ÉPISODE 5

2616 Words
DOUBLE VIE ÉPISODE 5 j'avais pris le soin de bien garder mon argent trois cents milles francs CFA ( les cent mille de Sinclair, les cent cinquante mille du SG, et les cinquante mille de ma paie) puisque j'avais donné dix mille à papa, dix mille à maman et cinq mille à taty. J'avais commencé à faire la lessive tous les jours pour préparer mon voyage. J'avais aussi établi une liste de courses à faire avec mon argent pour mes besoins. À moins d'une semaine de mon départ, mon téléphone sonne. C'est André. Hum!!! MOI : bonjour monsieur EONE LUI : depuis quand tu m'appelles comme ça? MOI : comment veux tu que j'appelle un homme qui n'a même pas eu la décence de me dire au-revoir en partant ? LUI : tu fais quoi? Je suis logé à l'hôtel le PARADIS passe dès que tu es libre je suis à la 108. MOI : ok j'arrive dans une heure. LUI : ok je t'attends je ne sors pas. J'étais peut-être fâchée contre lui, mais je mourais d'envie de le voir. Je me suis dépêchée de finir mes travaux et j'ai pris ma douche. J'ai mis une jolie robe sexy et une jolie tennis que j'avais achetée dernièrement à Yaoundé. J'ai laissé mes rasta au vent et j'ai mis une paire de lunettes. Papa était en ballade, j'ai dit à maman que j'avais un petit rendez vous d'affaires. Elle a ri en disant. MAMAN : eh ma fille la rosée là a déjà mouillée mes pieds jusqu'à sécher hein. Dis moi que tu vas voir ton petit ami. Je n'ai rien contre celà. Je veux juste que tu sois sage et prudente. MOI : ça va alors j'ai compris lui dis-je toute honteuse. J'ai pris la moto et en quelques minutes j'étais arrivée. Je me suis présentée à la réception et il a été prévenu. La dame m'a dit que je pouvais monter en m'indiquant comment trouver la chambre. Une fois devant la porte, j'ai pris mon souffle et j'ai cogné. J'ai entendu les bruits des pas venant vers la porte, il a ouvert. Il était encore plus mignon que la dernière fois. LUI : Bonjour ma jolie Falone. Entre stp. MOI : merci. LUI : je meurs d'envie de t'embrasser et de te serrer dans mes bras. MOI : et tu attends quoi? Il s'est emparé de mes lèvres et on s'est embrassé avec fougue, tellement le désir brûlait en chacun de nous. Ça n'a pas duré on s'est retrouvé sur le lit à faire l'amour comme des fous. Je le désirai tellement, j'avais envie de sentir le sexe d'un homme au fond de moi. Depuis que j'ai perdu ma virginité, il ne se passe pas un jour sans que je n'ai envie de me faire sauter. Excepté quand j'ai mes menstrues. André m'a chevauché comme j'aime, il a touché et léché chaque partie de mon corps en expérimentant plusieurs positions. C'est après une bonne douche qu'on a décidé d'avoir une bonne conversation sérieuse. Mais avant il fallait commander à manger et à boire. Il a commandé et on s'est fait livrer. C'est donc en mangeant qu'on a décidé de causer. LUI : si tu me parles un peu de toi MOI : que veux -tu savoir? LUI : tout! Moi: je m'appelle Falone ANZIE, j'ai 19 ans, je suis étudiante en première année de sociologie à l'Université de Yaoundé 1. Je suis née d'une fratrie de quatre enfants. J'ai deux grands frères et une grande sœur. Je suis kribienne plus précisément ngoumba de lolodorf. Mais je suis née et j'ai grandi ici. Hum quoi d'autre ? Voilà pour mes études je vais résider dans une mini cité au quartier cradat. Je suis passionnée par la vente et j'aimerais en faire un métier c'est à dire devenir une grande femme d'affaires. Mais comme ma famille souhaite me voir dans un bureau climatisé, je finis d'abord avec l'université et après on verra la suite. LUI : pas mal. Et tu as un petit ami? MOI : pas vraiment j'ai un ami mais qui n'est pas au pays pour l'instant. Et toi? LUI : je suis André EONE, j'ai 30 ans jeune entrepreneur, j'ai à mon actif une société de transit qui fait dans l'import export, j'ai aussi deux immeubles à Douala qui sont en location. Actuellement je suis en chantier à Odza à Yaoundé. Je suis ingénieur en pétrochimie et je travaille sur des plateformes pétrolières. MOI : attends un peu. Expliques moi comment un jeune de 30 ans peut avoir autant d'investissement. LUI : ahahah j'ai juste le flair des bonnes affaires. Dit-il en riant. Non c'est juste pour rire. Je t'explique : comme mes parents sont financièrement bien et j'ai toujours été très intelligent, j'ai eu le bac à 16 ans, j'ai été envoyé d'abord en France chez ma grand sœur pour poursuivre mes études. Mais j'ai jamais aimé l'Europe, j'étais plus fasciné par les pays anglo-saxons. J'avais 18 ans quand je pars tout seul dans un internat d'une grande école privée de métier de pétrole aux États Unis. Et 5 ans après je suis sortie ingénieur. J'étais très brillant ce qui m'ouvrit les portes des grosses entreprises pétrolières. J'étais même en Arabie Saoudite. Je n'avais aucune charge, tout ce que je gagnais était seulement pour moi. Donc j'épargne seulement. Mon papa m'a conseillé d'investir dans l'immobilier. Ce qui fait que j'envoyais l'argent et il se chargeait de tout. Ma société d'import export je l'ai créée à mon retour au pays cela fait juste 2 ans quand j'ai perdu mon papa. Étant le seul garçon, il fallait que je vienne aider maman à gérer leurs biens, tout en créant les miens pour ma future femme et mes enfants. MOI : donc ça fait juste 2 ans que tu es au Cameroun ? LUI : oui après presque 12 ans passés hors du pays, j'ai juste fais trois tours au pays pour des séjours de maxi deux semaines. MOI : et pourquoi ? Pourtant tu avais de l'argent pour te payer des billets d'avion. LUI : le manque de temps. Le travail sur des plateformes pétrolières est intense et très délicat, parfois je faisais des mois en mer pour le travail. Et j'avais un objectif à atteindre celui d'être au top professionnellement et financièrement. Et pour y arriver il fallait faire certains sacrifices, comme me priver de certains plaisirs à savoir les femmes, les fêtes, les voyages. MOI : et tu n'as pas de regret ? LUI : pas du tout, j'ai tout ce que je veux: une vie professionnelle épanouie, des finances pour me faire plaisir. Et une jolie Falone à mes côtés. Elle n'est pas belle la vie ? Il le dit en levant son verre de vin tout en faisant une grimace. LUI : tu sais, la vie n'est pas facile surtout pour ceux qui visent haut. Il y aura des jours où tu voudras tout abandonner et rester dans ta zone de confort. Mais dis toi comme Samuel Johnson que, les grandes choses ne sont pas réalisées par la force, mais par la persévérance. Donc peu importe le nombre d'obstacles, de tribulations et d'échecs. Continues seulement. MOI : c'est très édifiant ce que tu viens de me dire. LUI : il y a peut être le sexe entre nous, mais je suis un aîné auprès de qui tu peux apprendre à travers mon experience. Peu importe le choix que tu feras, je suis prêt à t'accompagner pour que tu atteigne tes objectifs. Mais détrompe toi je ne vais pas faire ton travail à ta place. Je suis peut-être amoureux et gentil. Mais quand il s'agit du travail je deviens très rigoureux et c'est une qualité que tu dois avoir pour travailler. MOI : je sens qu'on va bien s'entendre. LUI : bien-sûr qu'on va s'entendre, mais moi j'aime les bosseurs, et comme parfois je fais des mois hors du pays, je veux être avec des gens à qui je fais confiance et qui ont la même vision que moi. MOI : hummm… LUI : il faut encore quoi pour ton école ? MOI : j'ai déjà presque tout mon père et mon grand frère ont tout géré. LUI : ok. Si tu as besoin de quelque chose, tu me dis s'il te plaît. Si je te dis qu' en 2 ans de vie au Cameroun tu es là seule fille que je connaisse tu vas me croire ? MOI : rires tu n'es pas sérieux j'espère ? LUI : je te le jure sur la tête de mon feu père. J'ai plus eu des aventures hors de notre continent. J'étais même fiancé à une américaine. Mais je lui ai dit que je rentrais chez moi au Cameroun, elle a rompu nos fiançailles me disant qu'elle ne peut pas me suivre en Afrique. De temps en temps quand je voyage pour la France ou un autre pays, je relance mes anciennes copines juste pour passer du bon temps. Mais rien de sérieux. MOI : ça me fait plaisir de causer avec toi à cœur ouvert comment ça. La semaine prochaine je vais à Yaoundé commencer l'école. Ça me stresse un peu mais bon je n'ai pas le choix. LUI : c'est une réaction normale, je ne connais pas trop le fonctionnement des universités du Cameroun, mais je suis sûre que comme plusieurs autres étudiants tu t'en sortiras. Il a recommencé à m'embrasser et à me faire des câlins. Avec lui j'ai l'impression d'être avec Sinclair. Ils sont tous pareils doux et attentionnés. Et ils me font divinement bien l'amour. C'est très tard la nuit que nous sommes séparés malgré nous. Il m'avait dit qu'il était à kribi pour un achat de terrain mais que le vendeur n'avait pas l'air sérieux. Comme je sais que mon père connais plusieurs vendeurs de terrains je comptais donc lui en parler et donner la réponse à André comme une surprise. Le lendemain matin, j'en ai discuté avec mon père. MOI : bonjour papa, LUI : bonjour ma mère, c'est comment tu as fini de ranger tes effets ? MOI : oui papa j'attends juste le départ. Mais j'ai un service à te demander. PAPA : j'espère qu'on ne demande pas plus d'argent à l'université hein. MOI: non papa. C'est juste que j'ai un ami qui veut acheter le terrain ici à kribi, mais le vendeur avec qui il avait rendez-vous manquait de sérieux et lui ça l'inquiète. Tu peux l'aider avec tes connaissances ? PAPA : s'il est majeur et sérieux avec de l'argent je peux l'aider pour toi. MOI : merci papa, je savais que je pouvais compter sur toi. Je vais le voir pour le lui dire. J'ai appelé André pour connaître sa position, il m'a dit qu'il est sur place. J'ai donc pris la moto et je l'ai retrouvé à l'hôtel. Une fois sur place, on s'est embrassés, il sentait super bon, il venait de prendre sa douche. LUI : merci pour la visite matinale, tu m'as manqué durant la nuit. Tu sais? MOI : Ah bon? Moi qui croyais être facilement remplaçable par un bon sommeil. LUI : je commande le petit déjeuner ou alors on va se balader et manger dehors ? MOI : j'ai une meilleure idée. On va chez moi j'ai expliqué ton problème de terrain à mon père, il dit qu'il peut t'aider il est à la maison il nous attend. LUI : ( tout souriant) tu es sérieuse, je vais voir ton papa? MOI : mais bien-sûr il connaît tous les grands vendeurs de terrain sérieux de la ville ça fait plus de 25 ans qu'il est ici à kribi. LUI : ok laisse moi m'habiller et on y va. Je vais profiter demander ta main. Les rires. Nous sommes partis en direction de chez moi. Il était tellement excité à l'idée de voir mon papa qu'au volant il conduisait en souriant. À la maison il a garé et nous sommes entrés. Le gars était tellement à l'aise comme s'il avait l'habitude de venir chez nous. PAPA : vous êtes déjà là mes enfants ? MOI : papa je te présente André EONE mon ami dont je t'ai parlé. ANDRÉ : bonjour papa, PAPA : bonjour mon fils, comment vas- tu ? ANDRÉ : merci je vais bien papa. PAPA : Falone m'a dit que tu as besoin d'un terrain ici à kribi. ANDRÉ : oui papa je suis dans le besoin j'ai un projet mais le monsieur que j'ai contacté me tourne, je ne comprends rien. PAPA : t'inquiètes mon fils je vais t'aider j'ai appelé deux amis qui ont plusieurs hectares de terrain à vendre. ANDRÉ : je veux deux hectares de terrain dans un bon emplacement. PAPA : ah d'accord. MAMAN : il y a encore quoi ici je suis dans ma cuisine j'attends les voix. ANDRÉ : Bonjour maman. MAMAN : bonjour mon fils c'est comment ? C'est toi l'ami de Falone ? J'ai fait le bouillon de poisson avec le bâton. Falone fait la table . TATY: donc on ne me gère même plus dans cette maison ? Bonjour l'ami de Falone, moi je m'appelle taty la grande sœur de l'autre. Dit-elle en riant. MOI : André je te présente ma folle grande sœur taty. ANDRÉ : enchanté taty, vous êtes alors toutes belles dans cette famille hein. TATY : merci, toi aussi tu es très beau, mais c'est ta casquette là que moi je vais seulement prendre. ANDRÉ : avec plaisir que je te la donnerai. Il enleva sa casquette et la fit porter à ma sœur qui se mit à jouer avec comme un rappeur. On était tous en rire. J'avais fini de faire la table et on a commencé à manger. C'était tellement convivial et André mangeait avec appétit malgré le piment. Papa et lui se sont donnés rendez-vous pour le lendemain et nous sommes allés nous balader avec ma grande sœur qui mettait l'ambiance dans la voiture. On a fait le tour de la ville, et après nous sommes tous allés dans son hôtel. On a commandé à boire puis il a sorti un ensemble survêt qu'il a offert à taty. LUI : voilà un ensemble qui ira bien avec ta casquette j'espère qu'il t'ira bien. TATY : oh yes qui va me voir ? Seigneur regarde comment ta fille va porter les choses qu'on voit seulement à la télé. Casquette Nike, plus ensemble Nike. MOI : tu as oublié ta tenis Nike qui est revenue de Yaoundé. TATY : c'est la totale. D'ailleurs moi je rentre même je pars porter ça là maintenant je vais faire un tour. Je ne vous attends pas. C'était une scène tellement amusante que André n'arrêtait pas de rire. Elle est sortie et je suis restée avec mon chéri. Il a pris son ordinateur portable pour finir un travail, pendant que je visionne. Quand il a fini de travailler, il a commencé à me montrer certaines photos et vidéos dans son ordinateur, les souvenirs de son boulot, de son séjour dans différents pays. ANDRÉ : sais tu te servir d'un ordinateur portable ? MOI : non ANDRÉ : bon! On va essayer un peu avec le mien. Et jusqu'à la veille de ton voyage, on aura une séance de 2 heures de travail par jour. Et je suis sûr que d'ici peu tu seras apte. C'est comme ça qu'il m'a montré quelques touches de base à travers son ordinateur. Ce soir outre que le sexe j'ai appris plein de choses. Jusqu'à ce que mon téléphone sonne avec un code étranger. Qui ça peut être ? Me suis-je demandé au fond de moi.
Free reading for new users
Scan code to download app
Facebookexpand_more
  • author-avatar
    Writer
  • chap_listContents
  • likeADD