Inna Le béton glacé mordait mes genoux nus. Je tremblais si fort que mes dents s’entrechoquaient, un claquement ridicule qui résonnait dans le silence de mort de l’entrepôt. L’Obsidien était toujours assis devant moi, jambes écartées, son membre encore dressé et luisant de ma salive, tendu contre le tissu de son pantalon de treillis qu’il n’avait pas encore refermé. Ses yeux verts vitreux me fixaient sans ciller, comme s’il disséquait chaque parcelle de mon âme en morceaux. Je pleurais. Des sanglots silencieux qui me secouaient tout entière. Mes mains, posées sur mes cuisses nues, serraient le vide. J’avais déjà tout donné : ma bouche, ma dignité, ma fierté. Et pourtant, il n’avait pas joui. Il m’avait repoussée comme une chose inutile, et maintenant il me regardait ramper à ses pieds, e

