CHAPITRE 13 : LE SCEAU DE L’INTIMITÉ
POV : Ismaël
Le silence de la maison n'était rompu que par le tic-tac d'une horloge lointaine et le battement sourd de mon propre cœur. J'ai poussé la porte de notre chambre. La pièce était baignée d'une lumière tamisée, une atmosphère de sanctuaire.
Kira était là. Elle était assise au centre de l’immense lit, un nuage de soie et de dentelle l’entourant. Elle ne m’a pas regardé tout de suite. Ses mains, encore ornées du henné sombre de la veille, s’affairaient avec une lenteur fébrile à retirer les dernières épingles de son voile. Quand le tissu transparent a glissé sur ses épaules, libérant ses boucles brunes, j'ai senti mon souffle se couper. Elle était d’une beauté pure, presque sacrée.
Je me suis approché d'elle. Le matelas a légèrement fléchi sous mon poids. Elle a enfin levé les yeux vers moi, et j'y ai lu un mélange de détermination et d'une vulnérabilité totale.
Le frisson de l'innocence
Je me suis penché vers elle, mes mains encadrant son visage. Je l'ai embrassée, d'abord avec une douceur infinie, pour apaiser le tremblement que je sentais monter en elle. Kira a tressailli. Ce n'était pas un tressaillement de peur, mais celui de l'inconnu. À cet instant, j'ai pris conscience, avec une intensité brutale, de la responsabilité qui m'incombait : j'étais le premier. Elle m'offrait son innocence, ce trésor qu'elle avait protégé avec tout son piment et sa fierté.
— « N'aie pas peur », j'ai murmuré contre ses lèvres. « Je suis là. »
Mes baisers sont devenus plus profonds, plus explorateurs. Je voulais effacer tout le stress des jours passés, toutes les insultes et les doutes. Mes mains ont glissé sur ses épaules pour libérer le haut de sa robe. J'ai commencé à embrasser chaque centimètre de sa peau, m'attardant sur ses formes généreuses qu'elle avait si farouchement cachées sous ses vêtements larges.
Quand mes lèvres ont trouvé ses seins pointus, j'ai entendu un petit gémissement s'échapper de sa gorge, un son qui m'a rendu fou. Elle était si réactive, si vivante. Je continuais ma descente, explorant son corps comme un territoire précieux. Lorsque j'ai atteint l'intimité de son vagin, j'ai senti son corps se tendre une nouvelle fois. J'ai pris mon temps, utilisant toute la patience que je n'avais jamais eue en affaires pour la préparer, pour faire en sorte que ce moment ne soit que plaisir et découverte.
L'union des deux Lions
Puis, le moment est venu où nos deux corps ne devaient plus former qu'un. C'était un acte de possession, certes, mais surtout un acte de don mutuel. Malgré la douleur passagère de la rupture de son innocence, Kira n'a pas détourné le regard. Elle est restée ancrée dans le mien, ses ongles s'enfonçant doucement dans mes épaules, acceptant notre destin.
Dans la chaleur de cette nuit, le "contrat" a disparu. Il n'y avait plus de "lionne" rebelle ou de "lion" autoritaire. Il n'y avait que deux êtres humains s'unissant dans le respect de la religion et la passion de leur jeunesse. Je l'ai aimée avec une ferveur que je ne me connaissais pas, voulant lui prouver que cet engagement était le plus beau de ma vie.
POV : Kira
Le lendemain matin, la lumière du jour filtrait à travers les rideaux de lin, caressant mon visage. Je me sentais différente. Le poids de la tradition avait laissé place à une légèreté nouvelle. Ismaël dormait encore à mes côtés, son bras lourdement posé sur ma taille comme pour s'assurer que je ne m'enfuirais pas au réveil.
Je me suis rappelée de chaque sensation de la nuit. Sa douceur inattendue, sa force contenue. Il m'avait traitée avec un respect qui effaçait tous mes doutes. J'étais sa femme, totalement, et j'en ressentais une étrange fierté.
Soudain, le silence a été brisé par un vacarme familier en bas. Des portières de voitures qui claquent, des éclats de voix... et le rire cristallin de Yanis.
— « On est là ! Les tontons sont là ! » criait le petit dans les escaliers.
Ismaël a grogné en ouvrant un œil, un sourire amusé commençant à étirer ses lèvres. — « On dirait que la lune de miel en solo est terminée. L'armée de tes frères vient de débarquer avec le petit. »
Je me suis redressée, tirant le drap sur moi, riant de la situation. — « Prépare-toi, Ismaël. Ta cuisine va subir une deuxième attaque. »
Le lion m'a attirée vers lui pour un dernier b****r rapide avant que la porte ne vole en éclats. La vie de famille, la vraie, commençait dans le bruit, les rires et l'odeur du café qu'on allait bientôt partager tous ensemble