Éric Le matin s’étire, sans lumière réelle. Ou peut-être est-ce moi, qui ne parviens plus à la voir. Le soleil se lève au dehors, et moi, je reste prisonnier d’une obscurité intérieure. Une obscurité qui n’a rien à voir avec la nuit. Je me réveille dans ses draps, nu, encore brûlant d’elle. La chambre est étrangement silencieuse. Un silence lourd, menaçant, saturé d’absences. Elle n’est plus là. Je tends la main, cherchant son corps, son souffle, un signe mais mes doigts n’effleurent que des draps froids. Depuis combien de temps est-elle partie ? A-t-elle même dormi à mes côtés ? Ou ai-je seulement rêvé sa présence, son odeur, sa peau contre la mienne ? Je me lève, les jambes engourdies, la tête noyée dans un brouillard sans nom. Je me sens comme un naufragé retrouvé sur une pl

