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Mon mec ce mafieux... Nouvelle génération ( tome 5 et 6 )

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⚠️⚠️ ce livre comporte des passages qui peuvent heurter certaines sensibilités, si vous le lisez, c'est entre votre âme et conscience ⚠️⚠️

Dix ans ont passés depuis le mariage de Sophia Fanzolini et Samuel Cameron...

Ashter et Léa ont bien grandis.

Leurs chemins se sont séparés après une soirée ou ils ont été plus proches que jamais.

Ashter a pris peur et a fui la ville.

Léa a tenté de reprendre le contact et obtenir des explications, mais il l'a fui de plus belle.

Par obligation, elle a finalement abandonnée.

Léa est maintenant une belle jeune femme de 24 ans.

Elle veut aller de l'avant et oublier son enfance brisée...

Elle a refait sa vie et a maintenant un copain, Turner

Elle a créé une association qui prend en charge les enfants maltraités et abusés.

Cette association, c'est sa nouvelle raison d'être.

Elle s'y jette à corps perdus.

S'occuper de ces enfants, lui permet de ne pas sombrer et d'oublier sa propre douleur.

Et de toute façon, elle sait qu'au moindre problème, le clan Fanzolini au grand complet est là derrière elle.

Quand à Ashter, malgré ces sourires de façade et son besoin de protéger les personnes qui lui sont chers, il a plus de mal à dépasser sa souffrance.

Personne ne sait ce qu'il a réellement subi et personne ne doit le savoir.

Ces cauchemars réapparaissent quand il est seul...

Le noir le terrifie...

Dormir, c'est se rappeler, alors pour éviter ces souvenirs, Ashter ne dort plus.

Sa vie lui échappe.

Son passé le torture...

Son présent l'assaille...

Et son futur, il n'en a plus.

Deux âmes tourmentés, unis dans le malheur, puis séparés par la vie avant d'être remis sur le chemin l'un de l'autre grâce à leurs familles et amis.

Pourront t'ils se sauver mutuellement ou est ce déjà trop tard ?

Attention ⚠️⚠️⚠️ ces deux prochains tomes seront particulièrement durs.

Tome 6 : Killian Marquez a tout pour lui...

Le physique, le caractère, la famille, malheureusement, suite à une mauvaise action des mois plus tôt, sa vie ne lui appartient plus.

Désormais, il doit obéir aux doigts et à l'œil à un nouveau baron de la drogue, Luz Alvaro.

Ce dernier, par chantage, lui fait réaliser toutes ces plus basses besogne.

Si Killian n'obéit pas, son passé, son erreur, sera jeté en pâture à la vue de tous et pour lui ou les membres de sa famille, il ne restera plus que la prison.

Alors de mauvaises grâces, il fait ce qu'on lui ordonne, bien entendu à l'insu des membres de sa famille.

Il pourra compter sur le soutien indéfectible de son meilleur ami Juan, ainsi que sur Ashter, qui est maintenant plus fort et posé que jamais, mais également sur Penny.

Cette dernière vit désormais à des milliers de kilomètres, mais elle reste présente pour lui.

Il a été son pilier dès sa libération de Staniklov, il est devenu son frère de cœur.

Mais de l'amitié à l'amour, il n'y a qu'un pas et la barrière est affreusement mince, et Killian à toujours su jouer de son charme ravageur.

Sa raison lui dit de ne pas céder, mais son cœur lui dit tout l'inverse.

Entre les deux rien ne sera simple...

Quand passé, présent et futur s'entremêlent, rien ne va plus.

Killian, Penny...

Amis, amants ou ennemis ?

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Tome 5 chapitre 1
Dix ans après le mariage de Sam et Sophia... Comme chaque nuit depuis des mois maintenant, j'attends la boule au ventre recroquevillé sans bouger sur ce matelas dur, sous la seule source de lumière de ma cellule, une ampoule pendu à un mince fil. Je ne veux pas l'éteindre, car je ne veux pas être dans le noir. J'ai peur du noir ! Dans le noir, on ne voit rien ! Dans le noir, il y a des monstres qui nous guettent ! Et puis, je veux les voir quand il vont venir me chercher ! Éteindre la lumière, c'est prendre le risque de m'endormir. Mais moi, je veux les entendre s'approchés ! Je sais qu'encore une fois, ce soir je n'y couperais pas. Ils viennent toujours ! Et je ne veux pas dormir... Je veux être sûr de les entendre arriver quand, comme d'habitude, ils vont venir et me tirer sèchement hors de mon lit afin de m'amener à celui, ou ceux, qui auront payés pour prendre du bon temps avec moi. J'ai promis à Léa que je serai fort jusqu'à ce qu'on sorte de là et je le resterai pour elle. Je ne l'ai pas revu depuis qu'un homme, que je n'avais encore jamais vu, l'a emmener avec lui peut-être deux ou trois mois plus tôt. Je ne sais plus... J'ai perdu toutes notions du temps depuis que je suis enfermer ici. Je jette un rapide coup d'œil à Penny. Encore une fois ce soir, elle a mis du temps à s'endormir. J'ai essayé de lui raconter une histoire en tâchant de faire avec le peu d'imagination que j'ai pour mon âge. Je viens d'avoir treize ans, c'est pas bien grand... À l'orphelinat, je n'ai jamais eu la chance que quelqu'un me raconte des histoires tous les soirs, alors je dois compensé avec mes propres anecdotes. Je crois que ça lui a bien plu l'histoire du super héros qui tombe d'un arbre et qui s'est fait mal aux fesses. Dans chacune des histoires que je lui raconte, c'est moi le super héros même si elle ne le sait pas. Ce qui est plutôt débile, vu qu'ici, je suis loin d'être un héros. Au contraire, je ne suis qu'un lâche et leur jouet ! Je me lève de mon lit, et la regarde. Hier, c'était son anniversaire, elle a eu cinq ans. En cadeau, je lui ai donné ma ration de biscuits. J'aurai voulu faire plus, mais je n'ai pas pu. Faute d'avoir un vrai cadeau, c'était tout ce que je pouvais faire pour elle. Je me penche et lui embrasse le front avant de rabattre la couverture sur son tout petit corps. Elle a des bleus sur son visage suite à une séance bien plus violente que d'habitude. Je les hais ! Penny est arrivé ici environ deux mois après moi. Elle était toute petite. Elle avait trois ans à l'époque et quelques mois plutard, c'est Léa qui nous a rejoint. Tous les trois, on s'est soudés et on s'est promis de ne plus se lâcher et de tout faire pour se protéger. Ce sont les deux seules que j'ai pu côtoyer sur une longue période, alors on a un lien spécial elles et moi. Quand je suis debout près de son lit, j'entends des pas qui s'approchent de la porte. Je remonte en vitesse sur mon propre lit, puis je ferme les yeux ou je commence à faire semblant de dormir. Si je ne bouge pas, peut être qu'ils me laisseront tranquille ! La porte s'ouvre et Andreï entre... Il commence à s'approcher de Penny qui ne s'est pas encore réveillée... C'est elle qui a été choisi pour distraire ces enfoirés ce soir ! Je me lève d'un bond de mon lit et me plante d'un coup devant le bras droit de notre geôlier. Je lui dis en chuchotant afin de ne pas être entendu par la petite Ashter : " Laisse la tranquille cette nuit. Prends moi à sa place." Andreï : " Ce n'est pas toi qui a été demander !" Ashter : " Je te promet de faire tout ce qu'ils veulent, mais laisse la." Il réfléchit quelques instants, puis finalement, il m'attrape le bras et me tire à sa suite. Avant que nous ne sortions de la cellule j'entends la petite voix de Penny Penny : " Ash ?" Je lui fais un mince sourire Ashter : " T'en fais pas Pen', ça va aller. Je reviens bientôt." Andreï referme la porte derrière nous, m'empêchant ainsi d'ententre les sanglots de Penny. J'ai promis à Léa de protéger Penny, j'espère que de là où elle est, elle sait que je fais tout pour. C'est moi le grand, c'est à moi de jouer le grand frère. Andreï marche derrière moi, se contentant simplement de me donner quelques indications de temps à autres. À droite...à gauche...encore à droite...tout droit...monte les escaliers ! Je sais très bien où il m'emmène... Au même endroit où on m'emmène à chaque fois pour me livrer en pâture à tous ces adultes qui sont maintenant devenus nos bourreaux ! Nous arrivons derrière cette même porte ou j'ai perdu toute mon innocence deux ans plus tôt. Celle là même ou tant d'autres enfants avant moi ont également perdus leurs innocences, et même leurs vies pour les plus chanceux... Je toque une fois, avant qu'une voix bourru m'ordonne d'entrer, je m'exécute, Andreï toujours sur les talons. Trois hommes nous attendent dans la pièce, tous masqués comme à chaque fois, pour que je ne puisse jamais voir leurs visages. L'un des trois s'adresse à Andreï Homme 1 : " Qu'est-ce que..." Andreï : " Il a voulu venir à la place de sa petite copine !" Un autre prend la parole Homme 2 : " On ne paiera pas plus cher ?!" Andreï : " C'est le même prix et celui là en prime, il fait tout ce qu'on lui demande sans jamais se plaindre." Apparemment, cette dernière chose fini de les convaincre quand le troisième, qui été rester en retrait jusqu'à maintenant, s'approche, s'arrête devant moi et m'ordonne Homme 3 : " Déshabilles toi !" Je m'exécute, non sans trembler, tout en baissant la tête. Je sais que je ne dois jamais les regarder dans les yeux, la seule chose que je peux voir à travers leurs masques. Mais, avant de baisser la tête, j'ai quand même eu le temps de voir que les siens ils sont bleus, comme l'océan. Du moins, de ce que je sais sur l'océan, vu que je n'ai jamais pu le voir en vrai. En peu de temps, je suis nu et à partir de là, mon calvaire débute réellement. Ce qu'ils me font ensuite se passe de mot. Puis encore une fois, j'obéis quand il m'ordonne Homme 1 : " Ne cris pas ou je te tues !" J'ai bien envie de crier pour qu'enfin on abrège ma vie, mais je repense à Penny qui est toujours là, avec moi. Je repense à Léa que Staniklov a emmené loin de moi. Je souffre, j'ai si mal... Des larmes coulent sur mon visage, mais si je veux pouvoir sauver mes amies, je dois tout subir sans jamais me plaindre. Après de longues minutes, peut-être même des heures, mes larmes ne coulent plus, elles sont définitivement à secs. Et comme à chaque fois, je les laisse me tuer chaque jour un peu plus... Quand j'ouvre les yeux, mes pupilles entrent directement en contact avec la lumière allumés au dessus de mon bureau. Mes vêtements sont trempés de sueur et ma tête me fait mal, comme à chaque fois. Je ressens encore cette douleur ! Douze ans ont passés depuis cette torture, mais je la ressens encore comme si elle venait tout juste de se dérouler. Je ressens toute la douleur... Je ressens chacuns de leurs coups... Parce que oui, ils ne se sont pas contenter que me v****r cette nuit là, ça ne leur suffisaient pas. J'ai été passer à tabac cette même nuit, après qu'ils aient pris leur plaisir, et presque laisser pour mort. Leurs prétextes ? Soi disant, ils n'ont pas appréciés que j'échange la place de Penny avec la mienne. Un coup d'œil sur ma montre... Trois heures du mat'. J'aurai au moins dormi une heure cette nuit, un record. Je ne dors plus depuis mes onze ans et mon enlèvement. Je l'ai caché à tous le monde... À mon père... À Léa... À Penny... À tous. Personne ne sait que je suis devenu insomniaque et que je ne dors pas plus d'une heure toutes les deux nuits. Je ne veux plus fermer les yeux. Fermer les yeux, c'est laisser la place à ces souvenirs que je voudrai oublier. Fermer les yeux, c'est me rappeler que j'ai été leurs jouets alors que je n'étais qu'un gosse. Fermer les yeux, c'est me rappeler que j'ai été faible et lâche et que j'ai tous subis sans broncher ! Fermer les yeux, c'est être dans le noir et désormais, j'ai une peur panique de l'obscurité. Fermer les yeux, c'est prendre le risque de laisser la place à mes cauchemars, comme à chaque fois ! Je me lève de derrière mon bureau et pars directement dans ma salle de bain d'où je sors de l'armoire à pharmacie un flacon de médicaments. J'en verse quatre dans ma main et les avale en une fois. J'ôte ensuite mes fringues et saute sous ma douche, ou je reste sans bouger à encore une fois, ressasser mes cauchemars. Je me présente, je suis Ashter Varconi, fils adoptif d'Enzo Varconi. Depuis notre première rencontre, j'ai grandis. J'ai maintenant l'âge de 25 ans. Je suis un grand mec d'un mètre 88, les cheveux noir coupé à la Keanu Reeves dans Matrix, et les yeux gris. Physiquement, je m'entretiens. Je me défoule régulièrement sur mon sac de frappe, ou sur la gueule des mecs qui m'emmerde, ce qui me permets d'avoir de bons muscles et des abdos durs. Vous le savez, j'ai été enlevé quand je n'étais encore qu'un gosse par Staniklov, ou plutôt vendu. L'orphelinat dans lequel j'ai vécu de mes deux jours à mes dix ans et demi m'a cédé à Staniklov pour une somme rondelette. À choisir, j'aurai préféré rester dans cet orphelinat ou j'étais battu du soir au matin et du matin au soir. Si seulement on m'avait laissé le choix... Je n'étais peut-être pas heureux là bas, mais au moins je n'étais pas considérer comme un jouet sexuel ! Je subissais les coups oui...souvent. Je me défendais oui...à chaque fois. Mais au moins, j'étais encore quelqu'un. De cette nuit ou mon monde a basculé, je ne me souviens pas de grand chose... Je me souviens qu'on m'a arraché du placard dans lequel j'étais enfermé depuis la veille au soir, parce que j'avais eu le malheur de piquer une frite dans l'assiette d'un de mes petits camarades... Je me souviens de deux hommes qui m'ont soulevés et m'ont jetés dans le coffre d'une voiture... Je me souviens d'un trajet très long ou je me suis pissé dessus, n'ayant pas pu aller au petit coin depuis la veille... Je me souviens de deux bras qui m'empoignent à nouveau... Je me souviens de mon arrivée dans ma nouvelle demeure... Et enfin, je me souviens que dès le soir même, ils ont fait don de mon corps à mes premiers bourreaux... Les premiers d'une très longue série. Mes jours et mes nuits se déroulaient toujours de la même façon... Coups, viols, brimades, coups, viols, brimades...sans interruption. Et quelque fois entre deux, quand j'étais chanceux, une douche et un repas se constituant d'une bouillie de légumes pourris. Les premiers temps, je me rebéllais. Je ne voulais pas qu'ils me touchent ! Puis, pour m'amadouer, ils ont amenés Penny, puis Léa. À partir de là, j'ai juré de tout faire pour les protéger. J'ai donc commencé à être docile et à accepter qu'ils me malmènent et me torturent. Je ne compte plus les mégots de cigarettes qu'ils ont éteint sur mon dos en se marrant comme des putains de psychopathes... Je ne compte plus les seaux d'eau glacés qu'ils m'ont jetés en plein visage et sur mon corps nus et bleui... Je ne compte plus le nombre de coupures qu'ils m'ont faites avec la lame de leurs couteaux... Ils m'ont tellement entaillés la peau qu'encore aujourd'hui, j'ai l'impression de ressentir la brûlure de la lame. Je ne compte plus le nombre de nuits que j'ai passé attaché par les pieds, pendu au plafond... J'ai tout subis, tout endurés... Mais personne ne sait le quart de ce que j'ai vécu. Même pas Léa et Penny... Je n'ai jamais osé le leur raconter, et surtout, je n'ai jamais voulu qu'elle le sache. Elles savent pour les viols oui, mais pas les tortures. Je suis le seul à avoir eu le droit à ce traitement de faveur si je puis dire. J'étais connu comme le petit garçon docile qui accepter tout pour protéger les autres. Ils me donnaient leurs paroles, si je subissais sans broncher, Léa et Penny seraient épargnés. J'acceptais le deal alors, ils s'en donnaient à cœur joie avec moi. Je ne criais pas, jamais. Il m'arrivait de pleurer, oui particulièrement quand la douleur devenait vraiment insoutenable, mais jamais plus de deux ou trois larmes. Pleurer, c'était les inciter à se montrer plus vicieux encore. Et je n'en pouvais déjà plus. Quand ils ont emmenés Léa un matin et qu'ils ne l'ont pas ramenés comme à chaque fois, j'ai vu mon monde s'effondrer. Il ne me restait plus que Penny à protéger, pour elle, je devais rester fort. La même chose à continuer un certain temps. Les mêmes sévices, les mêmes tortures, les mêmes viols... Un beau jour, ils nous ont ordonnés à Penny et moi de les suivre. Nous sommes sortis du bâtiment. J'ai pensé naïvement qu'ils allaient nous libérer enfin ou nous ramener auprès de Léa. Ma joie était immense quand ils nous ont fait monter dans un avion. J'y croyais dur comme fer à notre libération ! La chute fut rude quand ils nous ont amenés dans un viel immeuble pourri et inhabité en plein cœur du désert. Pour moi qui avait toujours vécu en Russie, le choc fut rude. Ils nous ont fait monter jusqu'au dernier étage, ont ouvert un mur et nous ont poussés à l'intérieur avant de refermer la porte derrière nous. Cette fois, j'ai commencé à paniquer, vraiment. Il n'y avait pas du tout de lumière ! Nous étions dans le noir le plus total ! Penny s'est accroché à mes jambes quand nous avons entendu des chuchotements à côté de nous. J'ai tout de suite compris que d'autres enfants étaient ici avec nous. Ils se sont présentés tour à tour. Il y avait April, puis Paul, ensuite Becky suivi d'Amandine et enfin Victor. Je n'ai pu voir leurs visages à tous que trois jours plutard, quand des hommes sont venus nous sortir de notre cachette et nous ont expliqués ce qu'ils attendaient de nous. Encore une fois, nous devenions leurs jouets... De ce que j'en sais, nous sommes restés là bas trois mois avant d'être enfin libérés. C'est le jour de notre libération que j'ai rencontré celui qui allait devenir par la suite mon père...Enzo. Je ne sais pas ce qu'il s'est passé avec lui à ce moment là. J'ai tout de suite su que je pourrais lui faire confiance et j'ai instantanément voulu que ce soit lui mon père, pas un autre. J'ai tout fait pour qu'il m'aime et qu'il veuille m'adopter. Mais soyons réalistes, si il s'était rendu compte à quel point j'étais détruit, il n'aurait jamais voulu me garder auprès de lui. J'ai donc pris sur moi, et je lui ai caché mes peurs les plus profondes parce que, encore une fois, je ne voulais pas qu'il me renvoi dans un orphelinat. Il n'a jamais su que j'avais peur du noir car je faisais à chaque fois semblant de dormir quand il venait vérifier que j'étais bien parti dans les bras de Morphée. Mais au final, dès qu'il avait le dos tourné, je m'empressais de rallumer la lumière et je passais toutes mes nuits à jouer à la console, juste pour ne pas avoir à dormir. Extérieurement, je faisais devant tous le monde comme si tout allait bien, mais intérieurement, c'était tout l'inverse. Quelques temps après mon arrivée chez Enzo, j'ai appris qu'ils avaient retrouvés Léa. Elle était enfin saine et sauve... Quand nous nous sommes revus, malgré le temps qui avait passé, ce fut une explosion de sensations. J'étais tellement heureux. En peu de temps, nous avons retrouvés toute notre complicité tandis que Penny se rapprocher de Killian qui s'est mis à la protéger comme si elle était sa petite sœur. Il a naturellement pris le rôle que j'ai endossé pendant deux ans, et c'est encore plus naturellement que je me suis effacé. Les années ont passés, nous avons grandis. Léa et moi étions plus proche que jamais, deux meilleurs amis unis dans le malheur. Mais un soir, il y a cinq ans, après une grosse soirée noyés d'alcool et de drogues, les choses ont dérapés entre elle et moi... Nous avons couchés ensemble. Ce ne fut en aucun cas sensuel... Au contraire, ce fut bestial et v*****t, comme ce que nous avions toujours connus elle et moi. C'est ainsi que se passe tous mes rapports intimes et j'imagine que les siens sont identiques. Lors de notre étreinte, ou je l'ai violemment plaqué sur le mur, elle a voulu m'ôter mon t-shirt et caresser ma peau, mais je ne le souhaitais pas... J'ai eu peur qu'elle soit dégoûter en voyant pour la première fois mes cicatrices qui marqueront à jamais mon corps meurtris et que je m'étais tant évertuer à cacher à la vue de tous. Elle a également voulu que je l'embrasse, mais encore une fois, je ne le pouvais pas... Uniquement par dégoût, pas envers elle non, mais envers moi. Les seuls personnes que j'ai jamais embrassés de ma vie, ce sont ces hommes qui m'étouffer avec leurs langues ou bien avec leurs bites. Je me suis juré de ne plus jamais embrassé personne. Elle a voulu que je reste dormir avec elle... Mais à nouveau, j'ai vigoureusement refusé. Je savais que si je dormais, mes cauchemars seraient revenus me prendre d'assaut. Elle a conclu notre étreinte en parlant d'un lien fort entre elle et moi... Comme le dernier des connards, je lui ai ris au nez en lui disant que le seul lien que nous avions tous les deux, c'était notre enfance plus que pourri. Elle s'est finalement endormi en pleurs à même le sol, tandis que moi, j'ai pris mes affaires et je suis parti seul dans la nuit. Avant de partir, j'ai tout de même pris le temps de lui laisser un mot. Toi et moi, nous avons beaucoup trop de démons. Trop de choses nous ont détruits. Nous étions amis, mais après ce dérapage, il vaut mieux que nous ne soyons plus rien et que nous passions chacun à autre chose. Je ne veux pas que tu découvres qui je suis réellement. Toi plus que nulle autre. Pardonne moi Léa et sois heureuse, mais loin de moi. Si tu restes près de moi, je te détruirais et ça, je ne le veux pas. Ash. Sur la route, j'ai appelé mon père et je lui ai fais part de mes projets immédiat. Je venais de prendre une décision, et elle était irrévocable. Je ne lui demandais pas son approbation, je l'informais tout simplement. J'ai pris le premier avion pour la Sicile et je me suis enrôler parmis les hommes de Fanzolini là bas. Je vis donc depuis cinq ans en Sicile ou je suis maintenant devenu le bras droit d'Alphonso Triberi, l'homme chargé des affaires de Théo ici pendant que ce dernier mène sa vie mafieuse à New-York. J'ai gravis les échelons petit à petit. J'ai descendu pas mal de mecs, j'ai ramené beaucoup d'argent. J'ai montré ma loyauté jusqu'à arrivé là ou j'en suis. Ma vie est ici maintenant. Deux jours après ma fuite de New-York, Léa a tenté de me joindre une première fois, je n'ai pas décroché, elle a réessayer une seconde fois, je l'ai bloqué. Après ça, elle n'a plus jamais réessayer. Fin de l'histoire. Fin d'une amitié. Fin d'une possible histoire. Quand je sors de la douche, je m'habille de mon costume Armani noir, je mets correctement ma chemise blanche dans mon pantalon, je fourre mon flingue dans la poche intérieur de ma veste, puis je quitte mon appartement. Je monte à bord de mon audi, puis je démarre en direction de la maison de Paolo Fanzolini. Le bonhomme a peut être pris sa retraite, mais tout ce passe toujours chez lui. Je sais très bien que c'est uniquement pour lui permettre de continuer à mettre son grain de sel unpeu partout. Personne ne dit rien, on le laisse faire. Mon boss Alphonso, et ancien bras droit de Paolo, a emménagé dans une dépendance là bas. Bon ouais, une dépendance qui comporte pas moins de cinq chambres et quatre salles de bains. C'est une grosse dépendance quoi. Quand j'arrive à la villa, le garde à l'entrée de la grille se présente à ma vitre. Je descend celle ci afin d'offrir une poignée de main à mon collègue Ashter : " Rien à signaler Gio ? La nuit a été calme ?" Giovanni : " RAS." Il jette un coup d'œil à sa montre Giovanni : " T'es au courant qu'il n'est que quatre heures du mat' là rassures moi ?" Ashter : " Tu sais ce qu'on dit, l'avenir appartient à ceux qui se lèvent tôt." Il s'écarte et ouvre finalement la grille. Je remonte la longue allée et me gare devant la dépendance. Je sors de la voiture et entre directement dans le lieu de résidence de mon boss. Bien entendu, vu l'heure, il dort encore. Le connaissant, il devrait apparaître comme une fleur d'ici une heure. En attendant, je sors mon téléphone et établis un rapide calcul. Il y a six heures de décalage entre la Sicile et New-York. Là bas, il doit être 22 heures actuellement, mon père doit être entrain de regarder un match de foot. En gros, c'est le moment idéal pour lui passer un petit bonjour. J'appuie sur son contact, il décroche dès la deuxième sonnerie Enzo : " Tu sais que tu joues avec ta vie là ? C'est un match super important." Ashter : " Bonjour à toi aussi p'pa." Enzo : " Ici, c'est le soir Ash." Ashter : " C'est comme tu veux. Alors quoi de neuf ?" Enzo : " Pas grand chose. C'est calme chez nous en ce moment, et toi de ton côté ?" Ashter : " Pareil." Enzo : " Pourquoi t'es réveillé aussi tôt alors ?" Ashter : " Une fille vient de quitter mon lit et je n'avais plus sommeil." Pur mensonge, comme vous le savez, j'étais bel et bien seul. Enzo : " Je risque d'être grand père avant l'heure ?" Ashter : " Aucun risque." Enzo : " Tu viens toujours à New-York dans deux semaines ?" Ashter : " Ouais, j'dois voir un type pour Alphonso." Enzo : " Rassures moi, tu ne comptes pas repartir aussitôt quand même ?" Ashter : " Je resterai un jour ou deux pas plus." Enzo : " Profites en pour voir Léa." Ashter : " J'aurai pas l'temps pour ça p'pa." Enzo : " Vous étiez tout le temps coller ensemble pendant votre adolescence et du jour au lendemain, vous avez rompu tous contact, pourquoi ?" Ashter : " Pour rien. On a juste grandis et voilà." Enzo : " Passe la voir quand même, elle te présentera son copain." Mon cœur s'emballe pour je ne sais quelle raison Ashter : " Quel copain ???" J'ai l'impression d'entendre mon père sourire à travers le téléphone et je déteste ça ! À croire qu'il se fout de ma réaction ! Enzo : " C'est un mec sympa. Il s'appelle Turner et ça va faire un an qu'ils sont ensemble j'crois. Ils bossent ensemble à son assos, d'ailleurs, c'est là bas qu'ils se sont rencontrés." Encore une fois, je mens... Ashter : " C'est bien, je suis content pour elle. Elle a repris le contrôle de sa vie." Bizarrement, de savoir que Léa a réussi à passer au dessus de tout ça alors que moi, je stagne, et que je reste enfermer à l'époque de toutes ces merdes, ça me déplaît fortement. Enzo : " Et toi ?" Ashter : " De quoi moi ?" Enzo : " Quand est ce que tu te décides à reprendre le contrôle de ta vie ?" La question à un million de dollars... Ashter : " Ça va p'pa. J'm'en sors." Enzo : " Si tu l'dis." Ashter : " Bon, je vais te laisser. À bientôt et embrasse tous le monde pour moi." Enzo : " À bientôt fiston." Sur ces derniers mots, je raccroche. Comme vous l'avez compris, dans deux semaines, je dois rentrer à New-York pour affaire. Là bas, je remettrai mon masque d'homme impassible et heureux et je ferai comme si tout allait bien, même si tout au fond de moi je le sais, je resterai à jamais, ce gamin torturé et v***é, et qui ne pourra jamais oublié...

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