GABRIEL Je ferme la porte derrière moi, le cœur encore en flammes, les mains imprégnées de la chaleur de Clémence. Chaque pas dans l’appartement me semble lourd, chargé du souvenir de ses caresses, de son souffle, de ses mots. Je l’ai embrassée une dernière fois, lentement, comme pour graver son goût dans ma mémoire, mais chaque seconde me hante. Je la sens derrière moi. Son parfum, son aura, son rire silencieux qui me suit jusque dans ma chambre. Je m’assois sur le canapé, la tête entre les mains, essayant de reprendre une contenance. Mais je n’en ai pas la force. — Tu ne veux pas partir, je le sais, murmure-t-elle derrière moi. Je me fige. Je n’ai pas répondu. Parce que c’est vrai. Je ne veux pas la quitter. Tout en moi hurle de rester, de la garder contre moi, de sentir son corps en

