07.Elle a besoin de moi

1480 Words
Le lendemain je me suis réveillé très surpris de voir que je porte les mêmes vêtements que je portais hier au travail. J'ai regardé mon téléphone pour vérifier si j'ai reçu un appel de Papis ou avec 0,5% de chance un appel de Nancy mais rien. Je fais le rituel du matin puis je rejoins papa à la cuisine pour prendre mon petit déjeuner. Moi : bonjour papa. Papa : bonjour Bachir, je suppose que tu as bien dormi. Moi : comme un bébé  Papa : je m'en doutais bien, on n'a pas voulu te réveiller hier pour le dîner. On a remarqué que tu étais trop fatigué. Moi : oui c'est ce que j'ai compris. Papa : ça bosse dans votre département. Comment lui dire que mon chef ne me confie aucun travail. Moi : heu oui ça va. On continue de parler de travail et même durant je trajet pour aller à N-Média.  On est arrivé avec quinze minutes d'avance et comme d'habitude mes yeux ne cherchent que Cherifa mais encore une fois elle est retard (elles doivent être là trente minutes avant les autres employés). Papa : bonjour mademoiselle. Moi : Bonjour ! Fatou : bonjour messieurs, comment allez-vous ? Moi : je vais très bien et vous ? Fatou : ça va bien merci Papa : mademoiselle Diallo n'est pas encore là ? Fatou : non monsieur mais je pense qu'elle ne va pas tarder. Papa : hum elle est souvent en retard, s'il vous plait dès son arrivée dites-lui de me rejoindre dans mon bureau. Fatou : d'accord monsieur. Mon père n'a pas l'air très content mais c'est normal en plus lui il a toujours été strict concernant le travail. En plus Cherifa vient souvent en retard, j'ignore pourquoi. On a ensuite pris l'ascenseur pour monter. Papa : Bachir je crois que j'ai oublié un classeur dans la voiture, vas le récupérer pour moi s'il te plait. Tiens voici la clé. Moi : d'accord je vais redescendre. Je sors pour aller dans le parking et à ma grande surprise je vois Cherifa en train de discuter ou se disputer je ne sais pas trop avec un homme que je reconnais un peu. Ils ne me voyaient pas et je me suis rapproché un peu pour mieux comprendre ce qui se passait. En effet oui je connais bien cet homme, ce n'est personne d'autre que Mactar Ndiaye, un homme que j'ai connu dans une boîte que je fréquentais souvent. J'entends tout à présent. Mactar : d'abord je découvre par moi-même que tu as commencé à travaille. La dernière fois j'ai décidé de te suivre pour savoir où et maintenant je découvre que tu t'habilles n'importe comment pour séduire tes collègues. Mais c'est quoi cette robe de trainée ? C'est vrai que la robe qu'elle porte met en valeur tous ses atouts mais ce n'est rien de méchant. Mais la vraie question est pourquoi cet homme lui parle comme s’il était son père. Cherifa : (toute effrayée) je n'essaye de séduire personne crois moi Mactar. Je vois que ses larmes coulent j'ai eu mal au cœur mais je ne peux pas intervenir maintenant, je veux en savoir plus. Mactar : menteuse je ne connais trop bien. J'ai l'impression qu'il va la frapper. Je dois réagir. Moi : est-ce que quelqu'un peut m'expliquer ce qui se passe ici ? Ils me regardent tous les deux très surpris Mactar et Cherifa : Bachir ? Cherifa regarde Mactar en tremblant toujours. Elle est sûrement surprise que Mactar m'appelle par mon prénom. Mactar : j'ai bien le droit de parler à ma femme sans que personne n'intervienne. Moi : ex-femme heu quoi qu'il en soit Mactar avec tout le respect que je te dois vous êtes devant notre lieu de travail et à ce que je sache vous ne travaillez pas ici. Mactar : ok ! Ok Bachir je m'en vais dit-il en rejoignant sa voiture, il était plus qu’énervé. Il partit en vitesse. Mais il est malade. Je regarde Cherifa qui ne disait toujours rien. Moi : ça va ? Cherifa : tu n'aurais jamais dû intervenir Bachir. Moi : mais cet homme est malade. Cherifa : et très dangereux aussi alors s'il te plait reste loin de moi. Je remarque qu'elle ne cesse de toucher une petite blessure qu'elle a côté des lèvres. Moi : d'accord mais dis-moi ? C'est lui qui t'a fait ça ? Et la dernière fois aussi quand tu m'as dit que tu étais tombé dans les toilettes c'était faux non ? Cherifa : qu'est-ce que tu racontes Bachir ? Je m'approche d'elle et je touche sa blessure, surprise elle me regarde dans les yeux et ses larmes se sont remis à couler. Cherifa : je t'avais bien dit que ma vie n'est pas rose du tout.  Moi : je viens de voir ça mais pourquoi tu acceptes ça ? Cherifa : tu ne peux pas comprendre. Moi : je veux comprendre, écoute (dis-je en prenant ses mains et en la regardant dans les yeux) on est déjà retard là, je te conseille d'aller te rafraîchir le visage et de rejoindre Fatou moi je dois chercher un truc dans la voiture, je vais venir après. Cherifa : ok dit-elle en retirant sa main. Moi : je suis prêt à t'écouter quand tu veux. Attends si tu veux aujourd'hui on peut en discuter à l'heure de la pause. Cherifa : merci Bachir, je dois y aller. Bachir : ok je prends ça pour un oui alors. Cherifa : à toute ! Elle se retourne pour aller travailler et moi je suis parti dans la voiture pour chercher les papiers avant d'aller les remettre à mon père. Bien sûr il m'a demandé pourquoi j'avais autant mis du temps et j'ai dû inventer une excuse. J'attendais impatiemment l'heure de la pause avec pour enfin comprendre ce qui se passe entre Cherifa et Mactar. Je n'arrive toujours pas à croire que Mactar ait un comportement pareil envers son ex-femme et que cette femme n'est personne d'autre que Cherifa. J'ai vraiment  de la peine pour cette femme qui commence à occuper une  place dans mon cœur et dans mon esprit. J'avoue que ça me fait flipper parfois. A 13h je m'apprête à rejoindre Cherifa dans le hall pour l'inviter à déjeuner à l'extérieur ainsi on pourra discuter tranquillement. Mais avant de sortir j'entends mon téléphone sonner. Je vérifie qui c'est et je vois que c'est un numéro qui commence par 001... je décroche immédiatement. Moi : allo ? Elle : Bachir ? Moi : Nancy c'est toi, j'ai essayé de te joindre hier mais en vain. Nancy : j'étais occupé toute la journée et dans la soirée avec le décalage horaire j'ai pensé que tu devrais déjà être en train de dormir. Bachir : je comprends, ne t'inquiètes pas. Je suppose que tu viens de te réveiller. Nancy : oui Bachir : comment tu vas ? Nancy : ça peut aller. Bachir : papis m'a dit hier que tu n'allais pas bien mais il ne m'a pas donné plus de détails, je me suis vraiment inquiété. Nancy : oui c'est vrai. Bachir : Nancy tu peux vraiment tout me dire, je sens que quelque chose ne va pas. Nancy : je ne t'ai jamais rien caché concernant ma relation avec ma mère. Bachir : oui je me rappelle que vous vous n'entendez pas trop bien. Il y'a un problème là-bas ? Nancy : papa m'a offert ce voyage en me disant qu'il voulait que je me réconcilie avec elle une bonne fois. Bachir : c'est super je trouve. Nancy : sauf qu'il m'a menti Bachir : sois plus clair. Nancy : il avait juste peur que je ne puisse plus jamais la revoir. Ma mère est malade et les médecins n'ont plus aucun espoir. Après cette phrase je l'entends pleurer. Là c'était comme si je viens d'apprendre que ma propre mère est malade. Moi : Nancy écoute moi. Nancy : ... Moi : ta mère a besoin de ta force ne lâche pas prise s'il te plait, tu es l'une des personnes les plus fortes que je connais, continue d'être cette même Nancy. Nancy : Bachir (en pleurs) tu te rends compte je n'ai pas su profiter d'elle et maintenant on me dit que c'est trop tard. Moi : trop tard non je ne pense pas car c'est maintenant que ta mère a besoin de toi. Nancy : j'essayerai de faire mon maximum pour être à ses côtés, mais mon cœur est en miettes. Bachir : voilà prend soin d'elle en même temps rapproche toi d'elle, laisse-la connaître la vraie Nancy, la fille qu'on aime tous. Il n'est jamais trop tard pour partager de l'amour. Nancy : merci ça fait plaisir d'entendre ça. Bachir : en tout cas je pense tout ce que je dis là. Nancy : merci Bachir. Bachir : Nancy crois moi je serai toujours là pour toi. Oui j'ai en tête que Cherifa m'attend mais je ne peux pas laisser Nancy dans cet état. Je dois lui remonter le moral. Je sais que Cherifa sera très déçu de ne pas me voir mais Je vais essayer de trouver un moyen de me rattraper.  Je continue de discuter avec Nancy en faisant le maximum pour qu'elle se sente mieux. Après tout elle est et elle restera mon amie avec qui j'ai partagé beaucoup de bons souvenirs et cette épreuve est vraiment dure.  
Free reading for new users
Scan code to download app
Facebookexpand_more
  • author-avatar
    Writer
  • chap_listContents
  • likeADD