Avant son accession au trône du royaume des Boslov à l’âge de 50 ans, César O’Brien n’avait ni femmes ni enfants, il ne s’y intéressait pas, il ne s’intéressait qu’aux affaires concernant le royaume, car il était fils unique, et donc forcément prochain roi ; il s’occupait plus à se préparer à être un futur bon roi.
Cependant, dès lors qu’il est effectivement devenu roi, comme la tradition l’exige chez eux, il dut automatiquement prendre une épouse. Cela fut décidé lors d’une réunion avec les anciens
-Cher nouveau roi César O’Brien, vous êtes désormais notre roi, et autrefois vous avez été un prince et un fils exemplaire pour votre père, notre ancien roi décédé au combat. En tant que désormais nouveau roi, vous devez bien vous douter de la raison de notre venue ici.
-anciens du peuple, je suis roi et bon soldat, mais je ne suis pas un devin, veuillez s’il vous plaît me faire savoir la raison de votre venue
-Mon roi ; nous sommes ici pour vous rappeler que comme l’exige la tradition, de même que votre père vous a engendré pour hériter du trône, vous devez aussi vous créer une postérité qui vous succédera
-Ah ! C’était donc ça ! Chers anciens du peuple, j’ai grandi devant vous, et vous savez fort bien combien je ne me suis jamais intéressé à toute chose qui ne concernait pas l’avenir du royaume. Ainsi donc, faites-moi savoir qui vous avez choisi comme reine pour moi, car de moi-même, je n’ai aucune perspective sur ce sujet
-à ce sujet effectivement cher roi ne vous inquiétez pas, nous avons choisi pour vous une femme qui saura être à la fois une reine et une épouse exemplaire
-Et qui est-ce donc ? Que je la connaisse.
-Il s’agit de Priscilla Archer, fille issue de la noblesse, elle a grandi dans la cour royale et elle sait donc tout de ce qu’il faut pour être une bonne reine. Elle est en plus de cela extrêmement belle et ses charmes vous laisseront complètement retourné
-ha haha ! ah chers anciens, vous ne manquez pas de mots ! J’ai donc hâte de faire sa connaissance
Le roi fit connaissance avec celle qui lui avait été donnée comme reine, il l’aima, ils se marièrent donc et la même année sa femme donna naissance à des jumeaux, Karl O’Brien et Richard O’Brien. Le drame cependant, c’est que cela ne fut pas sans dommage. La reine malheureusement ne supporta pas le travail infligé par l’accouchement, elle perdit la vie ; et ce fut l’objet d’une grande tristesse pour le roi et pour tout le royaume.
Cependant, pour les deux nouveaux nés, le roi se devait de rester fort, et après tout, ces deux enfants représentaient un fort souvenir de sa femme.
Le roi ne se remaria plus, et se consacra à ses enfants. Ceux-ci grandissant sans mère, ils furent éduqués par les femmes nobles de la cour, qui leur enseignèrent toutes les manières à adopter en tant que prince. Tandis que le Général Oscar O’Connor, qui était presque comme leur oncle, car très bon ami de leur père, les formait sur comment être des hommes forts, vaillants soldats ; parce qu'un prince devait être capable de défendre son royaume.
Les deux frères cependant, des jumeaux, se ressemblaient comme deux gouttes d’eau, à tel point qu’à plusieurs fois, il y avait des confusions. Pour les différencier, on décida de teinter les cheveux de l’un, car les deux avaient les cheveux noirs. On teinta donc les cheveux d’un des deux en blanc, la couleur de cheveux de leur père, et alors il n’y avait plus de confusion.
Les deux princes passaient le plus clair de leur temps ensemble, Richard O’Brien était celui dont on avait teinté les cheveux en blanc tandis que Karl O’Brien avait gardé la couleur naturelle noire de ses cheveux. Le roi passait beaucoup de temps à observer ses enfants, afin de discerner leurs personnalités respectives, et de ce qui en ressortait, les deux princes étaient habiles de la main, bien que Karl le fût un peu plus que son frère Richard.
Très tôt à l’âge de 08 ans, ils s’en sortaient déjà bien au maniement de l’épée, ainsi qu’au combat au corps à corps.
Cependant, du côté intellectuel, Richard était le plus doué des deux, il assimilait très bien toutes les leçons qu’on leur enseignait, les coutumes, la diplomatie, et bien d’autres choses.
Les deux frères s’aimaient beaucoup et parfois alors que leur père ordonnait qu’on les mélange aux enfants de la basse-cour afin qu’ils soient un peu forgés par la vie difficile, ils se défendaient mutuellement contre les autres qui voulaient parfois leur dérober leurs vêtements, leurs chaussures ou autres choses.
Cependant, le roi remarqua aussi autre chose, c’est que son fils Karl, était très enclin au combat, et en fait n’envisageait que ça comme moyen de résolution de conflit, il adorait aussi brandir son statut de prince, un peu comme pour s’élever au-dessus des autres enfants ; tandis que Richard, on constatait bien qu’avant tout, il cherchait toujours un moyen de régler le problème sans querelles et sans bagarre, du mieux qu’il pouvait, avant que ça ne dégénère en bagarre, il se faisait si discret et humble, qu’on en oubliait qu’il était prince.
Un jour alors qu’ils étaient dans la basse-cour en train de jouer avec les autres enfants, une b***e de gamins mal intentionnés voulut tout leur prendre, de leurs vêtements jusqu’aux chaussures
-Hé vous, si vous voulez continuer de jouer avec nous ici, donnez-nous tout ce que vous avez
-C’est impossible, rétorqua Karl ;
-Alors, partez d’ici, vous ne jouerez plus avec nous
-Nous sommes les princes de ce royaume ; nous pouvons jouer où et quand nous voulons ! Vous ne nous imposerez rien, vous n’êtes que des sujets ! Répliqua encore Karl
Sur ces mots, pleins de jalousie et de frustration, les autres gamins voulurent se jeter sur Karl pour se battre, mais Richard vint s’interposer, ils avaient 8 ans
-non, attendez, pas de bagarre, je vous en prie. D’accord, si vous voulez quelque chose, voici, je vous offre volontiers mes chaussures, et ensuite continuons de jouer tous en paix
-tu ne vas quand même pas leur donner tes chaussures Richard ! cria Karl
-Laisse-moi faire Karl ; en tant que princes de ce royaume comme tu dis, nous devons œuvrer pour la paix dans ce royaume et non pour les conflits
Le roi assistait de loin à cette scène et était très content de la réaction de son fils Richard, toutefois, il laissa poursuivre pour voir jusqu’où les choses iraient. Richard venait de proposer de donner ses chaussures, mais il semble que les gamins étaient décidés à tout leur prendre
-Non, nous voulons tout, ou alors vous partez d’ici
-Et qui nous fera partir ? Vous ? Répliqua Karl
-S’il te plaît Karl, du calme.
Répliqua Richard à son frère, avant de poursuivre
-Bien, écoutez, je suis prêt à vous donner aussi mon haut et mon bracelet
-Et pourquoi ton frère lui il ne concède rien du tout ? Il se croit au-dessus de nous n’est-ce pas ?
-écoutez, vous aussi vous n’êtes pas raisonnable dans votre demande, mais je veux bien y répondre favorablement alors si mon frère ne désire rien vous céder, acceptez le et contentez-vous de ce que je vous donne.
-Non ! Nous voulons tout ! Vous rentrerez nus, et on se moquera de vous, voilà ce que nous voulons
-Dans ce cas désolé, mais comme mon frère vous l’a dit au tout début, c’est impossible.
-Alors on vous arrachera tout par force, à vous deux vous ne pouvez pas faire le poids contre nous tous !
Sur ces mots, ils s’élancèrent à dix sur Karl et Richard, qui quant à eux eurent une rapide concertation
-Tu vois, finalement ça finit par une bagarre, ça ne servait donc à rien d’essayer de raisonner comme tu as d’abord voulu le faire.
Dit Karl à Richard, celui-ci répondit
-Je vois bien, mais il fallait d’abord au moins essayer. Maintenant qu’on va devoir se battre, ne nous dépensons pas trop, frappons directement dans le nez, ou entre les jambes
-Compris ! Répondit Karl
Alors, ils se battirent contre les dix autres enfants, et lorsqu’ils les eurent mis hors d’état de nuire, le reste des autres enfants préféra se rétracter. Voilà un aperçu de la personnalité de nos deux princes. Le roi ayant assisté à toute cette scène, était très fier de toute la diplomatie et de tout le leadership dont son fils Richard avait fait preuve devant une telle situation ; c’était d’ailleurs justement ce qu’il cherchait à développer chez ses enfants en les mélangeant aux enfants de la basse-cour.
Cependant, bien qu’il était fier de Richard, cela ne veut en aucun cas dire qu’il était mécontent de Karl ; au contraire il comprenait juste que ses deux fils, bien que jumeaux avaient leurs personnalités distinctes, et qui de plus se complétaient, l’un pour la réflexion et le leadership, et l’autre pour la force, pour frapper et abattre les ennemis ; c’était une belle paire.
Ce soir-là alors qu’ils mangeaient en famille, le roi interrogea donc ses fils au sujet de leur journée, bien que sachant tout
-Alors mes princes, comment s’est passée votre journée ? Avez-vous bien joué avec les enfants de la basse-cour ?
-Oui papa, tout s’est bien passé.
Répondit Richard en envoyant un regard à son frère, le priant de jouer le jeu. Malheureusement il ne comprit pas
-Mais que dis-tu Richard ?! Père, les enfants de la basse-cour sont de misérables sujets envieux, qui en plus aujourd’hui ont voulu nous prendre tout ce que nous avions sur nous
-Oh, est-ce vrai cela ?
-Oui père ! Répondit Karl
-Et toi Richard, pourquoi as-tu voulu me le cacher ?
-Pardonnez-moi père, c’est juste que je me suis dit que si vous l’aviez appris, vous n’auriez dès lors plus permis que nous partions jouer là-bas. Ce qui m’aurait attristé, car je m’y suis fait quelques amis
-Justement père ! Richard se lie d’amitié avec des gens de la classe inférieure, j’ai eu beau lui rappelé qu’il est un prince et que cela ne se fait pas, mais il ne veut pas m’écouter
Richard avait pris la mine triste d’un accusé, car il se disait que son père allait dès lors lui faire de sévères réprimandes. Mais à sa grande surprise
-Ah mes jeunes garçons. Vous savez, j’ai assisté à toute votre bagarre contre ces enfants. Et je tiens à vous dire mes chers fils, que j’ai été très fier de vous. Cependant, Karl, tu devrais prendre un peu exemple sur ton frère Richard. Tu es certes un prince, mais tu ne dois pas prendre les autres enfants de haut, ou les traiter de moins que rien, car alors ils seront frustrés et tu devras te battre tous les jours comme aujourd’hui. Quant à toi Richard, tu dois apprendre comme ton frère Karl, que malheureusement dans ce monde, tout ne se résout pas toujours par la douceur ; tu dois apprendre à distinguer quand les mots ne sont plus utiles, et ensuite passer à la force comme ton frère, car parfois cela s’avère nécessairement inévitable ; m’avez-vous compris mes chers fils ?
-Oui père !
Répondirent conjointement les deux princes avant de continuer à déguster leur repas, chacun ayant bien retenu ce que leur père venait de dire. Bien heureusement, par le fait que le roi avait fait des remarques aux deux princes, aucun des deux ne s’est sentis complexé par l’autre et ainsi il n’y a pas eu de jalousie naissante entre les deux princes.
Tous ces évènements se déroulèrent avant que les Tchiskar ne déclenchent de nouveau un conflit avec les Boslov ; Les princes qui avaient alors désormais 10 ans, venaient d’entendre le discours de leur père à son armée.
-Père, je veux venir me battre avec vous !
-Calmes toi Karl, je vais me battre parce que je veux justement que vous n’ayez plus à le faire. Alors toi et ton frère richard, vous allez sagement rester ici et attendre que tout soit fini. Compris ?
-Oui père !
Répondirent les deux princes
-Oncle Oscar, prenez soin de vous
Dit Richard au Général de l’armée Boslov
-Je te le promets Richard
Et sur ces mots, l’armée Boslov conduits par le roi César O’Brien et le Général Oscar O’Connor, se dirigea vers le champ de bataille.