Chapitre 8

1252 Words

8Sans Mayrick pour me dénicher un emploi, mes chances de travailler touchent à l’infinitésimal. Mon numéro de funambule au bord du gouffre devrait m’aiguillonner. Mais, non, rien ! Ma volonté et le corps de mes économies s’atrophient au même rythme. Je vois venir la pauvreté comme un enfant le camion qui toute corne hurlante va l’écraser, le mêler au bitume. Mon peu d’appétence pour le travail (qu’il est doux dans ma situation de pouvoir encore compter sur l’indulgence des euphémismes) constitua le principal motif des disputes avec Mayrick. Avoue-le, tu n’as pas envie de travailler, tu freines des quatre sabots. Tu n’aspires qu’à l’immobilité, il y a quelque chose de mort en toi. Je n’ai pas envie de vivre avec un cadavre. Quand je rentre du boulot, je sens ta puanteur d’inactif. Tu as be

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