VIl y avait bal, chez Samuel Bernheimer. Sa fille, la princesse Feretti, faisait, aidée de son mari, joli garçon à tête de ténor italien, les honneurs de l’hôtel de l’avenue Montaigne. Tout ce que Paris comptait de gens riches et titrés, d’artistes ou de sportsmen, était réuni, dans le somptueux rez-de-chaussée, dont les six salons, en enfilade, offrent, pour une réception, le plus admirable décor qu’ait pu rêver la fantaisie d’un financier prodigue. Le grand salon Louis XIV, qui forme le centre de l’hôtel, avec son plafond surélevé en forme de hall, ses balcons dorés et sa coupole décorée des précieuses peintures de Lebrun, achetées lors de la démolition du château de Préfont, est d’un effet grandiose. L’orchestre, ce soir-là, logé dans le dôme, laissait tomber ses mélodies en ondes sonor

