La haine entre les peuples

898 Words
" Jean "  Non loin du ruisseau, se trouvent des habitations, moi j'habite dans le centre de la ville, et à part le chemin qui mène de chez moi au palais, de chez moi au marché et de chez moi chez les maîtres, je dois avouer que je suis perdue.  Je ne connais pas ma ville.   Je vais commencer à faire des explorations dès demain.  Comment puis-je me décrire en homme savant ? Si je ne peux faire une carte de l'endroit où je vis. Les maisons sont très modestes, de la chaux, sur le bois, de la paille sur le toit, et une charpente rustique est posée sur des murs formant un rectangle, un puit sert à alimenter tout le voisinage. Je me tourne vers Annie, et je lui dis : -Laquelle de ses délicieuses, maisons est la tienne ? - C'est celle de droite. -Elle est très bien entretenue ; je sais apprécier la beauté quand j'en vois. -Tu sais apprécier la beauté, pourtant tu ne m'as pas complimenté, tu es le seul homme que je rencontre qui ne m'a pas complimenté. -Je suis vraiment désolé, mais.... Je me retrouve interrompu par sa mère qui me dit : -Voilà un bien étrange jeune homme. Annie court vers sa mère avant de lui dire. -Maman, maman, les maîtres se sont moqués de lui il était couvert de déchets, et ses vêtements puaient. Je ne pouvais pas le laisser comme ça. D'un sourire radieux, surement celui d'une mère inspirée par la bonté de sa fille ; elle prend sa fille dans ses bras, et dans un élan de compassion accepte mes vêtements. Sa fille se dirige vers le puit et ramène un saut plein d'eau. D'un claquement de doigt, mon habit se retrouve dans le saut, de la magie, celle de la fée du logis. D'un autre claquement de doigt mes vêtements sont rincés, et d'un dernier claquement de doigt, je me retrouve complément sec, mes habits impeccablement lavés sans un seul pli. Je la regarde étonnée. Sa fille a un sourire illuminé, elle est fière de sa mère. Je souris et lui dit : -Même le dieu soleil, est jaloux devant le rayonnement de votre gentillesse. Vous êtes un trésor que le royaume est fier de posséder. Elle se met à rire, je suis sérieux. Cette femme serait une véritable inspiration, même ma sœur l'une des meilleures magiciennes n'arrive pas à un tel résultat quand elle utilise la magie de la fée du logis. Annie me tire vers elle, j'ai été malpolie c'est vrai, je lui dis : -évidement Annie, je n'aurais pas fait la connaissance de cette fine fleur sans ton aide. Merci à toi, ta gentillesse aussi est digne du rayonnent du roi soleil. Elle sourit, et malgré sa forte peau mate, j'arrive à distinguer une rougeur sur son visage. Et là oui je la vois : -Je comprends mieux ce que tu disais, il est vrai que tu es belle, mais la gêne sur ton visage, me révèle une beauté d'une si belle pureté, tu es bien la fille de ta mère. Ta beauté laisse peu d'homme indifférent. Cette fois elle est tellement gênée, qu'elle se ru dans les bras de sa mère, qui ne peut s'empêcher de rire. -Quel est ton nom, jeune homme. -Je m'appelle Jean - Jean ? Comme Jean de la famille Amalga ? - Oui en personne madame. Du dédain dans ces yeux, de la fureur dans son ton de voix, des mots qui sont destinés à sa fille. - Espèce d'idiote ! Comment peux tu amener un homme de la famille Amalga ! Tu veux que ton père nous tue ? - Mais mère je ne le savais pas. - Tu ne le savais pas ? Va donc dans la cave brosser les vêtements ! Quand on te laisse sortir ce sont ces genres de bêtises que tu fais idiote ! Peut être dans un élan de compassion, je me surprends à dire à cette parfaite inconnue. - Ne soyez pas si dur envers votre fille madame. Elle a eu de la clémence à mon égard, je ne connais pas la raison pour laquelle votre homme me déteste moi ou ma famille, et j'en suis désolé. Mais votre fille n'en savait rien, ne la punissez pas. C'est sans aucune hésitation qu'elle se saisit du panier de pomme que sa fille avait entre les mains, pour me le jeter au visage. Je le prends en pleine tête... Apeuré je la regarde, déstabilisé par le dédain sur son visage, quand mon regard croise le mien. Je lui dis dans une totale incompréhension. - Mais pourquoi ! Pourquoi ! Nous sommes pourtant semblables, nous sommes du même village et de la même couleur de peau ! - Va-t'en ! Va loin d'ici, ton nom est le même que celui de ta sœur, et cette fille est un synonyme de malheur, elle a contrarié notre roi ! Et mon mari par la même occasion ! - Elle donnait juste une opinion ! - « Opinion » ? Toi et tes mots savants allez-vous en ! Sale privilégié ta seule présence est un risque de mort. Je ne comprends pas pourquoi, elle est aussi féroce envers moi, je ne comprends pas qu'ai-je fait ? Complétement perdu, Je cours vers ma maison. Dans ce monde ! Rien ne va ! Rien ne va !
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