Chapitre 6: Sauf si....

1104 Words
L'Obsidien refuse de jouir qu'allons nous faire pour Inna ? INNA L'obscurité de l'entrepôt semblait se refermer sur nous, une chape de plomb saturée par l'odeur du sang frais de Dan et celle, plus âcre, de la sueur et du métal froid. Mes muscles faciaux hurlaient de douleur, une crampe lancinante irradiait de ma mâchoire jusqu'à mes tempes, me donnant l'impression que mes os allaient se briser sous l'effort. Pourtant, je ne pouvais pas m'arrêter. Mes lèvres, irritées par la friction contre sa peau brûlante, continuaient ce mouvement mécanique, désespéré, pathétique. ​Son membre était d'une rigidité effrayante, une masse de chair dense et chaude, parcourue de veines saillantes qui tressautaient sous ma langue. À chaque fois que je sentais ce tressaillement, c'était comme une insulte muette à mes efforts. Mon inexpérience était flagrante, criante sous la lumière crue des projecteurs qui ne me laissaient aucune ombre où cacher ma honte. ​Dans le tumulte de mon esprit brisé, des souvenirs de Dan s'entrechoquaient avec cette réalité brutale. Avec lui, tout était si différent. Nos explorations étaient timides, presque enfantines. Dan, mon doux Dan, jouissait en moins de trois minutes, le visage tordu par un plaisir que je pensais alors immense. On apprenait nos corps avec une lenteur respectueuse, on ne s'était jamais aventurés au-delà de ces caresses buccales. J'étais protégée par une bulle d'innocence que je pensais inviolable. Je n'avais jamais permis à un autre homme de m'approcher ainsi. ​Ici, aux pieds de l'Obsidien, je n'étais plus qu'un objet. Un instrument de plaisir défaillant. ​L'Obsidien ne réagissait pas. Il ne soupirait pas, ne cherchait pas à guider mes hanches, il ne vacillait pas d'un millimètre dans son fauteuil. Il se contentait de me regarder d'en haut, ses yeux vitreux et impassibles pesant sur ma détresse avec une froideur clinique. Il étudiait ma décomposition, savourant sans doute l'ironie d'avoir la petite protégée du traître à ses pieds. ​Après de longues minutes qui me semblèrent être des heures de torture psychologique, il bougea enfin. Sa main, large, calleuse, marquée par des années de violence, remonta brusquement le long de mon cou. Ses doigts se refermèrent sur ma gorge avec une poigne de fer. Ce n'était pas pour m'étouffer, mais pour m'ancrer à lui, pour m'arracher à son sexe d'un geste sec. ​Le contact brutal me fit hoqueter. Il me tira vers son visage, me forçant à lever la tête malgré la douleur de mes vertèbres. Sa respiration, chargée d'une odeur de tabac froid et de musc, s'écrasa contre mon oreille. ​- Les performances pathétiques d'une vierge inexpérimentée ne vont pas me faire jouir, mon ange, murmura-t-il, sa voix vibrant jusque dans mes os. ​Le mot vierge claqua comme un fouet. Il savait. Il l'avait senti à ma manière de trembler, à mon hésitation, à cette façon maladroite que j'avais de ne pas savoir quoi faire de mes mains. Ses yeux brûlants quittèrent mon regard pour glisser lentement, avec une lenteur obscène, de mon visage jusqu'à ma poitrine qui se soulevait de façon erratique sous la dentelle noire. ​- Sauf si... commença-t-il, un sourire cruel étirant ses lèvres sombres. ​Je tentai instinctivement de me dégager, un réflexe de survie inutile qui ne fit qu'accentuer la pression de ses doigts sur ma trachée. Mon cœur battait si fort que j'avais l'impression qu'il allait exploser contre mes côtes. ​- Sauf si tu me laissais b****r cette petite chatte serrée que tu caches si bien sous cette dentelle, cracha-t-il. ​Le monde vacilla. Un hoquet de pure terreur m'échappa, mêlé à un sanglot étouffé. ​- Non... je vous en prie... supplié-je, ma voix n'étant plus qu'un sifflement étranglé par sa main. « Vous avez dit... vous avez dit que si je le faisais... vous me laisseriez partir. ​L'Obsidien laissa échapper un rire bas, un son dépourvu de toute joie qui fit se dresser les poils sur mes bras. ​- J'ai dit que je le considérerais, mon ange. Mais là, tu m'ennuies. Ta bouche est trop innocente, trop timide. Elle n'a pas le goût du vice, elle n'a que le goût de la peur. J'ai besoin de plus. J'ai besoin de sentir ta résistance se briser de l'intérieur. ​Ses doigts libres s'insérèrent brutalement sous l'élastique de ma culotte, ses jointures frottant avec une rudesse délibérée contre mon intimité close. Je fermai les yeux, mon corps se tendant comme un arc. ​- Je veux entendre tes cris changer de ton, Inna. Je veux t'entendre me supplier de m'arrêter pendant que je vais déchirer ce qu'il te reste de pureté. Regarde ton petit ami, ajouta-t-il en me forçant à tourner la tête vers Dan. ​Dan était là, à deux mètres, suspendu par ses chaînes, le visage n'étant plus qu'une plaie béante. Il essayait de parler, ses lèvres remuant sans qu'aucun son ne sorte, ses yeux fixés sur ma nudité avec une agonie qui surpassait ses propres blessures. ​- Il est là, à moitié crevé, et il regarde la seule chose qu'il n'a pas pu posséder se faire défoncer par le monstre qu'il a essayé de doubler. C'est ça, le vrai prix de la trahison. Je vais t'ouvrir en deux sur ce béton froid, et je vais jouir dans tes entrailles jusqu'à ce que tu ne saches plus comment tu t'appelles. Tu veux sauver sa vie ? Alors donne-moi la tienne. ​Ses mots étaient crus,destinés à souiller mon esprit avant même de toucher mon corps. Je tremblais de tous mes membres, les larmes coulant sans fin sur ses doigts qui pressaient ma chair avec une arrogance insoutenable. ​- S'il vous plaît... pas ça... , je vous en supplie, ne faites pas ça... ​Ma supplication ne fit qu'accentuer la lueur prédatrice dans son regard. Il ne cherchait pas mon consentement, il cherchait ma reddition totale. Il voulait que je comprenne que dans cet entrepôt, Dieu n'existait pas. Il n'y avait que lui, sa volonté, et le silence complice de ses hommes qui nous entouraient, le dos tourné, comme les gardiens d'un rituel impie. ​L'air semblait se raréfier. Je sentais le poids de son regard sur chaque centimètre de ma peau, m'écorchant plus sûrement qu'une lame. J'étais au bord du gouffre, et l'Obsidien se préparait à me pousser. L'aventure continue ! Pour lire la suite de cette histoire et découvrir les chapitres exclusifs, rejoignez-moi sur Dreame (lien sur mon profil). En tant qu'autrice sous contrat, j'y publie la version complète et améliorée S'il vous réservez a un public Majeur 🔞 prenez en compte que les histoires que j'écris son réservez à 18 ans et plus
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