Blouse blanche

809 Words
Les jours passaient et de plus en plus des gens venaient à la maison pour me rencontrer par rapport à leur problème de santé. Je dois vous dire que j'étais heureux. Je déciderai au bout de quelques mois d'ouvrir une clinique clandestine où j'arrivais même à avoir quelques médicaments utiles. Puis vint ce jour où ce monsieur frappa à la porte de ma clinique. - Bonjour, c'est vous qu'on appelle le docteur William ? - WILLIAM : Oui, c'est moi. Comment puis-je vous aider ? Dans mon habitude de ne toujours que recevoir des personnes malades, je m'en presse de l'inviter à prendre place et je commence déjà la consultation. - WILLIAM : Bien monsieur, maintenant que vous êtes assis, de quelle façon puis-je vous apporter mon aide. Comment vous sentez vous ? - Je vais très bien ! - WILLIAM : Okay... Peut-être, vous avez mal quelque part ? - Non plus... Docteur William. - WILLIAM : Huum ! Dans ce cas, qu'est-ce qui vous amène ici ? En lui posant cette question, lui, ce qu'il fit avait été de se lever, puis il se mit à parcourir mon modeste et petit local en regardant tout. - WILLIAM : Monsieur, puis-je savoir qui vous êtes ? Peut-être, je pourrais vous aider... Ou bien, vous renseignez. Dans ma nervosité dissimulée, je parviens tout de même à faire un sourire après mes mots. Il resta encore silencieux un moment avant de venir se tenir devant moi. - Je crois plutôt que c'est moi qui peux vous aider monsieur William... Désolé, docteur... William. - WILLIAM : Je... - Ne vous fatiguez pas docteur. Asseyons-nous plutôt, pour qu'on puisse mieux parler. Ce que je fis. Dans ma tête, je pensais que c'étaient sûrement les problèmes et que j'allais très certainement payer le prix de ma clinique clandestine malgré que j'aidais un tas de monde. Je ne me doutais pas de la surprise que j'allais avoir. - WILLIAM : Qui êtes vous ? - Eh bien... Je suis probablement celui qui va vous donner la deuxième opportunité ou même chance que vous n'espériez plus avoir. - WILLIAM : Une deuxième chance ? Comment pouvez-vous en être aussi sûr ? Qu'est-ce que vous savez de moi ? - Docteur William EFFA, vous et moi savions que vous n'êtes pas en droit de faire ce que vous faites. Un coup de fil mal placé, et vous pourriez très vite vous retrouver en prison... Et qui sait ce qui peut se passer là-bas. Je commençais à avoir peur de ce mystérieux monsieur. Et maintenant que je l'avais bien regardé, il n'avait pas les allures d'une personne qui se soigne comme on le dit souvent dans du « coupé cloué ». Je ne pouvais pas m'en fuir, même si je le voulais, alors je poursuivis cette conversation. - WILLIAM : Là, vous êtes en train de me menacer, mais j'ai cru comprendre que vous êtes ici pour m'offrir une deuxième chance... Inespérée ? - Vous menacer ? Nooon ! Mais vous amenez à prendre conscience de la situation que vous vivez et de l'opportunité que je m'apprête à vous offrir. - WILLIAM : En clair ? - En clair, vous êtes dans un trou déjà très profond, et je viens vous tendre la corde pour vous sortir de là. - WILLIAM : Et... Et de quoi s'agit-il ? - La possibilité d'être un vrai docteur. Vous n'imaginerez pas mon étonnement sur la simplicité de cette offre. Je me disais et me demandais de quoi pourrait-il s'agir... Une bourse ? Trop de questions se bousculaient dans ma tête. Et pendant que j'étais encore en train de me demander où est le poteau rose, si jamais il y en avait un, il se leva, pour s'en aller. - WILLIAM : C'est tout ? - Oui docteur William EFFA. C'est tout. Je vous laisse réfléchir. Je repasserai dans trois jours. D'ici là, j'espère que vous serez davantage séduit par cette idée que je viens de vous proposer et que vous n'aurez plus cet air surpris, comme si vous ne le méritiez pas. Il n'avait même pas attendu ma réplique qu'il était sorti. Je reste debout quelques secondes avant de sortir et je le vois entrer à l'arrière d'une Range Rover noir avec des vitres fumées. Nous le savons tous que cette voiture, n'est pas à la portée du premier venu. Il ne m'avait dit qui il était, mais la proposition qu'il m'avait faite, avait agi en moi comme un téléviseur qu'on rallumait après avoir longtemps cru qu'elle était grillé. Ce mystérieux monsieur venait de me parler d'une nouvelle chance de réaliser mon rêve et avec ce que j'avais vu, quelque part au fond de moi, je savais qu'il pouvait m'offrir cette blouse blanche dont je pensais ne plus jamais pouvoir l'arborer avec fierté comme je m'étais un jour jadis promis.
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