Point de vue de Amina :
L'humiliation que je ressens toujours au fond de moi semble me tuer à petit feu même si je n'en donne pas l'air. Je n'ai jamais donné à Elajia le pouvoir de me parler comme ça et là sans même m'y attendre il a osé me dire qu'il ne m'aime pas et qu'il ne m'a jamais aimé, comment peut-on dire ce genre de chose à une fille que l'on prétend respecté ?
Je ne sais pas où il a puisé le culot de me parler comme ça mais il me paiera pour chaque mot qu'il a sortit de sa bouche. Je sais que ce n'est pas vrai ! Je sais aussi que tout les arguments qu'il m'a dit n'était que pour m'éloigner de lui ! Ça j'en suis sûr et certaine car ce n'est pas le genre de personne à prendre des risques pour engrosser une fille mais la seule chose pour laquelle je n'arrive pas à savoir si c'est vrai ou faux, c'est l'amour qu'il m'a dit ne jamais éprouvé pour moi car il avait l'air si sérieux !
J'étais dans ma boutique avec Julia mon assistante entrain de vérifier si les vêtements étaient tous à leur place lorsque je me retourne et que je me retrouve nez à nez avec lui !
-Je vais essayer de garder mon sang froid d'accord ? Alors sors immédiatement de ma boutique ! Ordonnais je.
-Amina, il faut qu'on parle !
-Toi et moi n'avons plus rien à nous dire Elajia. Hors de mon territoire !
-Ce n'est pas ce que tu crois, laisse moi au moins t'expliquer ! Je n'avais pas le choix. Je te le jure ! Dit il en jetant de temps à autre un regard par dessus son épaule.
-Je m'en fiche complètement ! Dégage ou j'appele mes gardes !
-Non, ça ne sera pas nécessaire. Je m'en vais ! Ajoute t'il en me jetant un regard de déception avant de s'en aller aussi vite qu'il est venu.
Il me manque tellement mais c'est comme ça !
-Patronne est ce que ça va ?
-Oui. Oui. Alors où en étions nous ?
-Nous étions dans la disposition de ces chemises là ! Me montre t'elle.
-Bien, je retourne à mon bureau ! Demande aux autres employés de t'aider si t'en a besoin.
-D'accord !
-Et quand t'auras fini, je veux que tu me ramènes les deux bilans de ventes de ces deux derniers semaines.
Elle me répond dans un hochement de tête avant que je n'ailles m'enfermer dans mon bureau.
J'ai du mal à l'admettre mais la visite innatendu de Elajia m'a bouleversé. Que pouvait il bien me dire ?
Voilà la question que je me posais.
Toute le reste de ma journée, j'avoue que je n'ai pas pu de ma tête mais j'ai essayé de ne pas trop y prêter attention car j'avais déjà assez de travail.
Heureusement vers 21 heures, nous avions fini la totalité des inventaires de la boutique et nous sommes tous rentrés.
Dès que je refermais la porte de la maison, je me laissais assoupir sur le lit, fatigué par cette journée qui m'avait semblait mouvementée.
La sonnerie retentit et j'allais ouvrir me demandant qui peut bien passer me voir à cette heure.
-Qu'est ce que tu fais là Elajia ? Demandais je exaspéré.
-Tu vas t'asseoir et tu vas m'écouter ! Dit il fermement en entrant dans la maison puis il ferme la porte.
-Non toi tu vas m'écouter parce que je ne suis pas ton open bar, tu ne peux pas partir et revenir quand ça te chante. Donc fais moi plaisir et sors de cette maison parce que je ne comptes nullement t'écouter. Je ne veux plus te voir. Ne comprends donc tu pas ?
-Amina, Enzo et moi, on se faisait suivre par Lowis. Ils fallaient qu'on vous quitte afin qu'il croit qu'on était pas intéressé par vous si on ne l'avez pas fait, Dieu seul sait où est ce que vous serez en ce moment.
-Je m'en fiche complètement. Il y a d'autres moyens de quitter une personne maintenant hors de ma vue. Je ne veux plus avoir affaire à toi.
-Amina qu'est-ce que je peux faire pour que tu me pardonnes ?
-Dis moi ce qui t'a amené ici parce que je sais que c'est pour une tout autre raison que tu es là. Je ne suis pas dupe.
-Je suis chargé de suivre tes vas et viens. Tel que je connais Lowis, il ne s'arrêtera pas à ça seulement. Donc prends tes mesures et fais attention.
-Pourquoi ?
-Il pense que ton père essaie de nous démanteler. Il veut vérifier si tu en sais quelque chose.
-Ok. Bonne nuit ! Dis je en ouvrant la porte de sortie.
-Je...
-Bonne.nuit.Elajia. Prononçais je.
-Je ne savais pas que tu étais rancunière à ce point ! Lance t'il avant de sortir.
Je claque la porte derrière lui avant de me laisser glisser jusqu'au sol.
C'est le combat de mon coeur contre ma raison !
Pour ne pas me lamenter de mon comportement, je me levais pour aller faire mes ablutions afin de faire la prière de Icha.
Dès que je finissais, je pris un bain rapide avant de porter mon pyjama et d'entrer sous ma couverture pour m'endormir instantanément.
La tonalité de mon cellulaire me tira de mon sommeil. Je regarde le nom et c'était celui de Rachid qui s'affichait.
//Conversation téléphonique//
-Allô ! Dis je d'une voix endormi.
-Amina s'il te plaît dis moi que ma femme est avec toi ! Me supplia Rachid.
-Qu'est ce qui se passe ? Elle n'est pas avec moi ! Sursautais je en m'asseyant.
-Depuis ce matin, on a pas eu de ces nouvelles. Elle ne m'a même pas dit qu'elle sortait. J'ai appelé tout le monde mais personne ne l'a vu ni elle ni Fanta. Je tombe sur leurs boîtes vocales. Explique t'il brièvement.
-Calme toi Rachid ! As tu appelé chez toi ?
-J'ai appelé tout le monde qu'elle connait.
-C'est pas vrai ! J'arrive ! Paniquais je.
-Je t'attends chez mes parents. Nous sommes tous là-bas !
-D'accord ! Raccrochais je.
//Fin de la conversation téléphonique//
Je m'habillais d'un jogging simplement avant de prendre les clés de ma voiture. J'étais tellement en panique que mes mains sur le volant ne cessait de trembler. Remarquant que je dépassais la vitesse normale, je diminuais rapidement de vitesse puis je reprends instantanément mon souffle.
Calme toi ! Me dis je à moi même.
Quand j'entrais dans l'immense salon de la famille de Rachid, je les trouvais tous là-bas apeurés et inquiets.
-Bonsoir ! Dis je en m'installant près de Maax. Alors comme ça ma soeur est absente depuis ce matin et il y a que maintenant que je suis au courant Rachid ?
-Amina, on ne voulait pas t'inquiéter. On se disait qu'elle allait revenir. M'expliqua Rachid qui tenait une de ses jumelles.
-Ok. Le problème est déjà critique et je vais donc essayé de pas m'énerver ! Me dis je. Avez vous appelez la police ?
-Oui mais il demande plus de 48heures. On a cherché partout mais pas de traces d'elle ni de Fanta. Elles ne sont même pas aller au travail ce matin.
-La meilleure chose à faire c'est d'attendre jusqu'à demain matin pour recommencer nos recherches ! Ajoute Marem.
-Attendre demain matin ? Demain matin ? Est-ce que tu t'entends vraiment parlé Marem ?
-Amina on a déjà tout fait aujourd'hui et pas de traces d'elle. Peut être que demain, elle reviendra.
-J'ai passé la totalité de mon enfance avec elle et crois moi aussi nombreuse que soit ses défauts, celle là n'en fait pas partie. Je la connais assez bien pour dire que si ça tenait qu'à elle, elle serait revenue depuis longtemps pour s'occuper de son mari et de ses enfants.
-Qu'est-ce que tu veux dire par là ? Me demande tonton Moussa.
-Si Ndoumbé est sortit sans prévenir qui que ce soit c'est sûrement parce que de un elle n'avait aucunement l'intention de durée. Je ne sais pas où est ce qu'elle peut être mais où qu'elle puisse être, elle n'y est pas resté de son propre grés.
-Qu'est ce que ça veut dire ?
-Dites moi qui n'en voudrait pas après la fille du président ? M'exclamais je.
-Attends ! Je vais faire appel à toutes mes connaissances de l'ordre pour la retrouver ! Ajoute tonton Moussa.
Pendant qu'il appelait, je me massais la tête en cherchant une idée et tout d'un coup, mon cerveau me fit un déclic: les Scarface.
Sans plus attendre, je me levais pour sortir de la maison.
-Ou est ce que tu vas ? Me demande Rachid.
-Je vais voir quelqu'un ! Lui dis je.
-Je viens avec toi ! Ajoute Marem.
-Non ça va al....
Avant que je ne termine ma phrase, elle m'avait déjà devancé pour m'attendre au pas de ma voiture.
Je souffle d'exaspération avant de déverrouiller la voiture et je pris la route de l'appartement d'Elajia et celui de Enzo.
Quand on arriva en bas de l'appartement, je trouvais Marem un peu réticente. J'avais complètement oublié que Enzo avait rompu avec elle parce que ses parents étaient contre cette relation, en tout cas c'est ce qu'elle nous a expliqué.
Franchement les hommes m'étonneront toujours !
-Marem tu ne descends pas ? Demandais je.
-Non. Je...je...t'attends ici. Dit elle.
-Ces imbéciles ne méritent pas nos larmes alors relève ta tête ! Rétorquais je en la laissant seul dans la voiture.
Je toquais plusieurs fois à la porte avant que Enzo puisse venir m'ouvrir.
-Bonsoir. Je peux vous parler ?
-Entre ! Dit il.
Je trouva Elajia au salon mais je ne pris même pas la peine de le saluer, attendant que Enzo vienne.
-Tu peux t'asseoir tu sais !
-Où est Ndoumbé ? Demandais je.
-Ndoumbé ? Répètent t'ils en même temps.
-Depuis ce matin nous sommes à sa recherche. Et je trouve louche le fait que Elajia vienne me rendre visite le même jour. Alors c'est ça ? Tu vérifiais si j'avais remarqué son absence n'est-ce pas ? Je ne sais pas quel genre de c*****d vous êtes mais si vous croyez que je vous laisserez faire wallahi vous vous ferez le doigt dans l'œil.
-Amina trop c'est trop.... Se leva Enzo.
-Frère tu ne la touches pas d'accord ? Me défendis Elajia. Et toi tu te calmes et tu arrêtes de nous insulter. Je te rappelles que tu parles de sa soeur là.
-Enzo. Je te jure que si tu oses lever la main sur moi, faible n'est pas le mot dont tu te souviendras de moi. Je n'ai pas peur de vous ! Elajia lâche le pour voir, façon c'est tout ce que vous savez faire. Vous êtes ignobles !
-AMINA m***e ! Cria Elajia. ON NE SAIT PAS DE QUOI TU PARLES p****n DONC SOIT TU NOUS EXPLIQUE SOIT TU SORS DE CET APPARTEMENT !
Je regarde leur visage à tour de rôle et franchement parler, il n'y avait dessus rien qui pouvait me faire croire qu'ils étaient les coupables de l'absence de Ndoumbé.
-Depuis ce matin, on a pas de nouvelles d'elle et vous êtes le seul gang susceptible de lui vouloir du mal pour atteindre mon père.
-Amina je te jure que nous sommes pas les coupables. Dit Enzo apeuré.
-Et nous n'avons aucune idée de ce qui s'est passé ! Ajoute Elajia.
-Je ne sais pas mais si j'apprends que vous avez quelque chose à voir la dedans, je vous promet que j'irais personnellement vous démanteler tous un par un à la police au risque de me faire tuer, je m'en fiche.
-On y est pour rien et arrête de parler comme ça. Me sermonna Elajia.
-Mais où est-ce qu'elle est alors ? Questionnais je en contrôlant mes larmes. Ce n'est pas de ses habitudes. Non. Elle ne ferais jamais ça de son propre grès. Je vais y aller.
-Où est ce que tu vas ? Demande Enzo.
-Je vais essayer de la rechercher moi même.
-On vient avec toi ! Dit Elajia en même temps qu'Enzo.
-Enzo, Marem est en bas.
-Hein ?
-C'est l'occasion de lui parler ! Lui rappelle Elajia avec un clin d'œil.
Mais ce jour là contrairement à ce que l'on penser. Enzo n'avait pas accordé le moindre regard à Marem, ils ne s'étaient donc pas parler.
Ce n'était sûrement pas le bon moment avec l'absence soudaine de sa petite soeur.
Cela faisait maintenant 3 mois, 3 mois qu'on avait plus de nouvelle de Ndoumbé ni de Fanta.
3 mois qui me parurent avoir le goût d'une éternité. Ils avaient tous désespérés de la revoir sauf moi. Je ne pouvais pas accepter cette réalité de ne plus la voir dans ma vie.
|• Journal de 20heures : la fille cadette du président de la république a été reconnu officiellement disparu hier au commissariat de police général. Aprés 3 mois de silence sur cette mauvaise nouvelle, le président se confesse enfin: écoutons.....
-NON ! NON ! NON ! Criais je en me laissant tombé sur le sol. C'EST PAS VRAI ! C'EST PAS VRAI !
-Amina je sais que c'est dur mais le combat s'arrête là. C'est fini ! Me dit Elajia. C'est fini ! Tu dois t'en remettre à Allah. On ne peut plus rien faire. Déposons les armes.