Le point rouge sur le front d’Elias ne bougeait pas. Il était là, fixe, comme un troisième œil maléfique né des ténèbres. Awa sentit le sang se figer dans ses veines. Elias, lui, restait parfaitement immobile, les muscles tendus, faisant écran de son corps pour protéger la mère et l’enfant. — Ne bouge pas, Diop, murmura-t-il, la voix à peine audible. Ils ne tirent pas encore. Ils veulent la clé. Mais avant qu’un mot ne puisse être échangé entre les ombres du toit et le tireur invisible, le silence de la nuit fut brisé par le hurlement d'un téléphone. Pas celui d'Awa, ni celui d'Elias. C'était celui de l'homme en noir qui venait de surgir de la verrière, une arme à la main. L'homme décrocha, écouta quelques secondes, puis abaissa lentement son pistolet. Le laser s'éteignit. — Changement

