Chapitre 3 : Les princes Boslov (2)

2109 Words
Les deux princes quant à eux restèrent au royaume avec quelques soldats et des servantes. L’appétit du prince Karl pour le combat était déjà visible bien qu’il ne fut encore qu’un enfant. Il était en rogne que son père les ait laissés sur le banc de touche, alors qu’il voulait participer à la guerre -C’est injuste tout ca ! Pourquoi père nous laisse en retrait ? Nous sommes les princes du royaume pourtant -Tu devrais te calmer Karl –lui répondit son frère Richard – nous ne sommes que des enfants, nous avons beau être entraînés nous ne serions pas de taille sur un véritable champ de bataille enfin -Parle pour toi Richard, moi je me sens très bien capable de faire face à des soldats et d’en sortir vainqueur Bien que ce fussent des paroles orgueilleuses sorties de la bouche du jeune Karl, n’empêche qu’il parlait du fond de son cœur et qu’il aurait bientôt l’occasion de mettre en exécution ses dires. Sur le champ de bataille cependant, les Boslov avaient largement le dessus, et ils étaient sans pitié, décidés à réellement en finir avec les Tchiskar. Ils tuaient tout ce qu’ils trouvaient, et même comme cela les Tchiskar n’abdiquaient pas, ils persistaient dans le combat, bien qu’étant en train de périr. Cette large domination des Boslov était dûe au fait qu’en réalité toutes ces années César O’Brien aidé d’Oscar O’Connor, avait préparé son armée à un nouveau conflit, car il savait bien qu’il était impossible que les Tchiskar acceptent la paix une fois pour toutes. Le combat fut tellement cruel, et la domination des Boslov tellement imposante, que pour la première fois, le roi des Tchiskar craint pour sa vie, et décida de s’enfuir, abandonnant ses troupes sur le terrain de combat. Ceux-ci restèrent se faire massacrer en grand nombre, avant de décider à leur tour de s’enfuir, pour le reste en tout cas. Les Boslov cependant, étaient décidés à ne pas leur laisser l’occasion de s’enfuir, et ils les poursuivirent si bien qu’ils atteignirent le royaume des Tchiskar, et le mirent à feu et à cens. Ils tuèrent la reine des Tchiskar et ils mirent la main sur le roi qui était désormais sans grande défense ; ils s’apprêtaient à le tuer, avant que celui-ci ne les supplie de les épargner -Je vous en conjure roi Boslov, épargner ma vie s’il vous plait, et celle de mon fils je vous en supplie ; Au nom de vos deux fils je vous le demande à genou. Pensant lui-même à ses deux fils, il ne put se résoudre à tuer le fils du roi Tchiskar. Il l’épargna mais cependant pour le roi des Tchiskar, il n’eut aucune pitié pour lui, et il lui trancha la tête. Après cela, ils prirent des femmes et des enfants, destinés à être des esclaves au royaume des Boslov, et ils quittèrent le royaume des Tchiskar, le laissant quasiment détruit. Le Général des Boslov cependant, était d’un avis plus tranché. -Mon roi, je pense qu’il aurait fallu tout raser et laisser le royaume complètement rempli de cadavres. Certes nous avons pris certains comme esclaves, mais ceux que vous avez laissé pourront reconstituer le royaume et peut-être revenir un jour de nouveau faire la guerre. Ce prince Tchiskar, il aurait fallu le tuer aussi -Mon Général et ami, vous parler en tant qu’homme rodé dans la guerre, je le comprends, mais j’ai des princes aussi ; en le voyant j’ai cru voir mes propres enfants et je n’ai dès lors pas pu me résoudre à le tuer -Je vous comprends mon roi, mais ce prince que vous avez épargné, son père et sa mère ont été tués devant lui, il porte désormais dans son cœur toute la haine des Tchiskar. Ne pensez-vous pas que cela se retournera contre nous un jour ? -Le temps nous le dira mon général… Et ils rentrèrent en vainqueur au royaume des Boslov, acclamés par le peuple. Les deux princes étaient très contents de revoir leur père revenir triomphant. -Père, vous avez gagné ! -Oui mes chers princes, je l’ai fait pour vous… Cependant, les hostilités n’étaient pas terminées. Un soir alors qu’il dormait, le roi César O’Brien se réveilla à la suite de bruits étranges qu’il avait entendu. Revenant mieux à lui, il entendit le bruit d’épées, et jetant un coup d’œil au dehors, il vit son royaume qui était en train d’être incendiée, mais que se passait-il ? Au même moment le général entra dans la chambre du roi -Mon roi ! Vous vous portez bien ? -Oui mon Général mais que se passe-t-il ? Et les princes ? Où sont-ils ? -Pour l’instant on semble subir une attaque de l’intérieur, nous sommes pris par surprise, nous ne comprenons pas encore la situation -Un coup d’état ? -Nous ne saurons l’affirmer cher roi -Et… Les princes, vite, mettez-les en sureté ! -à vos ordres mon roi ! Les princes dormaient dans un autre pavillon, et malheureusement ce pavillon-là était déjà assiégé par les assaillants, qui jusque-là ; restaient inconnus. Sauf que bien heureusement, les deux princes étaient deux jeunes hommes bien éveillés. Ils étaient déjà debout à l’entente de tous les bruits qu’il y’avait dans le royaume. Les assaillants se dirigeaient vers leur chambre, éliminant les gardiens qui s’y trouvaient, comme avant chaque combat, les deux frères se concertèrent -Alors Richard dis-moi, ici aussi tu veux encore essayer de pacifier ? -Ne t’inquiète pas, j’ai bien compris les conseils de père, je sais discerner quand il faut dialoguer et quand il faut frapper. Cette situation est plutôt de bonne augure pour toi n’est-ce pas Karl ? Tu vas enfin pouvoir te battre -Et ce n’est pas trop tôt A ces mots, les assaillants entrèrent dans leur chambre, et le combat commença -Karl, blesse leur d’abord aux genoux, et ensuite tranche leur la gorge Dit Richard à son frère Karl -Bien compris Richard. Répliqua Karl, et alors le combat s’engagea. Les princes Boslov se défendirent excellemment, Karl, excellent manieur d’armes, abattit à lui seul plus de 15 soldats, tandis que son frère Richard en tua 9. Ils tinrent bon, jusqu’à ce que leur père le roi, et le général, arrivèrent dans leur chambre pour s’enquérir de leur situation, car la priorité en cas d’attaque du royaume c’était de protéger les princes. Arrivant sur place, le roi et le général furent surpris de trouver là les deux princes, essoufflés et se reposant, au-dessus des cadavres de leurs assaillants. Le roi n’en était qu’agréablement surpris -Mes princes, vous allez bien -Oui père, nous nous sommes défendus Répliquèrent les deux princes -ô mes garçons, votre père est fier de vous. Maintenant restez bien sagement ici, le temps qu’on mette fin à ce problème -Mais père, – répliqua Karl – nous venons de prouver que nous savons nous battre, pourquoi nous garder encore en retrait ? -Karl, ne discute pas les ordres de père enfin – répliqua Richard -Les enfants, restez ici comme votre père vous l’a dit. Dit le général, et alors ils s’en allèrent pour mettre fin à cette attaque. En réalité il s’agissait de soldats Tchiskar, cette stratégie avait été pensée par le roi Tchiskar, qui finalement jusqu’à la mort a gardé un esprit de guerre. Sachant que le roi Boslov prendrait des esclaves, il dissimula parmi le peuple des soldats, qui devaient se faire passer pour de simples sujets. Ceci pour pouvoir pénétrer le royaume Boslov et l’attaquer de l’intérieur ; le but ultime était de tuer le roi et ses deux princes. Toutefois, ils n’étaient pas plus nombreux, ni plus forts, car les Boslov étaient très entraînés, et donc ils échouèrent. Après cette tentative de renversement, le Général de l’armée Boslov suggéra au roi de finalement tuer tous les déportés du royaume de Tchiskar, car finalement on ne pouvait plus savoir qui était qui. Le roi cependant ne voulait plus faire couler de sang, il se disait qu’après cette dernière tentative, il n’y en aurait plus. Un soir alors qu’il dormait, le roi fut réveillé par le bruit de la porte de sa chambre qui s’ouvrit. Le roi fut surpris de voir que c’était ses deux fils, ayant chacun une épée pleine de sang à la main -Karl, Richard, mais que se passe-t-il ? Que faites-vous là avec ces épées pleines de sang ? Ils ne lui répondirent rien et subitement, ils s’élancèrent sur lui comme pour le tuer, le roi se dégagea de son lit -Karl ! Richard ! Mais que vous arrive-t-il ? Ils ne répondaient toujours rien, et continuaient d’attaquer leur père, qui quant à lui faisait de son mieux pour les éviter, bien qu’ils parvinrent à lui blesser le bras. Le roi ne comprenait pas ce qui se passait, ses deux fils semblaient avoir perdu la raison. En les observant bien, le roi se rendit compte qu’ils avaient les yeux fermés, en réalité, c’était comme s’ils étaient manipulés par quelqu’un, comme s’ils n’agissaient pas d’eux-mêmes.. Le roi voyant cela, dut alors à son tour tirer l’épée, non pour abattre ses enfants, mais pour les désarmer et trouver une solution. Le combat n’était pas facile, car ses enfants dégageaient une très grande force. Le général cependant, observant que la chambre du roi était allumée à une heure si tardive de la nuit, trouva cela curieux et s’y rendit alors pour voir si tout allait bien. Arrivé sur place, il fut surpris de trouver de l’entrée du pavillon jusqu’à la chambre du roi, des cadavres tout le long des couloirs. Se rapprochant alors de plus en plus de la chambre du roi, il entendait des bruits d’épées. Il s’apprêta alors lui-même au combat, et faisant irruption dans la chambre du roi, il fut surpris de le trouver à mal, en train de se battre contre ses deux fistons. L’heure n’était pas aux interrogations, il fallait désarmer les deux princes. Le général les attaqua donc de derrière, et réussit a les faire lâcher leurs armes. Aussitôt, bien que ce fut difficile, ils ligotèrent les deux princes, qui ceux-ci continuaient de se débattre -Mon roi, mais que s’est-il passé ici ? J’ai trouvé pleins de cadavres en arrivant ici, est-ce l’œuvre des deux princes ? -Probablement mon général, mais moi-même je ne sais pas ce qui se passe. Ils sont soudainement entrés dans ma chambre et ils m’ont attaqué. Cependant regarde les, ils ont les yeux fermés, on dirait qu’ils agissent sous le contrôle de quelqu’un -De la sorcellerie, abomination ! Il faut tout de suite les emmener chez la grande prêtresse -allons y général On les emmena alors chez la grande prêtresse qui de suite, confirma qu’ils étaient en effet sous l’emprise d’un sortilège -Pouvez-vous défaire ce sortilège ? –demanda le roi -Oui mon roi, et même nous trouverons qui en est responsable Elle commença alors des prières et des chants qui agitèrent violemment les deux princes pendant un bon moment, ensuite ils se calmèrent et revinrent à eux -Père, mais, que se passe-t-il ? –demanda Karl -Et que faisons-nous ici avec ce sang sur les mains ? –demanda aussi Richard -Mes enfants, je vous raconterai plus tard. Prêtresse, je veux tout de suite savoir qui était derrière tout cela La prêtresse pria alors et elle envoya des soldats à une adresse pour arrêter celle qu’ils trouveraient là-bas. Le lieu indiqué était dans le campement qu’on avait alloué aux déportés Tchiskar. Les soldats allèrent alors et trouvèrent une femme qui était en train de faire des incantations avec des bouts de tissus provenant des habits des deux princes, ils l’emmenèrent de suite chez le roi, qui de suite lui trancha la tête, c’était la condamnation pour toute personne pratiquant la sorcellerie dans le royaume. Il se résolut enfin à écouter le général -Mon général, finalement nous ferons comme vous le pensiez. Allez dès lors dans le campement des déportés Tchiskar, et tuez-les tous jusqu’au dernier afin que ce peuple maudit ne représente plus jamais un danger pour nous ! -à vos ordres mon roi ! Il alla, avec quelques soldats, et ils firent ce que le roi avait ordonné. On raconta ensuite aux princes ce qui leur était arrivé, et ils n’en revenaient pas. Le roi, pour que cela n’arrive plus, demanda qu’on appose à lui et à ses enfants, un sceau qui les rendra immunisé contre la sorcellerie, et qui les rendra même apte à reconnaitre lorsque quelqu’un en pratique. Depuis ce jour les princes Boslov portent sur le poignet droit une marque, qui est recouverte par un bandana. La stabilité était alors de retour dans le royaume, et les deux princes Boslov continuaient de grandir, représentant la relève, une relève sure.
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