Chapitre 7

1369 Words

7Les semaines suivantes, je trouvai lumière et chaleur dans les grands magasins. La fascination qu’ils exercent sur moi remonte à bien avant mes récents déboires. Mon goût pour leurs charmes artificiels, les heures consacrées à muser parmi leurs rayons agaçaient prodigieusement Mayrick. Soucieuse de son temps, à peine entrée en ressortait-elle avec le compte exact des produits notés sur sa liste. Je dédaigne les moyennes surfaces miteuses de mon quartier. Quoi de plus déprimant qu’un magasin vieillissant ? Je goûte peu le dallage rapiécé de carreaux dépareillés, les tubes luminescents au néon, économiques, mais cruels pour les yeux, les faux plafonds dont les pans disjoints pendent en épées de Damoclès sur la tête des petites vieilles qui, telles des musaraignes, envahissent les lieux dès

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