Mai 1930Durant ces trois dernières années, je ne suis pas resté plume sèche. À la moindre occasion, je griffonnais sur des bouts de papier numérotés tout ce qui me touchait, m’intéressait. Pour une raison qui aujourd’hui m’échappe, je suis entré dans une petite église. C’était l’heure où le soleil, pour se coucher, rougit en se plongeant dans l’horizon comme une pièce dans une tirelire. Par les vitraux, sa lumière chaude et colorée inondait la grisaille froide des murs. J’aime ces intérieurs où la poussière en suspension se change en paillettes dorées dans les rais de couleur ; j’aime ce silence où les colonnes réverbèrent le moindre bruit de pas ou de grincement. J’ai la faiblesse de croire que ces lieux de culte sont propices à la réflexion ou plutôt à l’introspection. Malgré ces exam

