04. Je suis désolé

2344 Words
Cette phrase ne m'a pas laissé indifférent, je trouve son raisonnement totalement logique. Moi : tu sais quoi Papis, tu n'as pas tort il faudrait vraiment que je suive mon cœur et prendre la bonne décision. Papis : tout ce que je te souhaite c'est d'être heureux. Mais je pense à Nancy aussi, elle est honnête avec toi. Tu dois aussi être honnête avec elle. Et le plus tôt sera le mieux.                    ***************** 19h37 Je suis arrivé à la maison et après avoir pris ma douche, je décide d'appeler Nancy. « Nancy : hey Bachir ! Me dit-elle après avoir décroché. Moi : Nancy comment tu vas ? Nancy : ça va tranquille et toi ? Moi : je suis très fatigué mais ça va, tu n'as pas encore recommencé ton stage. Nancy : Non je veux changer d'entreprise. Je suis plus attiré par l'immobilier et j'attends que mon père me trouve un stage dans une société immobilière. Moi : j'espère que tu vas vite trouver le travail qui te correspond Nancy : merci beaucoup, j'espère aussi Moi :  Donc tu as un peu de temps pour qu'on fixe un rendez-vous , je veux qu'on discute tranquillement et le plus tôt sera le mieux. Nancy : bon mon père vient de me dire que je dois aller rendre visite à ma mère. Ces derniers temps, elle insiste pour que j'aille la voir. Moi : et tu comptes partir quand ? Nancy : je ne sais pas exactement, mais je veux bien partir avant ma fin de semaine. Moi : alors est qu'on peut se voir demain, je pense que c'est mieux. Nancy : ça me va ! A quelle heure ? Moi :  Tu peux passer à Caesar en ville, vers treize heures ? Je vais sortir pour la pause déjeuner et on se rencontrera là-bas. C'est à cinq minutes de N-Média. Nancy : ça marche mon Bach, je serai là. Moi : parfait ! à demain alors ? Nancy : oui à demain. Ciao Bachir ! Moi : passe une bonne soirée. Nancy : merci, toi aussi » Je suis maintenant soulagé de fixer ce rendez-vous mais d'un autre côté je me demande comment elle va réagir. Ce que je vais lui dire demain ne risque pas de lui plaire. Nancy m'aime je n'en doute pas et la dernière chose que je voudrais c'est de lui causer de la peine mais en y réfléchissant je sais qu'on est vraiment pas sur la même longueur d'onde.                  ****************** Mardi 28 Octobre 2014 Il est 13h, je prends ma pause et je sors de l'entreprise pour rejoindre Nancy. Je ne suis pas bien, ce n'est pas facile. Je ne sais pas comment parler pour éviter au maximum de la blesser. A vrai dire, je ne pense pas qu'il y'a une solution. Arrivé au restau, je la retrouve facilement. Elle est assise à une table au fond en train de m'attendre. Elle est vêtue d'une jupe moulante bleue et d'un haut blanc. Elle est simplement maquillée, et oui je me trouve belle comme d'habitude. Elle ne m'a pas vu venir vers elle tellement qu'elle était à fond sur son smartphone. Moi :  comment tu vas ? Demandais-je en m'asseyant en face d'elle. Nancy : ah c'est toi. Tu m'as fait peur. Je bais bien et toi Moi : ça va tranquille, tu ne m'as pas attendu pendant longtemps j'espère. Nancy : non pas vraiment, en fait j'ai déjà commandé pour nous deux pour que tu puisses rejoindre ton bureau à temps. Moi : ah c'est super ! Je te fais confiance alors tu vas aller voir ta mère, comment tu te sens ? Nancy : malgré nos relations un peu tendues, elle me manque et ce voyage me fera du bien. Moi : tu vas rester longtemps ? Nancy : je ne sais pas Bachir, je vais acheter un billet pour l'aller simple, après ça dépend. Moi : oui c'est plus intelligent. Nancy : alors dis-moi pourquoi tu veux me voir aussi précipitamment ? Moi : je veux vraiment te parler Nancy, et je devais le faire avant que tu partes. Nancy : oui vas-y je t'écoute. A ce moment le serveur nous a rapporté nos sandwichs. Nancy : allez vas-y Bachir ! Moi : d'abord je tiens à m'excuser pour tout ce que j'ai pu faire qui t'a blessé ou t'a vexé pendant toutes ces années. Nancy : c'est bien que tu te rendes compte que parfois tu agis de façon bizarre mais je ne peux pas t'en vouloir. Je sais que tu ne le fais pas exprès.  Moi : oui j'en suis conscient et tu as raison je ne veux rien faire qui puisse te blesser. Et si je t'ai appelé là aujourd’hui c’est pour mettre les choses au clair une bonne fois. Nancy : j'ai l'impression que j'ai fait quelque chose là. Moi : mais non, écoute moi. Nous avons vécu des moments inoubliables Nancy mais je ne peux pas continuer ce style de relation, je veux qu'on se mette d'accord là qu'il n'y a plus autre chose que de l'amitié. Nancy : mais de quel genre de relation tu parles ? Moi : pour ma part c'est aujourd'hui oui demain non, je suis le seul à blâmer, je sais, mais là je suis dans un stade de notre vie où j'ai vraiment besoin de stabilité et de savoir ce que je veux. Nancy : mais je peux t'offrir cette stabilité Bachir. Ça ne dépend que de toi, moi c'est toi que je veux Bachir. Cette phrase m'a tué, j'ai vraiment de la peine. Mais je me dois d'être franc. J'ai assez fauté jusque-là. Moi : Nancy j'en doute pas une seconde et c'est ça le problème je serai incapable de te rendre heureuse. Nancy : qu'est-ce que tu veux dire Bachir dit-elle en baissant d'un ton en me regardant dans les yeux. Moi : je ne veux plus aucune ambiguïté. Je ne peux pas t'offrir plus que de l'amitié. Elle se lève sur le coup me regardant avec mépris et avant de me verser de l'eau en pleine figure elle crie « c*****d ». Elle sortit immédiatement du restaurant.  Moi je suis resté sur place, incapable de bouger. J'ai honte oui mais la peine que je ressens pour elle est plus forte que le ridicule. Je me suis essuyé le visage avant de payer l'addition. Je me culpabilise à mort mais au moins j'ai été sincère et elle pourra tourner la page et passer à autre chose.                  *****************  17h 30 J'arrive chez moi fatigué, la journée a été très longue. Je suis impatient de prendre ma douche, de trouver quelque chose à manger avant de m'allonger sur mon lit. Je rentre dans le salon pour saluer maman et à ma grande surprise je vois qu'elle discute avec une invitée qui n'est personne d'autre que Nancy. Je me suis arrêté à la porte, n'ayant pas assez de force pour avancer plus. Là je vois Nancy me lancer le même regard que tout à l'heure. Maman : ah te voilà, entre mon chéri Nancy est là. Moi : Bonjour maman, salut Nancy dis-je en me rapprochant. Maman : Nancy est venue m'apporter ce coffret de mon parfum préféré dit-elle, elle est venue m'annoncer qu'elle va partir aux états unis pour pas mal de temps. Moi : oui j'étais au courant, merci Nancy c'est très gentil Nancy : c'est rien elle reste ma maman me dit-elle avec toujours ce même regard. Maman : tu es une fille extraordinaire Nancy, j'espère que tu ne vas pas trop durer Nancy : je ne sais pas Maman, je veux changer d'air un peu, arrivé là-bas je verrais Moi : Bon moi je monte me rafraichir un peu, j'ai passé une très longue journée Maman : Mais Bachir tu dois te joindre à nous. Nancy : non maman c'est bon on s'est vu dans la journée. Bachir : bon on va se capter plus tard, au revoir Nancy. Elle ne m'a pas répondu et suis monté directement dans ma chambre. J'ai enlevé mes chaussures et je me suis plongé dans mon lit sans même enlever mes vêtements. Je ne me sens vraiment pas bien. Après une demi-heure maman m'a rejoint et elle n'a pas l'air contente. Maman : BACHIR ! Je me retourne et je la vois debout au prés de mon lit. Moi : oui maman assieds-toi. Maman : (en d'asseyant sur le lit) comment peux-tu avoir un invité sans même prendre le temps de discuter avec lui. Nancy vient juste de partir. Moi : c'est toi qu'elle était venue voir. Maman : et alors ?? Ce n'est pas une raison, en plus elle m'a dit que vous vous êtes séparé. Moi : ça fait longtemps qu'on est plus en couple elle et moi. Maman : mon dieu Bachir tu veux la laisser partir comme ça, une fille comme elle. Moi : maman ça marche plus entre nous. Maman : c'est faux elle t'aime Nancy, tu perds la tête ou quoi, Nancy est magnifique, elle vient d'une bonne famille, elle est bien éduquée, cultivée et très généreuse. S'il y'a un problème, c'est toi. Bachir : oui mais je ne suis plus amoureux d'elle. Je ne pourrai pas la rendre heureuse maman. Maman : Bachir comment tu peux me dire que tu n'aimes pas Nancy, depuis tout ce temps. Bachir : on était jeune maman. Maman : là je vois que tu commences à perdre la tête, je te laisse te reposer mais je n'ai pas fini avec toi Bachir. Je ne laisserai pas cette fille te filer entre les doigts. Bachir :  d'accord maman on en reparlera. Tout ce que je veux maintenant c'est d'être seul.               ********************* La semaine fut assez longue, ma mère et Kiné me mettaient la pression pour que j'essaye de reconquérir Nancy.  Mes amis par contre me disaient que j'ai bien fait et que c'était la meilleure chose pour Nancy. Elle par contre, je n'avais plus de ces nouvelles, c'est Ousmane qui m'a informé qu'elle était bien arrivée aux chez sa mère. Papa était revenu de son voyage et je suis très content de pouvoir repartir avec lui au travail.              ********************* Lundi 3 Novembre 2014. On a quitté la maison vers sept heures du matin pour aller au travail papa et moi. On est bien arrivé à l'heure et je vois Fatou avec Cherifa. C'est son premier jour de travail et je suis très content de la voir là, je ne sais pas pourquoi. Ça se voyait quand même qu'elle n'est pas très à l'aise. Mais elle est tout aussi jolie avec sa frange et son joli sourire collé aux lèvres. Papa : bonjour mesdames ! Moi : bonjour les filles, très content de t'avoir parmi nous Cherifa. Cherifa : bonjour et merci Bachir. Fatou : bonjour messieurs, Monsieur Ndao nous sommes très contents de vous voir. J'espère que vous avez passé un bon séjour ? Papa : oui c'était bien merci. Alors comment allez-vous ? Fatou :  je vais très bien monsieur, au fait je pense que vous n'aviez pas encore rencontré mademoiselle Diallo. Cherifa : c'est un plaisir de vous rencontrer enfin Monsieur Ndao dit-elle en lui tendant la main. Là je remarque sa jolie poitrine mise en valeur par la chemise blanche qu'elle porte. Papa : Le plaisir est partagé, soyez à l'aise ma fille et n'oubliez pas le travail avant tout. Cherifa : d'accord monsieur ne vous en faites pas. Papa : Allez Bachir au boulot, mes dames on se revoit à la pause. Moi : au revoir Après ses salutations on a rejoint nos bureaux respectifs. A l'heure de la pause j'ai décidé d'aller proposer à Cherifa de venir déjeuner avec moi. A ma grande surprise quand je suis arrivé dans le hall je la vois parler avec Karim. Ce dernier est dans le même service que moi. C'est mon « concurrent » en quelque sorte, ce qui ne devait pas être le cas mais notre supérieur en a décidé ainsi. On va dire que c'est son chouchou et tout ça parce qu'il n'est pas le fils du directeur et il n'est pas pistonné.  Mais pourquoi elle est avec lui ? Bon ils ont le droit de faire connaissance aussi. Je veux les ignorer mais je ne peux pas passer devant Cherifa comme ça. Alors j'ai décidé d'aller leur parler. Moi : Alors vous partez déjeuner ? Karim : (avec son air hautain) je demandais à Cherifa de venir déjeuner avec moi mais ne veux pas y aller. Moi : Cherifa tu ne vas pas prendre ta pause ? Cherifa : c'est gentil mais je n'ai pas du tout faim Moi : mais la journée risque d'être très longue Karim : c'est ce que je lui disais, mais puisque c'est comme ça, une autre fois alors, tu me dois ça Cherifa. Il a vraiment le don de m'énerver ce Karim, surtout en qu'il parle comme ça à Cherifa en faisant son intéressant. Mais bon qu'est-ce que ça pouvait me faire. Moi : elle est où Fatou ? Cherifa : elle est déjà partie. Moi : ah ok, bon Cherifa à toute alors. Cherifa : Bon appétit les gars Karim : merci beauté. Il est vraiment un c*****d ce Karim. Maintenant je suis obligé d’aller manger avec lui. Heureusement arrivé là-bas on rejoint un groupe de collègues. Je ne supporterai pas de passer du temps seul avec Karim. A la fin du repas je décide d’aller faire mes ablutions et là je rencontre Cherifa qui vient tout juste de terminer. Elle a la frange remontée et là je remarque qu'elle a une blessure en dessus de son sourcil droit, ça semble vraiment douloureux. Cherifa : Bachir ? Me dit-elle surprise. Moi : Cherifa qu'est ce qui t'est arrivé ? tu as vu ton visage ? Elle a l'air gênée et elle touche sa blessure. Cherifa : oh ça ce n’est rien huis je suis tombée hier dans mes toilettes. Moi : ça doit vraiment faire mal, tu es allé à l'hôpital au moins ? Cherifa : ne t'inquiètes pas Bachir c'est rien je me suis fait les soins nécessaires. Bachir : si tu le dis mais fais attention à toi Cherifa. Cherifa : d'accord Bachir merci de t'en soucier mais je vais très bien dit-elle un peu énervée. Elle part sue le coup. Elle est vraiment sérieuse celle-là ? Ce n’est vraiment pas une raison de s'énerver comme ça. Je me suis juste inquiété pour elle. Il ne fallait pas en faire tout un plat. Bref peut être qu'elle n'est pas bien.  Tout ce que je sais c'est que je veux la connaître mieux.
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