Chapitre 4 : Une nouvelle guerre en vue

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Depuis lors, après la victoire totale des Boslov sur les Tchiskar, pendant longtemps l’on n’a plus entendu parler des Tchiskar. Les princes Boslov quant à eux continuaient de grandir, devenait matures et adultes. Beaucoup d’années étaient dès lors passées et voici, le roi César O’Brien était devenu vieux, il avait déjà 80 ans ; et quant à ses deux fils, les deux princes Karl et Richard O’Brien, ils avaient désormais 30 ans. Au fil des années chacun d’eux s’était construit sa vie ; Karl du haut de ses 30 ans, était devenu aux cotés de son presque oncle Oscar O’Connor, Général de l’armée Boslov. Oscar O’Connor se faisant également vieux avec déjà 70 ans, sa relève était déjà en quelque sorte en train d’être préparée avec Karl. Karl était comme son père lorsqu’il était jeune, lui aussi à 30 ans, n’avait ni femme ni enfant, et ne s’était jamais intéressé à ces histoires. Il se consacrait beaucoup plus à son entraînement en tant que soldat car il voulait devenir le meilleur soldat qui soit, et aussi à l’entraînement des armées, car il en était désormais à la tête. Un jour alors qu’il entraînait les troupes, il fit usage de beaucoup de sévérité avec un soldat, chose que son père lui fit remarquer -Alors Karl mon fils dis moi, comment se portent les troupes ? -Ca pourrait aller mieux père, juste que ces jeunes soldats sont pour la plupart des gamins à mamans et des poules mouillées, à cause de la paix qui a longtemps régné. Ils ne comprennent pas l’importance de se préparer au combat -Suggères tu donc que nous devrions entrer dans une guerre mon fils ? -Loin de là père, je déplore juste que ces jeunes d’aujourd’hui soient si mous -Ah que veux tu cher fils, j’ai lu dans un livre une fois « les temps difficiles créent des hommes forts, les hommes forts créent des temps faciles, les temps faciles créent des hommes faibles, et les temps faibles créent des hommes difficiles » -Eh bien vois tu père, cet adage a bien tout son sens -Certes mon fils, je te le concède. Mais vois tu, j’ai vu aujourd’hui comment tu reprenais ce jeune homme qui n’arrivait pas à bien tenir son épée, tu t’es montré très sévère -Mais je me dois de l’être père, sinon comment deviendront-ils des soldats durs et vaillants ? N’est ce d’ailleurs pas de la sorte que notre cher oncle nous a aussi formés ? -c’est vrai Karl mais tu dois prendre en compte que les temps ont changés. A votre époque nous étions en guerre, actuellement nous ne le sommes pas, alors il n’y a pas de quoi stresser ces garçons A ces mots, Karl comprit que son père et lui ne partageaient absolument pas le même point de vue. Respectant et aimant beaucoup son père, il ne voulait pas entrer dans un débat d’opposition d’idées avec lui. Il prit alors son épée et la déposa au sol, une manière symbolique de dire à son père que dès lors il parlait en tant que fils et non plus en tant que général et formateur des armées. Il déposa son épée au sol et se baissa à terre, en signe de respect -Mon père, mon roi, je comprends ce que vous dites, et c’est d’accord, je tâcherai d’être plus clément avec les jeunes soldats à l’avenir. Toutefois cher père, nous ne sommes jamais à l’abri d’une guerre, et c’est pour cela que je m’attèle à former durement ces jeunes, pour qu’ils deviennent des hommes durs et fort qui sauront convenablement défendre ce royaume. Cependant, si pensant ainsi j’ai mal agi, je m’en excuse auprès de vous, mon roi et père -Tu n’as pas mal agi mon fils – répliqua le roi césar O’Brien – et en effet ton point de vue et donc ta démarche est cohérente. Tout ce que je demande c’est de considérer les personnes à qui tu as à faire, et dans la mesure du possible, adapter ta formation à ces personnes -C’est entièrement compris père, je ferai comme vous avez dit Et sur ces mots, il prit congé de son père. Du côté de l’autre prince, Richard O’Brien, du haut de ses 30 ans, il était devenu le chargé des affaires diplomatiques du royaume, car ayant toujours été un pacifiste. Toutes les questions qui concernaient donc les rapports avec d’autres peuples passaient par lui. Il avait désormais une femme, Samantha O’Brien qui avait 28 ans, et un petit garçon nommé Ivan O’Brien âgé de 8 ans. Les deux princes s’entendaient toujours aussi bien que lorsqu’ils étaient tout jeunes, et ils étaient toujours aussi complices. Marchant dans les couloirs du palais, Richard tomba sur Karl qui sortait de son entrevue avec leur père, et il avait la mine un peu triste, peut-être était-il peiné qu’on eut remis en question sa façon d’enseigner, alors qu’il s’y donnait à fond, pour la seule et unique cause du royaume -Alors Karl qu’est-ce que tu as encore fait ? Demanda Richard -Comment ca « qu’est-ce que j’ai encore fait » ? Répliqua Karl -Je parle du fait que tout à l’heure je me rendais dans la salle principale pour voir père, et voulant entrer, je t’ai trouvé à terre. J’ai préféré rebroussé chemin et vous laisser pour revenir plus tard, car je me suis dit que ca devait être une discussion très importante -ha haha ! Ah pour ca, ce n’était rien de bien grave, père me reprochait d’avoir été trop dur avec un jeune apprenti soldat. -Et quelle a été l’issue de cette discussion ? -Qu’au final d’accord, je tacherai d’être plus conciliant avec eux. D’ailleurs Richard, à père je ne pouvais pas le dire mais à toi je pense que je peux ; je trouve qu’avec ces jeunes d’aujourd’hui, la force de notre armée laissera à désirer -Mais comment ca ? C’est justement toi qui t’occupe de leur formation, non ? -Oui mais justement ils n’y adhèrent pas. J’ai peur que ces longues années de paix n’aient laissé place à une génération de jeunes faibles. Regarde-nous ! à leur âge on savait déjà clairement manier une épée, au point où on a réussi à abattre à juste l’âge de 10 ans des soldats de guerre entrainés ! Mais regarde les aujourd’hui, à 15 ans c’est à peine s’ils savent tenir correctement une épée… -Ah mon frère… quelle dure tâche tu as. Mais tu sais ce qu’on dit, les fardeaux difficiles ne tombent que sur les hommes solides, alors continue de faire de ton mieux, je suis sûr que tout se passera bien. Cependant il y’a une dernière chose que j’aimerai clarifier mon cher frère -Et quoi donc ? -tu as dit tout à l’heure que tous ces temps de paix ont laissé place à des hommes faibles, et je t’avoue que je me sens quelque peu concerné là -Ha haha, ah oui j’oubliais que toi aussi depuis que tu as choisi la voie de diplomate, ca fait longtemps que tu ne magnes pas l’épée constamment -Oui, et justement, je vais te montrer que justement toutes ces années ne m’ont rien volé en efficacité, tu vas voir. Je te propose un duel, ce sera justement une occasion de montrer à tes jeunes soldats comment il faut se battre -Ne me fait pas rire Richard, tu penses pouvoir encore vraiment faire le poids contre moi après toutes ces années de rodage ? -Et comment ? Je suis certain d’avoir toutes mes chances. D’ailleurs si je me souviens bien, de nos combats de jeunesse, nous nous étions arrêtés à égalité, non ? Après que j’avais fait un rattrapage de plus de 7 victoires. -Oui en effet, nous étions à égalité, on va donc pouvoir trancher -Ce qui signifie que tu acceptes donc le défi. Génial, laisse-moi donc informer le royaume. Richard prit donc une trompette qui était par-là, et il souffla. Après avoir eu l’attention de tout le monde, il dit alors -Peuple Boslov, vous êtes tous conviés à un événement. Les deux princes, comme autrefois vous livreront un spectacle majestueux aujourd’hui, dans le cadre d’un duel princier à l’épée. Tout le monde y est convié, et le combat aura lieu dans une heure A l’entente de ce message, le roi et le général Oscar O’Connor étaient agréablement surpris, car ils aimaient beaucoup les combats entre ces deux princes parce qu’il faut le dire c’était sensationnel de les voir combattre à l’époque tellement ils étaient doués -Dites donc, pour une surprise ! Quelle bonne mouche a donc piqué ces deux-là pour qu’ils veuillent de nouveau nous offrir ce spectacle ? ha haha -J’en suis autant étonné que vous mon roi – répliqua le Général – et aussi je me demande sincèrement si Richard sera encore de taille devant Karl, après toutes ces années sans pratique régulière de l’épée. -Ah mon cher ami, on verra bien, ce qu’ils ont derrière la tête ces deux-là. Le moment tant attendu par tout le monde approchait, il faut dire qu’autrefois ce combat rassemblait énormément de monde tellement il était fabuleux, donc en apprenant qu’il y aurait de nouveau droit à ce spectacle, tout le monde était impatient. Le moment tant attendu arriva donc, et vinrent les deux princes, vêtus en armurerie, avec leurs épées, et ils étaient dans l’arène de combat du royaume. Le combat était arbitré par un dénommé Hendrick Nowel, âgé de 28 ans, un homme à l’histoire plutôt étonnante. C’était en fait des années plus tôt, un de ces enfants de la basse-cour avec qui on envoyait les princes jouer. Il s’était lié d’amitié avec le prince Richard, et depuis lors c’était aussi beaucoup impliqué dans l’armée. Quand ils étaient petits il n’appréciait pas Karl du fait de sa suffisance de prince, et même jusqu’à ce jour ca n’a pas beaucoup changé. De ce fait, il aurait bien aimé que ce soit Richard à la tête de l’armée, car ce n’est pas toujours facile d’être sous les ordres de Karl. Soit, il doit se plier à l’ordre établi, et accepter les choses telles qu’elles sont. Après un bref discours rappelant les règles de combats, il l’engagea alors et le combat commença. Le combat était bien à la hauteur des attentes, et Richard qui visiblement avait quand même perdu la main, n’était toutefois pas devenu une mine affaire pour son frère Karl. Le combat se poursuivait pour le plus grand bonheur des observateurs, et on transitait successivement entre des phases de domination de Richard, puis celles de Karl et ainsi de suite. Mais le fait est que c’est toujours le plus expérimenté qui gagne, alors au bout d’un long combat, Karl fit preuve devant tous de son habituelle excellente habileté au combat, et par une prise que l’on n’avait alors jamais vu jusqu’ici, il réussit à désarmer Richard, le renverser, et ensuite le forcer à l’abandon, en lui pointant l’épée au visage ; c’était fait, Karl était vainqueur. Alors que la foule toute entière était alors en train d’acclamer et d’exulter, les deux princes se concertaient -Aie, tu as juste eu un coup de chance, j’ai trébuché à la dernière minute – dit Richard -Oui c’est ca, avoue plutôt que tu n’as rien vu venir, hein ? Aller dis vrai. -Bon, d’accord, c’est vrai tu m’as surpris, tu as gagné, toutes mes félicitations cher frère, mais tout de même on remettra ca, je ne vais quand même pas me faire battre devant ma femme et mon fils et en rester là -ha haha, c’est quand tu veux, mais en attendant, je passe devant, 50 – 49 au score, 50 victoires pour moi, et 49 pour toi. En réalité ; Richard savait très bien qu’il ne pouvait pas gagner son frère du fait de toute son expérience de combattant, et lui étant plus devenu un diplomate. La seule raison pour laquelle il a voulu ce combat, c’était pour redonner confiance et sourire à son frère, car l’ayant aperçu triste tout à l’heure, et pour cela, quoi de mieux qu’une gratification de la part de tout le royaume ? Karl était ovationné par tout le monde, y compris son père et même ses jeunes apprentis soldats, qui vinrent d’ailleurs le trouver sur l’arène de combat. Une fois arrivés devant lui, ils mirent genou à terre et dirent -Notre prince et Général ! Bous avons vu comment vous vous êtes ô combien admirablement battu aujourd’hui, et de cela nous retenons que nous avons encore beaucoup et énormément à apprendre. Nous vous promettons donc dès aujourd’hui, de nous soumettre diligemment à tous vos entraînements, afin d’espérer pouvoir atteindre un jour, ce niveau de grand combattant que vous avez. Et voilà ; tout c’était passé comme Richard l’avait espéré, Karl avait repris confiance et même ses apprenants acceptaient désormais son dur entraînement. Tout ceci nous montrait la personnalité de Richard, son frère Karl était devenu un très grand combattant, mais lui en plus d’être au moins un moyen sinon tout de même un bon combattant, il était devenu un grand leader, un grand meneur d’hommes, qui savait comment régler même les peines intérieures des personnes. Cependant, la nature a horreur du vide, et la paix ne peut demeurer éternellement. Toutes ces grandes facultés qu’avaient développées les princes Boslov, allaient bientôt être mis à l’épreuve car voici, une guerre guettait le royaume. Alors que les gens étaient toujours dans l’arène en train d’acclamer les deux combattants, des bruits de bombardements, et des cris se firent entendre de l’extérieur, déclenchant ainsi la panique dans toute l’arène, mais que se passait-il ? Le roi fut directement mis en sécurité par le Général Oscar et quelques hommes, tandis que Karl et ses troupes se dirigèrent donc vers le lieu des explosions pour voir ce qui se passait. Une fois sur place, ils ne trouvèrent que flammes, cadavres, débris, et sang -Mais qui peut bien avoir fait une chose pareille ?! – s’exclama Karl avec toute l’indignation du monde -Mon Général ! Venez voir ! Cria un des soldats Et accourant, on découvrit donc qui était derrière tout ca, les auteurs avaient d’ailleurs volontairement laissé des indices afin qu’on sache qui ils étaient. Un peu partout, il y avait des symboles, un peu comme un criminel qui laisse sa signature, ici le symbole qu’on trouvait était un « T » barré d’un trait et inscrit dans un cercle. Ce symbole là, tout le monde le connaissait, et on savait alors dès lors à qui on avait à faire. Cet emblème était l’emblème des Tchiskar, oui, ils étaient de retour ; cette guerre entre Boslov et Tchiskar était donc définitivement une guerre sans fin possible.
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