— Il fait décidément un peu frais, ce soir… Je rejoins ma tante. Elle vit le visage de Raimond s’éclairer d’un rayon de joie, qui lui fut à la fois une consolation et une torture, et, sans se retourner, elle gravit les marches du perron et rentra dans le salon. Ploërné, resté avec Mlle de Saint-Maurice, demeura un instant silencieux. Moins préoccupé de ce qu’il avait à dire, il eût pu se demander pourquoi Lydie n’avait pas suivi sa cousine et demeurait auprès de lui. Avait-elle décidé que Raimond ne pouvait partir sans avoir un entretien décisif avec elle, et se prêtait-elle si facilement à cette entrevue ? Il s’était donc fait un calcul dans cette jolie petite tête ? Encore là, le lieutenant aurait eu l’occasion de comparer la conduite des deux jeunes filles, et sans doute l’avantage ne

