Chapitre 4

2441 Words
J'avais senti le fin sursaut de l'Alpha, personne ne devait l'appeler par son prénom mais plutôt par son qualificatif, mais je n'allais pas me soumettre à le dire : Alpha. Il ne l'était pas pour moi. Jean avait rapidement attrapé mon bras, il était sûr que son chef allait me réprimander et il me contenait. Mais il ne le fera pas, sa curiosité et notre lien lui empêche de me blesser physiquement. J'avais surement insulté l'égo du male dominant, mais peu importait. Il avait enfin levé les yeux vers moi. Ses pupilles d'un doré si intriguant, je ne connaissais pas la signification mais je savais qu'il cachait un secret depuis des années. L'Alpha fixa en premier temps tout mon corps, je sentis même un petit désir passer. Mon odorat devait me tromper, jamais il n'avait ressenti ça en me regardant. Puis ses yeux rencontrèrent les miens, et il comprit. Ses mâchoires se serrèrent fortement alors qu'il regarda ensuite Jean. - Que fait-elle ici ? Gronda-t-il, attendant l'explication. - Tenez. Il lui tendit la carte de passage, que je pense signé par les Anciens, prouvant que j'allais devenir une nouvelle de sa meute. Un rire grave passa ses lèvres, avant de revenir dans mes yeux. - Tu es à ce point désespérée pour leur avoir demander d'être dans ma meute ? Tu es bien minable, me jugea-t-il. - Pard- - Qu'importe, tu vas vite comprendre les règles ici, tu vas rejoindre les autres Omega, et je ne veux plus te revoir proche de moi, comprit ? - T'as vraiment cru- J'arrêtais de parler quand je sentis une pression forte sur mon bras, me faisant lâcher un couinement de douleur. Je glissais mon regard sur l'autre loup, celui-ci puisa dans son peu de domination pour tenter de m'écraser. Une Omega doit se plier à plus haut que lui, le pire poste de la meute. Merci, Black, j'adore revenir en arrière. Je glissais mon regard au sol. Aller Lianna, faire semblant est simple. Et j'allais devoir commencer en bas de la chaîne pour prouver ma force. Ce n'est rien. - Jean je te laisse lui montrer ses nouveaux appartements et surveille-là. La voix froide et puissante de l'Alpha rebondit contre ma peau, et même moi j'eus du mal à résister, il était encore plus puissant qu'avant. J'allais devoir faire attention. Jean me tira alors à sa suite, me laissant regarder une dernière fois mon âme-sœur. Alors vous ai-je dit qu'on n'est pas obligé de s'aimer ? Voilà la preuve que vos livres ne sont que de racontar. - Ça faisait longtemps une Omega, rigola la voix de Jean, d'un coup plus détendu alors qu'il me fit dévaler les escaliers rapidement en me tenant toujours. Il n'en reste que deux ici, ils vont vite t'expliquer ton rôle et quoi faire. Si tu n'as pas de meute c'est que tu ne dois pas encore les assimiler. Il m'arrêta d'un coup, me faisant lever la tête en tirant sur mes cheveux, me faisant lâcher un grognement. Les loups avaient besoin d'une meute, mais j'étais la preuve que les solitaires pouvaient aussi survivre sans ça. Pour autant, les meutes ne se sentent plus avec leur règle. - Ici, le protocole ne se discute pas. Tu désobéis, la punition sera rapide et pas sans douleur. Si tu veux encore vivre, et tu pourras facilement te trouver un dominant. Et voilà, encore cette politique. Un homme te protégera et te fera monter. Ça n'avait vraiment pas changé dans les meutes. Jean reprit sa marche, j'observais sa carrure puissante tandis que je me massais la tête. Ce con avait de la force, plus que je ne pensais. On passa par un nouveau chemin de terre. Et après quelques'minutes de marche où beaucoup de loup dans leurs formes lupines m'observèrent longuement, nous arrivions au début des chalets. Arrivant face à une petite maison, de la fumée sortait de celle-ci tandis qu'un jeune homme beaucoup trop mince était entrain de frotter à la main un vêtement d'où des tâches rouges étaient apparentes. Je compris vite que Jean m'avait emmené dans la case des Omega, le Béta venait d'ouvrir la porte sans frapper, faisant sursauter une jeune femme. Une petite blonde se retourna terrorisé vers l'homme, baissant la tête d'un coup en le reconnaissant. - Sin, occupe-toi de la nouvelle, je suis sûr que tu deviendras très copine avec elle. Elle hocha positivement la tête, semblant vouloir éviter le conflit tandis qu'elle frottait son bras sous le stress. Les Omega était le plus bas classement des loups, et je pouvais maintenant le dire, j'en ai fait partit. Encore une autre histoire, mais pas maintenant. Je connaissais Sin, mais ça, je n'allais pas le dire à ce Béta qui se retournait déjà vers moi pour caresser ma joue. - Soit sage, sinon notre Alpha te fera vivre un enfer parmi nous... Il laissa sa phrase en suspens, partant tout aussi vite, je ne pus le voir. Laissant juste un souffle passer mes lèvres. Je pris alors mon temps pour découvrir les lieux. Une petite cheminé semblait accueillir le foyer avec douceur, y donnant un certain charme. Des pots de divers mixtures y étaient paisiblement posé, semblant souvent ouvert puisque qu'aucune poussière ne s'y était posé. Ou alors Sin était devenu la reine de la propreté, et je ne pense pas. Deux tables se font face, entourant la cheminée, et j'y retrouvais un désordre connu, des tubes à essais de partout, des mixtures à la couleur des plus étranges, une faisait des bulles en continue. Si je ne savais pas que Sin était une alchimiste, j'aurais pris peur. - Hugo n'a pas rangé encore, mais bienvenue chez toi, s'écria une voix proche de moi, une tête blonde s'engouffra contre moi dans une douce étreinte. - Ça fait tellement longtemps... Les Omega avaient se pouvoir de calmer n'importe quel Alpha, leur douceur était tellement importante pour une meute. Mais certaine pensait simplement que c'étaient les boniches les plus soumises. Et ici, c'était le cas. Et je le savais depuis longtemps, Sin ne pouvait pas sortir des griffes de Black comparé à moi. - On a beaucoup de choses à se dire je pense, mais pour l'instant, je veux juste me reposer. - Tu as vu Black ? Me demanda-t-elle en relevant sa tête vers moi. Ma grimace dût lui répondre, elle me serra un peu plus dans ses bras si fins alors qu'une porte claque derrière moi, me faisant tourner la tête vers un autre blond. Pourquoi les Omega sont tous blonds ? Surement le fameux Hugo, celui-ci me salua simplement d'un signe de la main que je lui rendis puis il partit. Je ne compris pas trop et dût attendre l'explication de la jeune femme. - Il est muet, m'expliqua-t-elle en s'écartant enfin, reprenant son balai. Mais avant que je te montre ta chambre, je dois t'expliquer nos règles. - Je m'en étonne encore que l'autre n'en ai pas fait ! J'avais beau prendre tout ça à la légère, ce n'était pas vraiment le cas, j'avais envie de tout détruire comme avec mon voisin. Mais je devais être plus subtile pour seconder cet idiot. Je devais faire ma place comme je l'ai toujours fait : car je suis la meilleure. Alors je m'avançais vers une chaise pour venir m'y installer, attendant les directives des Oméga. - On a un couvre-feu, 22 heures les portes sont closes. Et si tu te demande pourquoi, c'est parce qu'ils veulent seulement pouvoir nous protéger. - Protéger avec un couvre-feu, plus stupide, tu me le dis. Dis-je en basculant ma tête en arrière, malgré ça, je pouvais leur accorder le bénéfice du doute. Ensuite ? - On commence le travail à 8 heure, avec une pause à midi, on peut faire comme nous voulons mais si quelqu'un nous reproche notre boulot, une punition peut être choisi. Notre boulot à nous c'est de faire la lessive de tout les célibataires et guerrier. - Laisse-moi deviner, célibataire car une fois qu'on a une femme, elle doit le faire ? Questionnais-je, son hochement de tête me le confirma. C'était logique, je vous l'avais dit. Les lois des Anciens c'est vraiment trivial et simple. Les loups réagissent juste d'une façon bien différente, accentuant les rôles. Une machine bien huilée que je veux changer. Voilà pourquoi je n'avais pas de meute, car c'étaient souvent les anciennes lois qui étaient gardés, on pensait plus qu'à protéger les autres et surveiller sa meute dans leur fait et geste. Je fixais les prunelles châtaigne face à moi, son corps bronzé montrait qu'elle passait beaucoup de temps à l'extérieur. Elle était en meilleure santé qu'au collège, je ne pouvais le nier qu'une meute n'était pas forcément mauvaise. - Nous mangeons tous ensemble au diner, m'expliqua-t-elle. - Attend ! L'interrompis-je brusquement, me remettant un peu plus droite sur ma chaise, je sentis la petite surprise de mon aura avant de se reprendre. Quand tu dis tous, c'est même l'Alpha et ses Beta ? Elle hocha la tête sans trop parler, semblant me regarder de haute en bas. Elle devait noter les changements, oui je n'étais plus la même. De toute manière, je ne pouvais que changer avec ce qu'il s'était passé. Mon cerveau se mit à fonctionner plus rapidement avant qu'un grand sourire glissât sur mon visage, voilà l'ouverture que je cherchais, il n'allait pas pouvoir me virer pendant ce grand dîner. - Nous devons aider les autres femmes à mettre la table et préparer à manger, c'est dans deux heures, m'expliqua-t-elle. - Bon, tu me diras plus tard les autres, je dois me préparer ! Je sautais de ma chaise, elle voulut me dire quelque'chose mais j'attrapais vivement ma valise pour monter à l'étage. Je fixais une porte au fond, aucune odeur n'était émise de celle-ci, ma chambre. En ouvrant, le parquet me confirma que l'ancienne locataire n'avait pas fait long feu ici et que plus personne ne l'avait habité. Des toiles d'araignée pendaient un peu partout, le lit était collé à l'opposé de la seule fenêtre qui montrait toute la chambre. Les rideaux étaient griffés ne laissant aucune chance à l'intimité. Les murs avaient tout autant de marque. L'ancienne locataire avait subi pas mal de catastrophe. J'ouvris grandement cette fenêtre, faisant tourner le visage des femmes sur moi, je les saluais avec un grand sourire, celle-ci me fusillèrent du regard avant de détourner la tête. Ok... revoyons l'hospitalité avec cette meute ! Je fis outre, me tournant vers ma chambre. J'allais avoir un grand travail ici. Je devais rendre présentable cette petite chambre. Je commençais par enlever mon manteau que je posais sur ma valise et j'attrapais la couette pour l'étendre dehors. Je revins ensuite pour balayer tout l'endroit, il me fallut ces deux heures pour que la pièce ressemble à une chambre vivable, maintenant je devais absolument me changer, car je puais le mort et mes affaires n'étaient pas aux meilleurs de leur forme. Je filais dans les douches communes, saluant rapidement Hugo qui sortait de sa chambre habillée d'une simple chemise à peine boutonné et d'un pantalon plutôt classe. Et bien c'est qu'Hugo était sacrément mignon ! Son petit sourire en coin rendit ma louve complètement amoureuse de lui. Je filais dans l'eau aussi rapidement que je le pus, j'étais sur qu'on devait être pile à l'heure, et que je ne le serais jamais. Et alors ? Il me pensait capable d'être à l'heure ? C'était mal me connaître. Je fis couler l'eau, me déshabillant rapidement pour filer sous l'eau chaude. Rien de tel pour détendre chacun de nos muscles surtout après les avoir si durement mobilisé. Quelqu'un toqua à ma porte tandis que l'eau ruisselé sur mon corps. Je sentis l'inquiétude de Sin m'envelopper les narines, je décalais le rideau de douche pour regarder la porte. - Oui, Sin ? - Nous sommes en retard, fais vite ! Paniqua la petite voix fluette. - Pars sans moi, je serais en retard oui, ne te met pas dans le même panier que moi. - Je...je ne peux pas... Cette petite voix perdue me rappelait beaucoup de souvenir, je savais maintenant, elle me surveillait. Je finis aussi vite que je pus cette douche, je n'avais même pas pu profiter de détendre mes muscles contractés, non, j'étais encore tendu. Un grognement passa mes lèvres, j'attrapais mes sous-vêtements pour ensuite enfiler une petite robe rose pâle avec sur ses bordures de la dentelle blanche qui me donnait un air angélique. Oui, je l'avais fait exprès. J'ouvris la porte, trouvant la petite Sin derrière, tremblante. J'haussais un sourcil, avant d'avancer suivit de la jeune femme. C'était tellement étrange de sentir qu'elle me voyait comme une dominante. Moi qui ai toujours vécu avec elle en tant qu'amie. Mais nous n'avions plus rien qui puisse y ressembler. Elle m'avait tout autant abandonné au collègue. Non, elle se pliait aux règles dictaient, elle avait une place ici. Alors quand on arriva, je vis une grande table installée au milieu de la grande place, celle de l'entraînement. Nous étions à l'extérieur, plusieurs bancs étaient collés à la table et une seule chaise était mi en bout de table. Je sentis le regard de toutes les femmes se tournèrent vers moi avec un certain dédain, je me promis de ne pas me laisser marcher dessus sans rien montrer de ma vraie nature. Je souriais alors grandement en les fixant. - Bonjour les concubines ! Je suis Lianna, une nouvelle Omega, ravie de vous rencontrer ! - Lianna, chuchota la voix de Sin, tirant un peu sur ma robe. Je me tournais vers elle, celle-ci lancer des regards un peu partout, je ne bougeais plus. Fermant un peu les yeux pour concentrer ma louve, je sentis le regard de plusieurs loups fixant ce qu'il se passait. Ho. Les maris étaient prêts à défendre leur compagne ! Cependant personne n'était prêt à sauver les Omega, ce qui me révolter assez mais je préférais ne pas y penser alors que je sentis une des femmes venir à moi. Me retournant pour la fixer, celle-ci me tendis une marmite bouillante, me laissant pas le choix que de la prendre, me laissant ainsi me brûler les doigts. Alors c'était ça. La jalousie de ces femmes, ou plutôt le sentiment d'être supérieur. Je fixais le plat chaud, mes doigts souffraient le martyr, mais je ne montrais rien, gardant mon sourire. Je regardais la femme aux allures de chef. Voilà celle que je devais battre. - Qui t'as dit que tu pouvais nous parler sans permission, Oméga ? Son ton conquérant m'agaçait déjà, en plus que son regard puissant. - Pa-pardon, Isabelle, je ne lui ai pas dit, s'inclina presque jusqu'au sol Sin. La gifle fit un énorme bruit que j'en lâchais le plat au sol, celui-ci se rependit sur mes pieds à peine couverts car étant en sandale. Je rêvais où elle venait de gifler Sin ? - Tu ne parles que si je te l'ordonne, cracha-t-elle avant de se tourner vers moi, et toi nettoies ce sol avant que les hommes arrivent. Et apprend ta place ! C'était une blague ? J'étais trop choquée pour faire quoi que ce soit. Quand je repris possession de mes moyens, je remarquais Sin déjà entrain de serpiller le sol, la joue enflée et mes pieds rouges. Franchement ça commençait bien. La bataille s'amorçait compliquer.
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