On a décidé avec Ousmane et Papis d'aller jouer au billard après le boulot car on se voit rarement ces derniers temps. Alors à la fin de la journée je repars à la maison pour m'habiller de façon plus décontracté pour rejoindre les gars. Ça ne peut me faire que du bien.
Je suis arrivé après quelques minutes de route. J'entre dans le club et je les trouve déjà en train de jouer.
Ousmane : toujours en retard.
Moi : je te manque à ce point.
Papis : Ousmane a raison.
Moi : je viens du boulot, je suis juste passé à la maison pour me rafraîchir et me changer bizarrement vous m'avez manqué.
Je prends une queue pour jouer avec eux.
Papis : alors quoi de neuf ?
Moi : pff comme d'habitude.
Ousmane : officiellement célibataire je suis sûr que tu dragues de gauche à droite
Moi : Comment faire des rencontres si je ne sors plus. En plus ça fait longtemps que je n'ai pas dragué. En fait je ne sais même pas ce qui m'arrive.
Ousmane : Bachir tu veux me trahir, on était les deux charo du groupe mais là on dirait que tu veux l'abandonner.
Papis : Tout le monde veut changer sauf toi
Ousmane : ne parle surtout pas, tu as toujours été un défaillant.
Papis : moi j'ai trouvé l'amour et je vous le souhaite aussi
Moi : En parlant de fille les gars, y'en a une dont je voulais vous parler.
Ousmane : ah je savais que tu n'allais pas me trahir.
Papis : je ne sais pas comment ce serait si tu sortais.
Moi : non mais écoutez-moi d'abord. Je suis sérieux là.
Ousmane : ok on t'écoute.
Moi : j'ai une collègue, elle vient de commencer à travailler avec nous. Elle ne m'intéresse pas mais elle est si mystérieuse que j'ai envie de la connaitre. Je la sens un peu différente, je ne sais pas comment expliquer ça mais je veux découvrir sa personne.
Papis : elle ne t'intéresse pas mais tu aimerais bien la découvrir. Tu te fou de qui) ? J'ai l'impression que tu veux jouer.
Ousmane : Bachir tu sais on est plus des jeunes enfants, on grandit. Je sais que je ne suis pas un exemple mais je suis souvent sur la même longueur d'onde que les filles que je fréquente.
Moi : quand je parle de mieux la connaitre ça ne veut pas dire que je veux sortir avec elle mais j'avoue qu'il y'a quelque chose chez elle qui ne me laisse pas indifférent, je sais pas son caractère, sa personnalité.
Papis : je ne suis pas d'accord avec toi Bachir soit elle te plait soit elle ne te plaît pas.
Ousmane : j'ai l'impression que tu es incapable de savoir ce que tu ressens, le cas de Nancy devrait te servir de leçon.
Moi : ne me parlez pas d'elle s'il vous plait, c'est deux cas totalement différents.
Ousmane : Elle te plait cette femme ?
Moi : je ne sais pas en tout cas elle vient de divorcer et c'est parfois très compliqué avec ces femmes.
Ousmane : sincèrement si c'est ta réponse à ma question je pense qu'elle ne te laisse pas indifférent.
Mais le fait qu'elle soit déjà mariée auparavant te dérange un peu.
Papis : Ousmane a peut-être raison, à mon avis ce serait difficile de gagner le cœur d'une femme qui vient de divorcer mais si jamais elle t'intéresse je ne vois aucun problème.
Moi : hum vous avez peut-être raison les gars. Mais là je ne sais pas ce que mon cœur me dit.
Ousmane : vous travaillez ensemble, vous allez vous côtoyer et tu pourras mieux la connaître. Le temps te dira.
Papis : oui ne te précipite surtout pas au risque de la faire souffrir par la suite.
Bachir : vous savez quoi ? Vous avez raison mais bon on en reparlera et j'essayerai de suivre vos conseils. Maintenant faisons une nouvelle partie. On parie 10000/10000 ?
Ousmane : partant.
Papis : allez on commence.
On a continué de jouer pendant plus d'une heure puis on est parti mangé dans un restaurant aux almadies avant de rentrer chez nous. J'adore trop trainer avec ces deux-là. On peut rester des jours sans se voir mais on restera toujours les meilleurs amis. Je suis sûr que quoi qu'il puisse m'arriver dans cette vie je pourrai toujours compter sur eux.
Les jours passent et c'est toujours la même routine. Au travail tout se passe bien mais même si Karim continue toujours à m'énerver autant. J'ai postulé dans d'autres entreprises et j'espère être recruté au plus tôt pour quitter l'entreprise de mon père.
Je veux leur montrer que je ne travaille pas juste parce que mon père est chef d'entreprise mais que j'ai mes compétences dans ce domaine.
Avec Cherifa rien n'a changé, on se disait bonjour c'est tout. Avant j'essayais toujours de faire la conversation, de lui parler et tout et puisqu'elle est toujours réticente, j'ai décidé de voir comment elle allait réagir si je faisais le contraire. J'avoue que ce n'est pas facile de mon côté, elle ne me laisse vraiment pas indifférent.
Dimanche 7 décembre
Vers 18h je suis dans ma voiture revenant de chez Kiné. Son mari et elle m'avaient invité à passer la journée avec eux. Je passe devant un arrêt de bus et là je vois une fille qui ressemble à Cherifa, non je vois Cherifa toute seule en train d'attendre le bus. Je me suis aussitôt garé avant de reculer un peu pour qu'elle puisse me voir.
Elle porte une simple robe longue et moulante noire qui lui va à merveille. Elle n'est pas maquillée et ses cheveux sont attachées. Elle est encore plus belle au naturel.
Cherifa : Bachir ?
Moi : oui Cherifa ça va ?
Cherifa : ça va et toi ?
Moi : ça va aussi, tu vas où ?
Cherifa : vers liberté 6.
Moi : ok monte je te dépose.
Cherifa : heu...
Moi : (en ouvrant la porte) c'est un ordre dis-je en souriant.
Elle monte aussitôt avant de refermer la porte.
Cherifa : merci.
Moi : (en démarrant) pas de quoi.
On n'a pas reparlé, le trajet est bien silencieux, heureusement que j'avais mis de la bonne musique.
Cherifa : (qui se décide enfin de parler) Bachir je suis désolé pour l'autre jour, quand tu t'inquiétais pour moi et que je t'ai pratiquement crié dessus.
Moi : non je comprends je n'aurai pas dû te poser toutes ces questions, c'était de ma faute.
Cherifa : non c'est normal tu t'inquiétais juste pour moi, je n'étais pas bien ce jour-là et c'est pourquoi je t'ai mal parlé.
Moi : il y'a des jours où on ne se sent pas bien, ça arrive.
Cherifa : tu as raison, au passage tu as du gout côté musique.
Moi : (en souriant un peu) tu aimes Enrique aussi ?
Cherifa : ah oui comme toutes les femmes je crois.
Moi : hum mademoiselle serait-elle en train de remettre en cause ma virilité.
Cherifa : (en rigolant) non du tout mais j'avoue que tu ne ressembles à un homme qui écoute ces genres de musique.
Moi : tu vois les apparences sont souvent trompeuses, par exemple je ne savais pas que c'était si facile de faire.
Cherifa : tu n'es pas le seul à penser cela, j'en suis sûr.
Moi : et on se trompe n'est-ce pas ?
Cherifa : je ne sais pas, à vrai dire je ne sais plus qui je suis.
Moi : moi je sais.
Cherifa : ah oui tu penses vraiment ?
Moi : je peux te dire si tu veux.
Cherifa : allez monsieur le profiler je vous écoute.
Moi : tu me paies combien ?
Cherifa : tu me dis d'abord je verrais si ça en vaut la peine.
Moi : ça risque d'être long, tu me donne ton mail et je t'envoie mon rapport ce soir.
Cherifa : tu es sérieux là ? Dit-elle en rigolant. Au fait Bachir tu peux t'arrêter juste ici, c'est bon.
Moi : ok.
Je me gare puis je sors mon téléphone que je tends à Cherifa.
Moi : écris ton mail et seulement ton mail, restons professionnel.
Cherifa : ok, dit-elle en le prenant, voilà.
Moi : parfait.
Cherifa : tu es un vrai fou en fait, mais merci de m'avoir ramené.
Moi : je t'en prie et c'est normal.
Cherifa : à demain ! dit-elle en descendant.
Moi : à ce soir !