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A la merci de mon mari

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Blurb

un homme tue son meilleur ami parce que celui ci ne veut plus appartenir à leur club des trafiquants de d****e, et il fait accuser sa femme de son meurtre. entre infidélité, corruption, complot, cette histoire vous mènera au cœur d'une histoire témoin de la bravoure d'une femme.

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chapitre 1
  La soirée fatidique qui a bouleversée ma vie, je m’en rappelle comme si c’était hier; si j’avais décidé de passer ma route, ça m’aurait évité bien de soucis. La curiosité tue, et bien, c’est vrai; à cause de la curiosité j’ai vécu des atroces souffrances. Mais la curiosité ne fut pas le seul coupable. Vous comprendrez dans la suite de mes écris.   Tout commença un soir, qui paraissait tout à fait normal, j’étais dans ma chambre et j’entendis des bruits; ç’avait l’air des disputes. Je descendis les escaliers et me dirigea vers le bureau de mon mari, c’était de là que provenait ces bruits. Sachant mon mari très impulsif, je me mis juste derrière la porte, je pouvais voir l’intérieur car la porte était entrouverte. Il se disputait avec George K, un ami et un membre de son parti politique. Ce qui m’étonna, George était son ami depuis Dieu seul sait combien de temps. La dispute devenait très violente; à cet instant, je me demandais si je ne devrais pas intervenir, mais je ne fis rien.   - arrêtes-ça, mais tu es fou! Cria mon mari. Tu veux détruire tous ce qu’on a construits! N’as-tu pas des enfants? Que deviendront-ils?   - nous avons déjà fait beaucoup de choses atroces, il est temps d’arrêter   - rien ne sera arrêté! Il faut qu’on finisse ce qu’on a commencé   - jusqu’à quand? Combien de gens vas-tu tué? Quand on était pauvre, je pensais que le pouvoir, la gloire et l’argent donnaient le bonheur; nos mains sont sales; tu peux continuer, moi je vais me rendre à la police   - t’es qu’un égoïste! Le fait que tu te rendes, va me porter préjudice.   - ça ne sera pas si grave, si tu décides d’arrêter. Combien as-tu dans tes comptes? Ça ne te suffit donc pas?   - ça ne me suffit pas! Je veux plus!   J’essayais de comprendre bien que mal, les phrases que j’entendais. Mon mari et George étaient trempés dans des sales histoires! Ils ont bien joué à la double face. Mon mari était ministre de l’hydrocarbure, George était sénateur. Des pères exemplaires. À l’époque, personne n’aurait cru à ce que j’entendis. Mon mari avait des fondations pour aider les sans-abris, les veufs, les orphelins et plein d’autres. C’était un homme politique aimé par son peuple. Il aspirait à devenir chef d’Etat.   - D’accord! Je te donne 48h pour réfléchir. Nous pouvons décider d’arrêter les trafics d’humains et de la d****e sans que personne ne sache quoi que ce soit, nous avons déjà suffisamment d’argent.   - tu ne comprends pas! Tu n’es qu’un faible! Je ne peux pas te laisser raconter au grand jour tout sur nos affaires, je ne veux pas non plus arrêter. Il ne reste plus qu’une solution   Mon mari sorta un pistolet de sa poche, et tira sur George. J’étais comme tétanisée. Je n’arrivais pas à assimiler ce que je venais de voir. L’homme avec qui j’avais vécu plus de dix ans, était le diable en personne. Il venait de tuer son ami d’enfance de sang-froid. Et il n’avait pas du tout l’air de regretter son acte. J’étais tellement horrifiée, mais je pris mon courage à deux mains et ouvra la porte.   - qu’est-ce que tu as fait? Hubert! George était ton ami! Donc c’est ça que tu fais, t’es un loup dans la peau d’un agneau   - tais-toi femme!   Il s’approcha de moi comme le meurtrier qu’il était, attrapa mes cheveux, et me conduit dans notre chambre. Je trébuchais en montant les escaliers; ça ne l’inquiétait nullement. J’avais si mal à la tête. Arrivé dans la chambre, il me jeta sur le lit.   - écoutes bien ce que je veux te dire. Tu n’as pas intérêt à raconter ce que tu as vu et entendu dans ce bureau. C’est d’accord?   - je ne serai pas ta complice. Tu as pensé à sa femme, à ses enfants?   - il a cherché ce qui lui est arrivé! Je l’avais prévenu. Que tu le veules ou non, tu es déjà ma complice.   - non. Je vais demander le divorce et le monde entier saura quel genre de crapule tu es. Tu vas pourrir en prison et plus jamais tu verras nos enfants.   - que tu es naïve! Je suis l’homme le plus puissant de ce pays. Où vas-tu m’accuser? Comme tu veux jouer à la justicière, je veux te montrer ma vraie face   - rien ne pourra plus m’étonner. Tu viens de me montrer que tu es le diable   - oh oh! Ma chérie, tu n’as encore rien vu. Viens là!   Cette fois, il me tint fermement la main gauche, et nous descendîmes dans le bureau. George se vidait de son sang. Il avait reçu une balle dans la tête. Je ne comprenais toujours pas pourquoi nous étions revenus dans le bureau quand mon mari me poussa vers George, j’atterris sur lui, horrifiée, je me poussai à côté du corps et tomba sur la mare de sang; j’étais couverte de sang. Mon mari passa un coup de fil rapide, je n’eus pas le temps d’entendre ce qu’il dît au téléphone. Je ne savais pas encore que mon avenir venait d’être scellé.   - tu es complètement malade, Hubert! J’ai du sang partout. Mais qu’est-ce qui te prend!   - tu vas bientôt comprendre   - comprendre quoi ? Je vais monter dans la chambre prendre une douche Dès que je m’approchai de la porte, il me repoussa à l’intérieur.   - tu n’iras nulle part!   - comment ça? Laisse-moi partir! Que veux-tu faire encore? Tu es aussi dans une secte? Tu veux pratiquer des trucs sur le corps de ton ami? Je t’ai déjà dit que je ne serai pas ta complice   Après quelques minutes des disputes, j’entends la sirène de la police. Quelques secondes après, les policiers entrent dans la pièce. À peine que je s’essayai de m’exprimer, qu’il me devança   - arrêtez cette femme, elle a assassiné le sénateur George K.   - quoi? Qu’est-ce que tu racontes? Monsieur le policier, c’est lui qui l’a assassiné   - assassiner mon ami? Acceptes ce que tu as fait, tu es un monstre!   Je n’arrivais plus à m’exprimer, je ne croyais pas à ce qui était en train de se passer, j’avais l’impression de rêver. J’essayai quand même d’expliquer aux policiers ce qui s’etait réellement passé, mais ils étaient déterminés à ne pas me croire. À l’espace de quelques secondes, les policiers m’embarquèrent dans leur voiture. Ma fille et mon fils criaient mon nom, ils ne comprenaient pas non plus ce qui se passait. Les policiers m’emmenèrent dans un parquet de la ville, ils me mirent dans une petite pièce dans laquelle je ne pouvais même pas me lever correctement. J’étais dans le noir.   Les instants de cette soirée me passaient en boucle. Je n’arrivais toujours pas à réaliser ce qui venait de m’arriver. « Je vais aller en prison à sa place » Personne ne va me croire. Non! Je ne peux pas perdre l’espoir” me disais-je. Car dans les instants comme celui-ci, l’espoir reste notre seul allié. Hubert était un homme très influent dans le pays, il était vu comme un saint; la tâche s’annonçait très difficile. Je restai dans cette pièce pendant deux semaines. Je profitais quand le garde m’apportait l’eau et la nourriture pour voir s’il faisait jour ou nuit. Je n’avais pas pris de douche, il n’y avait pas de toilette, je faisais mes besoins dans un coin de la pièce, et au bout d’une semaine, l’odeur devenait insoutenable. Je dormais sur le sol froid et je n’avais pas de couverture. La solitude et le noir me rendaient folle, j’avais l’impression de délirer.   Le garde ouvra la porte et me regarda avec dédain, me dit : “sors de là!” je le suivis jusque dans la salle de visite. Les gens se bouchaient le nez quand je passais. Un sourire apparut sur mon visage quand je vis mon frère Jonathan, il était un avocat. Je me jetai sur lui en pleurant, il me tint fortement contre lui. Notre étreinte dura quelques secondes et nous nous assîmes.   - je suis venu ici plusieurs fois mais personne ne m’a laissé te voir. Qu’est-ce qui s’est passé?   - je suis innocente. Tu dois me croire   - je te crois.   - c’est Hubert l’assassin.   J’ai pris des minutes à lui raconter cette soirée, comment Hubert avait abattu son ami   - Wow! Dit-il. Pourquoi veut-il te faire porter le chapeau   - je ne sais pas. J’ai refusé d’être sa complice   - ce n’est pas une raison suffisante. Tu es quand même sa femme, la mère de ses enfants. Il doit y avoir autres choses   - quoi donc?   - dommage qu’on n’ait pas assez de temps pour élucider cet affaire   - comment ça?   - George a été enterré hier. C’est demain que tu seras jugée au tribunal, si tu es coupable, tu seras transférée à la prison centrale   - m***e! Hubert a bien réussi son coup. Qu’est-ce que je veux devenir? Je ne peux pas aller en prison pour un crime que je n’ai pas commis   - nous savons tous les deux ce qui va se passer demain. Mais je te promets que je mènerai des enquêtes pour trouver des preuves qui incrimineront ton mari. Ne perds pas espoir, même si la justice de ce pays est pourrie, la juste divine existe et est fiable. Dieu va combattre pour nous   - et pendant ce temps je serai en prison! Les policiers n’ont-ils pas menés des enquêtes? Je n’ai pas touché cette arme, et il ne m’appartient pas   - tu parles de quels policiers? Les policiers de ce pays? Ils sont tous corrompus. Même le président est corrompu.   - alors quand bien même tu trouves ces preuves, dans quel tribunal allons-nous nous adresser? Ma vie est f****e!   Je pleurais à chaudes larmes, mon frère essayait de me réconforter. “Qu’ai-je fais de mal?” Me demandais-je. - le temps de visite est fini! Sergent, raccompagner la femme dans sa cellule! Cria un policier   - vous n’avez pas le droit, ce n’est pas une simple visite, je suis son avocat. Rétorqua mon frère   - ferme ta bouche et sors d’ici! Avant que je ne te mette toi aussi dans une cellule!   - t’inquiètes pas Anne, tu seras innocentée, je vais me battre pour ça!   C’est la dernière phrase que j’entendis de mon frère. Le lendemain le garde m’emmena dans ce qu’on peut appeler une douche. Il me remit des vêtements et un savon. Dans la douche, il y avait un seau d’eau. Après que j’ai fini de me laver et m’habiller par la suite, je sortis de la douche, et le garde me menotta. Un autre garde m’accompagna hors du parquet où d’autres policiers m’attendaient pour m’emmener au tribunal.   Il y avait tout une foule devant le tribunal. Les policiers devaient me protégeaient, sinon ces gens m’auraient tuée. Les gens m’insultaient, me jetaient des trucs. Je me demandai comment ces gens peuvent-ils me condamner alors qu’ils ne connaissent pas la vérité. Mais c’est typique de mon pays. Il suffit qu’on dise c’est lui, il a volé, pour que tout le monde se jette sur lui.   Je n’étais au bout des surprises. Les policiers m’emmenèrent dans un des locaux du tribunal. Quelques minutes après, une dame beaucoup plus jeune que moi entra dans la pièce suivie d’un policier.   - c’est votre avocate. Dit-il   - comment ça? J’ai déjà un avocat.   - ah! Vous n’êtes pas au courant! Votre frère est mort hier d’un accident de circulation.   Mon cœur fit un boum.   - je ne vous crois pas! Je sais que c’est encore un coup de mon mari. Désiré est vivant et il ne va pas tarder à arriver   - votre frère est mort! Votre sœur va vous le confirmer   - écoutez-moi madame! Dans quelques minutes la séance va commencer et je n’ai pas que ça à faire! Donc racontez-moi ce qui s’est passé.   Cette femme était tellement insensible au fait qu’on venait de m’annoncer la mort de mon frère. Mais je ne pouvais pas lui tenir tête, j’avais besoin d’un avocat. Je lui racontai tous ce qui s’était passé, je répondis aussi à ces questions. Je priai au fond de moi que tous se passe bien et que Désiré ne soit pas mort.       Après que l’huissier ait présenté les faits, l’avocat de la partie civile appela un témoin à la barre. Ce fut mon mari.   - Monsieur OMBA, racontez-nous la soirée où monsieur George KIESE a été tué   - après avoir diné, j’invite mon ami à prendre un verre dans mon bureau et causer un peu. Quelques minutes plus tard ma femme vient me dire que notre cadet a besoin que je l’aide avec ses devoirs. Alors je monte dans la chambre de mon fils, mais celui-ci très concentré avec sa tablette. Je lui fais quelques reproches sur le temps qu’il passe à jouer aux jeux vidéo. Ç’a pris au moins 20 minutes. Je descends dans mon bureau et là je trouve George se vidant de son sang. Ma femme sursaute en me voyant et se met à genoux en me disant de ne rien dire à personne, elle ne l’avait pas fait exprès, c’était un accident.   - et qu’avez-vous fait ensuite?   - j’ai tout de suite appelé la police. C’est vrai que c’est ma femme, jamais je n’aurai cru qu’elle sera capable d’une telle cruauté. Mais après que la police m’ait informé de leur découverte, j’ai compris que je ne connaissais pas la personne avec qui j’ai vécu plus de quinze ans   - monsieur le président, dit l’avocat, la police a découvert que Madame OMBA et Monsieur KIESE entretenaient une relation amoureuse. Les policiers ont trouvé des lettres d’amour comme preuve dans le domicile de KIESE et OMBA. Voici les dites lettres. Et vous remarquerez que dans la dernière échange, Monsieur KIESE voulait mettre fin à leur relation, mais Madame OMBA n’était pas de cet avis. Par la suite, elle a invité Monsieur KIESE à diner chez elle le soir où il a été tué.   J’étais tellement choqué. Mais j’étais aussi sereine parce que je n’avais jamais fait d’échange des lettres avec George. Et encore moins avoir une relation. Nous avons tous les trois étudié dans la même université. Nous étions très amis. George m’avais fait savoir un jour à la fac que je l’intéressais, et je lui avais répondu que j’aimais Hubert, on en avait ris et on en a plus jamais parlé.   Mon avocate se leva et posa de questions à Hubert, des questions pas du tout pertinente, ce qui me mis hors de moi, elle était censée me défendre.   L’avocat de la partie civile appela un autre témoin à la barre. Grande fut ma surprise de constater qu’il s’agissait de mon chauffeur.   - Monsieur KAMBA, connaissiez-vous monsieur George KIESE? Si oui, qui était-ce?   - oui, c’était le meilleur ami de mon patron   - quelle relation avait Monsieur KIESE et Madame OMBA?   - ils entretenaient une relation amoureuse; j’accompagnais souvent ma patronne à l’hôtel XXX où il se voyait avec Monsieur George; de fois ils s’embrassaient même dans la voiture.   - pourquoi ne l’avez-vous jamais dit à votre patron?   - Madame OMBA m’avait menacé qu’elle me tuerait si j’ose dire quoi que ce soit à son mari; j’ai des enfants  et aussi, je suis le seul espoir de ma famille. J’ai eu peur c’est pourquoi je n’ai jamais rien dit   - c’est tout votre honneur   Là! Le choque était de taille. J’ai tellement aidé ce garçon quand un membre de sa famille était malade, j’avais augmenté son salaire en secret parce que mon mari lui payait une misère. Mais il me trahit quand même en raconta des faussetés sur moi. Mais je ne l’enviai pas trop, j’imaginai quelle horreur mon mari avait promis de lui faire s’il  refusait de témoigner contre moi.     Mon avocate se leva pour poser des questions banales au témoin; je commençai à me demander si elle était vraiment là pour me défendre.   L’avocat de la cour appela un dernier témoin. Ce fut un monsieur de la trentaine que je ne connaissais pas. Il se présenta comme le gérant du dit hôtel XXX. En me pointant du doigt, l’avocat lui demanda :   - connaissez-vous cette dame? Si oui, qui était-ce?   - oui je la connais, c’est l’une de mes clientes à l’hôtel XXX   - venait-elle seule?   - non, avec un monsieur, c’est un homme politique je crois   En lui montrant une photo:   - c’est de lui que vous parliez ?   - oui c’est bien lui.   - c’est tout votre honneur   Après que mon avocate ait posé des questions au gérant, mon avocate m’appela à la barre et me demanda de raconter ce qui s’était réellement passé le fameux soir. Je racontai tous les faits.     - donc si je crois à vos dires, vous n’aviez pas tué Monsieur George KIESE. C’est votre mari qui l’a fait parce que Monsieur KIESE voulait dénoncer à la police leurs magouilles?   - oui c’est ça   - pourquoi vous accuse-t-il alors?   - il veut me faire porter le chapeau en inventant tout cette histoire, je n’i jamais eu de relations avec George. C’est un complot contre moi   Ce fut le tour de l’avocat de la partie civile. Il me montra lesdites lettres. J’ai fus choqué de remarquer qu’il s’agissait bel et bien de mon écriture et de ma signature.   - reconnaissez-vous ces lettres?   - non je ne les reconnais pas   - pourtant c’est votre écriture et votre signature?   - oui c’est vrai, mais ce n’est pas moi qui les ai écrites   - avez-vous des preuves des sales histoires dans lesquelles serait trempé votre mari en complicité avec la victime?   - non je ne l’ai su que ce jour-là   - c’est tout votre honneur. J’appelle à la barre Joël OMBA, le fils cadet de la famille OMBA   Après les présentations il posa à mon fils si son père était venu le voir ce soir-là et il répondit par l’affirmatif. Je n’ai pu retenir mes larmes. Comment avait-il osé? Dresser mon fils contre moi? Quel monstre fait ces genres des choses. Tout ça pourquoi? Continuer avec ses magouilles!   Le juge donna une heure de pause avant la plaidoirie. Nous rentrâmes dans la petite salle avec mon avocate. On me permit de voir ma sœur. Quand elle entra dans la pièce, je me jetai sur elle en pleurant.   - il a gagné! Dis-je en pleurant. Je vais payer pour un crime que je n’ai pas commis   - Dieu n’abandonne pas ses enfants, il fera l’impossible. Arrête de pleurer ma sœur. Excuses-moi de te le dire comme ça mais, Jonathan est mort! Finit-elle, suivit des sanglots   - NON NON NON!!! Ce n’est pas vrai! Il n’est pas mort   - si il l’est! Maman est inconsolable. Papa a été emmené d’urgence à l’hôpital. - pourquoi ça nous arrive? Qu’ai-je fais de mal seigneur?   Un policier vint sortir ma sœur de la pièce, je crois qu’ils me permirent de la voir, rien que pour me déstabiliser. Je perdis le dernier espoir que j’avais.   - nous devons parler sur la plaidoirie.   - il n’y a plus d’espoir, ils ont monté un complot contre moi. Et la seule personne qui pouvait m’aider ne vient de mourir.   - écoutez-moi vous devez plaider coupable, pour que votre peine soit abaissé   - qu’est-ce que vous racontez?   - vous avez vu, ils ont des preuves irréfutables contre vous, on dira que c’était un accident, que ce n’était pas prémédité. C’était un crime passionnel, vous avez tiré sur le coup de la jalousie.   - non je suis innocente, et même si je dois pourrir en prison, j’irai la tête haute   - et vos enfants? Vous avez pensé à eux? Vous ne voulez plus jamais les revoir et leur dire que vous n’êtes pas une meurtrière? Vous croyez que votre mari emmènera les enfants pour te faire une visite en prison?   - ...   - vous devez accepter de plaider coupable, les membres des jurés auront pitié de vous.   - si je plaide coupable, cela vaudra dire que je le laisse gagner   - ouvrez les yeux! Il a déjà gagné   - non je ne peux pas faire ça   - vous pouvez! Une année après vous pourrez faire un recours   - vous en êtes sûr?   - oui, vous devez d’abord trouver des preuves irréfutables   - non c’est hors de question, je suis innocente qu’on me croit ou pas, je n’accepterai jamais de porter ce fardeau.   - c’est comme vous voudrez   Vint l’heure des plaidoiries. L’avocat de la partie civile commença:   - Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs les jurés, je suis ici pour défendre ce qu’il reste de la vie de Madame KIESE et de ses enfants qui doivent désormais se débrouiller seules et payer très cher la folie d’une femme infâme et sans scrupules, de cette meurtrière qu’est Anne OMBA.   Que vont-ils devenir, privés de l’amour de cet être cher qui représentait l’âme de la famille ? Vous me direz certainement que le temps effacera cet épisode tragique et douloureux de la vie de ma cliente, eh bien ! Non ! Mme KIESE et ses enfants vont devoir supporter à jamais le poids de cette absence. N’oubliez pas que M. KIESE était un homme juste, bon mari, bon père, bon homme politique, passionné par son métier.   Non, Mesdames et Messieurs les jurés, cette femme n’a aucune excuse, son acte est Impardonnable. C’est un monstre, il n’y a rien d’humain en elle. D’ailleurs, elle n’a pas agi de façon impulsive, bien au contraire : son acte a été longuement prémédité, mûrement réfléchi. N’oubliez pas qu’elle a terrassé M. KIESE en lui assénant une balle dans la tête. Et tout cela pour quoi ? Mesdames et Messieurs les jurés, ce meurtre n’a été orchestré que pour une simple histoire d’adultère.   Aucune raison ne devrait pousser un homme sain d’esprit à en massacrer un autre. Même si je peux comprendre que madame OMBA soit rentrée dans une profonde colère, on n’a jamais raison de rendre la Justice soi-même, même pour les meilleures raisons du monde.   N’est-il pas temps, Mesdames et Messieurs les jurés, qu’enfin Justice soit faite ?   Cette femme, je vous le rappelle, a pris non seulement une vie, mais en plus, elle en a anéanties plusieurs autres. Voilà pourquoi, je vous demande de déclarer Anne OMBA coupable des faits qui lui sont reprochés.   Mon avocate passa à son tour pour la plaidoirie. Je n’entendis plus ce qui se disait à la salle. C’est comme si mon âme avait quitté mon corps. Je n’arrivai toujours pas à réaliser ce qui était en train de m’arriver. Qu’ai-je fait de mal ? Me demandai-je. Que deviendrais-je en prison ? Verrai-je un jour, de nouveau, mes enfants ? Pourquoi la vie se montre-elle injuste et cruelle avec moi ? Seigneur ne viendra-tu pas à mon secours ? Je ne suis pas parfaite mais je fais attention toute ma vie à marcher droit. J’ai fait l’aumône, j’ai aidé beaucoup de personnes en détresse, et moi qui va m’aider ? Je suis seul à la merci de mes ennemis, Eternel, entend mes cris ; viens et sauve moi. Ne laisse pas que mes ennemis rigolent de moi. Je t’en supplie ô Dieu, entend ma prière. Je ne mérite pas ce qui m’arrive, je n’ai jamais fait de mal à qui que ce soit, pourquoi dois-je subir une telle humiliation, une telle injustice ? L’homme que j’ai aimé, l’homme avec qui j’ai vécu toutes ces années, l’homme avec qui j’ai eu des enfants, cause ma chute. Regarde Seigneur comme il me méprise, il creuse une fosse pour moi ; que lui ai-je fait, Seigneur ? Es-tu aveugle ? Ne vois-tu donc pas ? Ne me rejette pas Seigneur comme ils l’ont fait. Je n’ai que toi où irais-je ? En qui me confierais-je ? Si ce n’est en toi ?        

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