Point de vue de Marem:
Aujourd'hui j'avais un rendez-vous avec Enzo. Je ne voulais pas vraiment y venir mais il a beaucoup insisté et au final il est venu lui même me chercher.
-Mon père ne t'avais t'il pas interdit de venir ici ?
-Alors monte avant qu'il ne nous voit !
-Qu'est ce que tu veux Enzo, je t'écoute !
-Suis moi et tu le regretteras pas ! Sourit il.
Je montais donc dans la voiture et nous descendions à son appartement mais au lieu d'entrer, il me proposa d'aller à la terrasse.
-Qu'y a t'il ? Pourquoi tu me regardes comme ça ?
-Pourquoi tu m'as menti ? Demande t'il.
-À propos de quoi ?
-Ton ventre, ça ne grossit pas !
-Ça ne te regarde plus à ce que je sache. Rétorquais je.
-Marem je ne voulais pas que tu sois en froid avec tes parents à cause de moi. Même si nous avions trouvés une multitude de solution pour être ensemble tant qu'on aura pas leur bénédiction, on avancera pas. Je ne suis pas du genre sentimental mais crois moi si je ne t'aimais pas, les choses se passeront bien différemment. Regarde moi s'il te plaît ! Dit il en soulevant mon menton. Tu es l'unique femme sur cette terre qui me fait méditer.
-Enzo... je...
-Je sais que je t'ai fait souffrir et que j'ai été froid avec toi mais je te demande de me pardonner. Élevons cet enfant ensemble.
-Non.
-Comment ça non ?
-Enzo cet enfant n'existe plus. Pleurais je silencieusement.
-Tu es sérieuse ?
Je fis oui de la tête.
-Comment est ce arrivé ? Explique moi.
-Ce jour là quand tu m'as quitté dans ton appartement, j'ai fait une chute et j'ai glissé des escaliers. J'ai perdu beaucoup de sang et c'est tardivement que mon agent s'en est rendu compte.
-Oh...je suis si désolé p****n tout ça c'est à cause de moi. Dit il en se tenant la tête. Tes parents sont ils au courant ?
-Bien sur que non. À quoi bon ? Je t'ai perdu toi et j'ai aussi perdu le bébé. Heureusement que mon agent a gardé le secret sinon s'il l'avait dit à mes parents, je me serais perdu aussi.
-Marem écoute moi, il faut que tu me pardonnes s'il te plaît. J'ai besoin que tu m'accordes ton pardon. Dit il en colère contre lui même.
-Enzo, calme toi. Je te pardonnes ! Dis je en prenant sa main.
-C'est vrai ? Tu me pardonnes réellement ?
-Oui. Je te pardonnes.
-Mon ange, tu es si douce et si gentille. Sourit il en effaçant les larmes sur mes joues.
-...
-Si je te demandais de te remettre avec moi est-ce que tu accepterais ?
-Ils diront que je n'ai aucune dignité mais il n'y a rien que je ne ferais pas pour toi Enzo.
-Tu acceptes alors ?
-Oui.
Cette réponse a suffit pour qu'il m'embrasse d'un b****r qu'il ne m'a jamais offert auparavant. Celui ci semble être plus réelle et beaucoup plus sincère. Cette fois, il semblait vraiment reconnaître ces sentiments à mon égard.
-Allons dans l'appartement, j'ai une surprise pour toi ! Dit il en me tirant par la main.
-C'est vrai ?
-Oui.
-Eih bah dis donc, je n'en avais jamais eu droit avant.
-Tu as bien dit avant ! Tu es prête ? Répète t'il en posant sa main sur le poignet.
-Oui. J'ai l'impression de revivre le moment où je te présentais à mes parents ! Rigolais je.
-Sauf que cette fois ci on échange les rôles ! Ajoute t'il en ouvrant la porte de l'appartement.
La lampe était éteinte mais lorsqu'il alluma, sa phrase prit tout d'un coup un sens.
-Papa ! Maman ! Les appelais je choqués. Qu'est-ce que vous faîtes ici ?
-Marem laisse moi te présenter mon beau père et ma belle mère. Sourit Enzo. Sans oublier mes beaux frères.
-C'est pas vrai ! Vous avez acceptés ?
-Oui ! Dit mon père.
-Mam...maman ?
-Nous sommes d'accord ma fille ! Ajoute t'elle.
Je sautais dans les bras de Enzo en criant faisant rigoler mes parents et les enfants de Rachid.
La semaine d'après j'étais déjà Madame Diouf ! Et Enzo avait acheté une petite maison de 4 chambres, 2 salons, 2 toilettes, une cuisine et une véranda. Nous avons alors tous les deux déménagés là-bas. Nous n'avions pas fait de fêtes à cause de la disparition de Ndoumbé qui malgré tout, pesait toujours sur nos épaules.
Malick était un peu réticent mais je lui ai fait savoir qu'aucun homme sur cette terre ne prendra sa place et depuis nôtre discussion, sa relation avec Enzo s'est nettement amélioré.
Cela fera aujourd'hui une année entière que la disparition de Ndoumbé se faisait poursuivre. Pendant cette année, Amina et Rachid étaient les personnes les plus affectés. Rachid essayait de paraître fort mais on voyait bien que c'était difficile pour lui, il n'arrivait pas à joindre les deux bouts donc Amina est allée vivre là-bas question de lui apporter de l'aide avec les enfants qui n'arrêtaient pas de demander des nouvelles de leur mère.
C'était triste à voir mais c'était le choix Du Tout Puissant et on ne pouvait que l'accepter.
Mis à part ça, je m'inquiétais pour une personne en particulier et c'était Amina, elle n'avait plus de vie. Tout ce qu'elle faisait de ses journées, c'était de s'occuper des enfants à longueur de journée. Elle n'allait même plus au travail et a fini par me charger de la boutique afin de voir le travail des employés.
Elajia essayé chaque jour de la détacher de cette monotonie mais Amina était une de ses personnes super rancunière donc elle refusait catégoriquement de le pardonner aussi facilement.
-Bonsoir ! Saluais je quand Rachid vint m'ouvrir.
-Bonsoir petite soeur ! Entre ! Dit il en me tendant la main.
-Alors comment se passe le mois de Ramadan ? Demandais je une fois installé au salon.
-Cava hein ! On tient le cou. AMINA ! VIENS VOIR, MAREM EST LÀ !
-J'ARRIVE ! JE FAIS LA COUCHE DE MAMI. (Le surnom de l'homonyme de Amina.)
-Alors comment ça se passe ici ? Pas trop fatigué avec les enfants j'espère ?
-Me pose pas cette question. Les jumelles nous rendent fou Amina et moi. Moussa, n'en parlons pas. Il est très assidu à l'école mais en dehors, c'est quelqu'un de très v*****t. On peine à le maîtriser.
-Il s'en prend à ses sœurs ?
-Oui, quand ces dernières touchent à ses affaires.
Amina habillé d'une pagne et d'un t-shirt apparu enfin au salon accompagné des jumelles et de Moussa qui lui tenait la main. On aurait dit qu'elle étaient leur mère tellement les enfants étaient proches d'elle.
-Bonsoir Marem ! Sourit elle en me faisant un câlin. Ça fait longtemps.
-C'est normal étant donné que jamais vous n'avez jugé nécessaire de passer me voir. Bonsoir mes amours. Vous êtes beaux ! Chantonnais je en faisant un câlin aux enfants.
-Ne dis pas ça Marem. Avec les enfants, on a pas le temps mais je te promet que très bientôt, on viendra te voir. Répond Amina.
-Ouais je ferais tout pour appliquer ce qu'elle vient dire. Ajoute Rachid.
-Amina tu as très mauvaise mine ! Regarde toi, tu ne ressembles à rien en ce moment.
-Comment faire ? Hausse t'elle les épaules.
-Je sais que tu fais tout ça pour l'amour de ta soeur mais ça ne t'empêche en rien de reprendre ta vie en main.
-Je vais bien Marem ! Répond t'elle.
-Rachid je sais que tu souffres autant qu'elle de cet absence mais tu ne devrais pas la laisser comme ça.
-Marem je fais tout ce que je peux mais tu la connais, elle est très têtue. Quand je lui parle de ça elle me répond toujours par un oui mais elle n'en applique rien. Dit Rachid en caressant Amina par les épaules.
-Vous allez me faire pleurer ! Soupira Amina en levant les yeux au ciel pour ne pas faire couler de larmes. Je ne sais pas dans quoi elle est et je ne pourrais avancer sans le savoir. Si ses enfants n'étaient pas là. Dieu seul sait ce que je serais devenue.
-Et moi donc ! Ajoute Rachid.
-Toi aussi. Sourit Amina.
-Bon Marem, j'espère que tu restes pour la rupture du jeune ! S'exclame Amina pour changer de sujet.
-Bien évidemment, je ne comptes pas rentrer. Dressez la table que je me régale. Dis je narcissiquement.
-*Rire* Toujours aussi folle toi ! Dit elle en allant dans la cuisine.
-Tata, on va joué à la poupée ! Me proposa Nafi.
-Moi aussi, je veux jouer avec vous ! Ajoute Mami.
-D'accord. D'accord bon moi je prends celle là.
Pendant ce temps là Rachid et son fils suivait un match.
-Amina ! Appela Rachid.
-Oui ? Dit cette dernière en venant à son hauteur.
-Tu peux me passer mon ordinateur s'il te plaît.
-Tu as encore mal à la tête Rachid ! Remarque Amina.
-Ouais, ça devient chronique n'est ce pas ?
-Bah oui, tu en a pris deux à l'aube. Promets moi que tu iras voir un médecin au plus vite ?
-À une condition !
-Laquelle ?
-Que tu essaies de reprendre ta vie en main au plus vite. Dit il en prenant une voix ridicule.
-*Sourire* Je te le promet.
-Je te le promet aussi.
-D'accord bon je t'emmènes ton ordinateur. Dit celle ci avant de le lui ramener pour après retourner à la cuisine.
Quelques minutes plus tard, je laissais les jumelles continuaient les jeux pour aider Amina.
Je la trouve entrain de terminer les crocs-monsieurs.
-Qui t'as dit que Rachid les aimait ? Demandais je en me lavant les mains puis je pris un tablier afin de presser les oranges qu'elle avait mis en plan.
-Lui même !
-Ndoumbé serait fière si elle voyait tout le mal que tu te donnes pour sa famille.
-Sa famille est la mienne Marem. Sourit elle.
-Tata ! Tata !
-Qu'est ce qu'il y a ma petite Nafi ? Lui demande t'elle en terminant sa cuisine pour se retourner vers elle.
-Je veux faire pipi.
-D'accord. Dit elle en se lavant ses mains puis elle se servit d'un torchon avant de prendre Nafi dans ses bras pour l'amener au toilette.
-Waouw ! Une vraie lionne ! Remarquais je avec un sourire.
Elle revient quelques minutes plus tard.
-Tu sais que je t'admires ?
-Marem n'es tu pas amoureuse de moi ? Se moqua t'elle.
Au même moment, son téléphone posé sur le colistra se mit à sonner.
Elle le saisit avant de pousser un long soupire.
-Quoi ? Qui c'est ?
-Elajia !
-S'il te plaît, répond et mets ça en haut parleur ! Sautillais je de joie.
-Ok! Ajoute t'elle avant de décrocher puis elle le mit en haut parleur.
//Conversation téléphonique //
-Allô !
-Quand vas tu me foutre la paix ? Demande aussitôt Amina.
-Quand tu m'auras pardonner.
-Je t'ai déjà dit que...
-Que tu n'étais pas mon open bar et que je ne pouvais pas entrer et sortir de ta vie comme je le voulais. Tu me l'as tellement répétés que je n'en ai fait une leçon. Et dis toi qu'après une année à te courir après, je suis sûr que tu n'es pas un open bar.
-Et ?
-Je veux faire ma vie avec toi Amina. Peu importe le risque que je prendrais pour être avec toi, je le ferais. Tu pourras même ne pas faire d'efforts, laisse moi te prouver que je peux devenir meilleur. Je te le promets Amina. Quand tu voudras, je ferais de toi ma femme. Regarde moi Amina, jamais auparavant je n'aurais cru faire le canard avec une fille et si aujourd'hui je parviens à le faire c'est pas contre moi mais parce que tu es celle qu'il me faut.
-Elajia tu.....
-Amina pour couper court je commence à en avoir marre que tu te fasses désirer. Demain à 17heures je t'attendrais à mon appartement et si jamais tu ne viens pas. Là je saurais que c'est réellement fini entre nous et crois moi tu n'entendras plus jamais parler de moi.
-......
Au lieu de répondre, elle raccroche.
//Fin de la conversation téléphonique//
-Pourquoi tu as fait ça ? Demandais je perplexe en ecarquillant les yeux.
-Je dois dresser la table ! Répond t'elle en hésitant.
-Amina !
-Marem lâche moi les baskets avec ça et viens m'aider plutôt !
Même si nous avons passé une belle soirée, je n'ai cessé de garder un œil attentif sur le comportement réciproque de Amina et de Rachid. Sans vouloir vexé, Amina avait totalement remplis l'espace qu'avait laissé Ndoumbé derrière elle car sa soeur s'occupait de tout, une vraie mère poule.
Cependant tout laisse à croire que mon frère et Amina étaient tombés fou amoureux l'un de l'autre sans bien évidemment s'en rendre compte mais comme on dit l'amour ne prévient pas.