«L'Homme est un ingrat. Tends-lui la main et il t'arrache Le Bras. »
Satis
Je suis restée dans ma chambre sagement.
Sans le vouloir, j'ai les yeux dans le vide, et je n'ai même pas entendu la porte s'ouvrir sur le fameux Evann.
Je me lève du lit afin de lui faire face.
Il approche de manière assurée et arrive à ma hauteur.
Je garde mes yeux rivés au sol.
Evann: Regarde-moi.
Je lève les yeux doucement vers lui.
Il fronce les sourcils.
Evann: Pourquoi est-ce que tu es sortie?
- Je vous ai déjà dit. C'était pour prendre l'air.
Evann: Ah oui? Très bien. Je crois qu'on doit mettre certaines choses au clair toi et moi.
Il quitte devant moi et va fermer les fenêtres de la chambre et tirer tous les rideaux.
Il prend une chaise et s'assoit tout juste devant moi.
Il enlève sa veste vite fait.
Sa chemise blanche témoigne de ses muscles saillants et effrayants.
Evann: Tu es sous ma responsabilité parce que JE le veux. Comme tu le sais bien. A partir d'aujourd'hui, je suis ton maître incontesté. Tu n'as pas le droit d'agir, ou même de penser sans mon accord. Sinon, tu seras digne de représailles et crois-moi.
Il me caresse le visage.
Evann: Ce n'est pas agréable de se faire punir, surtout par moi.
Je suis terrifiée.
Fils regarde-moi lance des flammes.
C'est terrifiant.
Evann: Est-ce que tu as mangé?
Je lui fais non de la tête.
Evann: Lève-toi.
Il se lève et moi fait signe de le suivre.
Je le fais discrètement.
En descendant et en arrivant dans le fameux grand salon.
Il me fait signe de m'assoir devant une assiette fermée.
Je m'assois et il fait de même en face de moi.
Evann : Mange.
Ça sonne beaucoup plus comme un ordre, mais je ne le prends pas en compte.
J'ouvre l'assiette et je vois des spaghettis qui ont l'air délicieux.
Sans plus attendre, je me lance sans regarder autour de moi.
Je suis tellement affamée.
Evann aussi mange actuellement, en silence.
J'avais tellement faim que j'ai vidé mon assiette rapidement.
J'ai ensuite bu de l'eau.
Je me suis essuyé la bouche vite fait et j'ai remarqué qu'il me regardait.
Il fronce les sourcils.
Evann : Depuis combien de temps tu n'as pas mangé ?
Je baisse la tête, honteuse.
Je sens qu'on m'attrape par la gorge et qu'on me relève la tête de force.
Evann : Je t'ai posé une question, alors, ne me fait pas répéter.
—Environ 3 jours.
Mon cœur bat tellement fort que la réponse est sortie toute seule.
Il est effrayant.
Il me lâche et me scrute de son regard de tueur.
Evann : Va dans ta chambre. Hana va ensuite t'habiller et te préparer pour ce soir.
—C..ce soir ?
Evann : Tu commences le travail ce soir.
—Mais, quel travail ?
Il sourit.
Il se lève et commence à partir.
Il se stoppe un instant, se retourne et me regarde.
Evann : Certains hommes sont violents, mais ne t'inquiète pas. Au-delà de la pénétration anale et vaginale, il n'y aura rien.
J'écarquille les yeux, effrayée.
Il se retourne, l'air amusé.
Est-ce qu'il a bien parlé de pénétration anale et vaginale ?
Mais.. je n'ai jamais..enfin..
Je me lève afin d'oublier et de faire comme-ci de rien était.
Je vais vite jusqu'à « ma » chambre, et une fois à l'intérieur, je me couche.
Je suis très fatiguée, donc je m'endors presqu'automatiquement.
Quelques heures plus tard
? : Madame, réveillez-vous.
J'ouvre doucement les yeux .
Je suis encore très fatiguée.
Je vois Hana, juste devant moi.
Hana : Monsieur Dark a demandé à ce que vous soyez prête.
Je me lève, doucement, sans prendre la peine d'analyser sa phrase.
Elle me conduit dans la douche et fait glisser ma robe.
A travers le miroir , je la vois froncer les sourcils.
Elle doit avoir horreur de mon corps.
J'ai honte d'être nue devant elle, mais je ne pense pas avoir le choix.
Je vois que la baignoire est déjà remplie.
J'y entre doucement.
Elle me frotte doucement le corps, pendant que je regarde dans le vide.
Elle me frotte doucement la tête.
Après cela, je me rince rapidement et sors.
Après m'avoir essayée et mis de la pommade, elle rapporte des sous-vêtements que je trouve très douteux.
Ils sont en dentelle noire et sont extrêmement beaux.
Je les enfile.
Il y a ensuite une robe en dentelles, moulante, noire qu'elle me met dessus.
Je fronce les sourcils.
—Quel travail est-ce que je vais faire ?
Elle paraît surprise.
Je vois dans ses yeux une tristesse profonde.
La même qui trouve refuge à chaque fois dans mon être.
Hana : Je ne sais pas comment vous le dire.. vous allez devoir.. satisfaire des hommes.
—Comment ?
Hana : Vous.. vous devrez vous laisser faire..et.. ils.. ils..
Une peur incommensurable envahie tout mon être quand je comprends finalement , à la perfection, de quoi il s'agit.
Hana : Je vous en supplie, ne luttez pas. Ils sont capables de tout.. ils sont odieux.
Je n'arrive pas à lutter même avec moi-même..
Alors comment pourrais-je ?
C'est horrible.
Je suis tellement horrifiée que les mots ne trouvent plus leur place dans ma bouche.
J'ai tellement peur que je ne peux plus rien faire.
Qu'est-ce que la vie ne m'a pas donné comme punition finalement ?
Hana : Je suis désolée.
Je vois qu'elle a les larmes aux yeux.
Elle me met rapidement une sorte de poudre sur mon visage.
Je n'ai jamais vu ça..
Mais je ne cherche pas à lui demander ce que c'est..
Ce que je veux, c'est..fuir ?
Mais pour aller où ?
Je suis prise au piège partout.
Je suis le jouet de tout le monde.. et quelque soit l'endroit où j'irai les malheurs me suivront.
Hana : Avec tout le respect que je vous dois, vous êtes excessivement magnifique, et vos yeux verts le sont tout autant. Votre corps est encore plus envoûtant..alors ils vont..
—Ne vous moquez pas de moi..
C'était plus comme une supplication , qu'une demande.
Les larmes me montent aux yeux.
Elle aussi se moque de mon corps, comme tous les autres.
Moi, qui suis l'incarnation de la laideur...
Je n'ai pas besoin de plus de mal.
Hana: Pourquoi pensez-vous que je me moque de vous?
—Je suis tout sauf magnifique.
Oui, en effet.
Je suis tout sauf magnifique.
C'est un beau résumé, non?
Elle fronce les sourcils, l'air étonnée.
Hana: Ne vous débattez pas trop s'il vous plaît .. sinon, ils vont vous faire mal. Croyez-moi, je sais ce que ça fait.
Elle baisse les yeux et m'invite à porter des chaussons.