Juillet 1934Je viens de trier quatre années de petits pense-bêtes. J’ai jeté une partie et gardé les faits marquants tels que l’incendie de l’usine, il y a un peu plus de deux mois, qui changera définitivement, j’ose le croire, la vision des autres à mon sujet. Mais auparavant, le train-train quotidien fut entrecoupé de péripéties qui méritent que je les transcrive dans mes carnets. Le contremaître, estimant que mon poste comportait quelque danger, m’arma d’un revolver et d’une matraque. C’est vrai que trois rôdeurs qui tournicotaient autour de l’usine m’ont surpris lors d’une ronde à l’extérieur. Heureusement, j’ai pu les mettre en fuite, mais au prix de quelques blessures et ecchymoses. La direction m’a conseillé de me faire accompagner d’un chien, si possible à l’aspect dissuadant. C

