surprise, mais c'est toi qui m'a surpris. Hugo se dirige vers son lit où il se laisse choir lourdement. -Tu devrais dire à ta copine de faire attention -pardon? -En y introduisant ces objets à l'intérieur de ses parties intimes, elle pourrait attraper des microbes Hugo ferme les yeux brièvement. -maman, s'il te plaît -Il a bien grandi ton petit bijou de famille. Je suis fière de toi Hugo ne sait plus comment se mettre tant il est gêné. -maman! -par contre je la trouve un peu brusque dans ses gestes. Elle pourrait avoir une déchirure -Bon… Maman, s'il te plaît va m'attendre dehors. Je vais aller prendre une douche et je te rejoins tout à l'heure -C'est comme ça que tu me remercies d'avoir rangé tout ton bazar ! Et puis tu n'as rien à me cacher, je suis ta mère ! -Maman, on a déjà eu cette discussion -pff, de toute façon, j'ai déjà tout vu. Et puis… vous êtes dégoûtants tous les deux Anna se lève et se dirige vers la sortie. -Merci maman -Va te faire foutre! … Après s'être rafraichi, Hugo rejoint sa mère qui patientait sur la galerie de sa maison qui était constituée d'une table basse en vitre rectangulaire, quatre canapés en bois munis chacun de coussins et quatre pots de plantes artificielles disposés à l'intersection des mûrs. Il avait simplement enfilé un short et un t-shirt. Il prit place sur le canapé situé en face de celui où sa mère était assise, une tasse de café à la main. -Tu veux un peu de café? -Je te rappelle que c'est chez moi et mon café… par conséquent, ce serait à moi de t’offrir du café -Oui, mais je te rappelle que c'est moi qui ai eu l'idée d'en faire alors que monsieur n'était pas là -Comme tu es ma mère et que je t'aime, je ne vais pas poursuivre cette vaine discussion, mais ce ne sont pas les arguments qui me manquent -Tant mieux Anna se déchausse et allonge ses pieds sur la chaise afin de se mettre à son aise tandis qu'Hugo se sert. -Je suis content que tu sois là, j'avais justement besoin de te parler -Je suis toute à toi -Tu sais que je suis styliste et qu'avec mes créations, il me faut embaucher des mannequins pour les présenter au public -hum hum -Comparé à ce que je gagne, les dépenses ne représentent rien, mais toute fois, je voudrais les réduire considérablement, voire les supprimer Anna fronce ses sourcils. -Tu ne veux plus engager les mannequins ? -Ce n'est pas tout à fait ça L'esprit un peu ailleurs, Hugo sourit, car le projet qu'il allait exposer à sa mère semblait un rêve. -Je voudrais ouvrir mon agence Hugo fixe son interlocutrice, à la recherche de la moindre réaction de sa part. Cette dernière ne se fait pas prier pour donner son accord à son fils par l'illumination des traits de son visage. -Mais c'est une merveilleuse idée! En plus, tu pourrais organiser des défilés où tu présenterais tes créations, ce serait grandiose -Et je me suis dit que ça aiderait à faire de la publicité pour ton magasin -Oh, chéri… C'est aimable de ta part Hugo sourit, mais constate que la bonne humeur de sa mère avait déjà disparu. Elle avait l'air songeur et jouait nerveusement avec ses doigts. -Quelque chose te tracasse maman ? Après quelques hésitations, Anna commence son interrogation afin d'avoir la conscience tranquille. -Est-ce que vous couchez ensemble ? Alors qu'Hugo goûtait sa boisson pour voir s'il avait mis assez de sucre, il la bu de travers et s'étrangla avec. Anna sourit en remarquant cela. -Maman! -J'attends toujours la réponse -Je pense que la scène de tout à l'heure a déjà répondu pour moi -C'est ton affirmation que je veux -orhh! Qu'est-ce que tu peux être coriace ! -Ça ne répond pas à mon interrogation -Oui! Oui, on couche ensemble. Il n'y a pas de mal à cela, non? C’est ma petite amie après tout -Non, il n'y a pas de mal à cela. Est-ce que tu te protèges? -Je ne sais pas, je ne sais plus. Parfois Hugo avait prononcé ces dernières paroles sur le ton de la plaisanterie. -Ne joue pas avec ça Hugo. Il y a plein de MST en circulation ces jours-ci -Je fais confiance à Diane maman -Ce n'est pas une question de confiance, mais de vie ou de mort -Est-ce vraiment là le problème ou il y a autre chose ? -Comment ça? -Tu as peur que j'attrape une maladie ou plutôt que je la mette enceinte ? Anna ouvre sa bouche pour répondre, mais la referme aussitôt. Hugo avait formulé à haute voix ce qu'elle ne voulait pas lui dire de peur qu'il ne se fâche. -Je n'ai jamais dit ça -Mais je sais que tu le penses et sache que j'aime Diane maman -Hugo, je ne veux pas te froisser… -Mais? -Je n'aime pas cette fille. Voilà, je l'ai dit ! Je ne l'aime pas. Je ne peux pas t'expliquer pourquoi, mais je ne l'aime pas Hugo expire bruyamment avant de déposer sa tasse sur la table. Il n'avait plus envie de terminer son café. -Le fait que tu ne l'aimes pas tombe bien puisque c'est ma copine -Ne la mets pas enceinte si tu n'es pas sûr de bien la connaître -Pourquoi j'ai l'impression que tu compares ma vie à la tienne? -... -Ah! C’est ça? Tu as peur que je sois malheureux ? Eh bien, j'en ai une pour toi maman : tu n'es pas le centre du monde, encore moins du mien! Je ne suis pas papa, je ne suis pas toi et dessole si ton mariage, c'est mal passe, mais tu aurais pu divorcer donc tu es responsable en partie de ton malheur, car tu n'as pas su faire les bons choix. Le teint d'Anna pâlit brusquement. Hugo l'avait blessé et elle se retenait de pleurer. Elle qui d'habitude n'était pas sensible avait envie de pleurer après la prononciation de quelques mots. -Je… Je pense que je vais te laisser Hugo ne répond pas et Anna enfile rapidement ses chaussures pour s'en aller. Pour la première fois, leur dimanche venait d'être gâché et Alain n'y était pour rien dans cela.
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