Ma mère, mon seul soutien

959 Words
Je sursaute en me réveillant. Mais la voix, je l'avais reconnue, c'était celle de ma sœur. Ma petite sœur. Je dois vous dire que depuis plus 10 ans qu'elle était morte, c'était la toute première fois que cela m'arrivait. Cela avait tellement semblé réel que je me suis levé de mon lit pour inspecter ma petite chambre et j'ai même regardé sous le lit, mais rien, aucun signe de ma petite décédé. En fin de compte, je me suis dit que j'ai sûrement rêvé, dû au fait d'avoir trop pensé à elle la veille à cause de mon échec. Alors, je m'étais tranquillement recouché dans l'intention de ne plus trop y penser. Mais le temps de me recoucher, mon téléphone sonne et en le prenant, je me rends compte qu'il est 8h passé. Je m'étais endormi sans m'en rendre compte et j'avais une impression très bizarre. Je réponds à mon téléphone. Conversation téléphonique : - WILLIAM : Allô ! - EFFA ooh ! Au bout du fil, c'était ma mère. - WILLIAM : Oui mama ! Bonjour comment tu vas ? - MAMA : Ah ! On est là. Mon fils, c'est comment l'école ? Ton ami là m'a dit que tu n'allais pas bien ?! Tu es malade ? J'aurai dû me douter que Dilane appellerai ma mère. - WILLIAM : Je vais bien mama, je ne suis pas malade... L'école... Ah ! - MAMA : Ah okay ! Je sais que tu es intelligent mon fils... Ça ne peut pas te dépasser non ?! - WILLIAM : Comme tu dis là m'man. - MAMA : Okay... Sinon, tu rentres alors quand Willy... Ça fait quand même... Je ne sais même plus combien d'années que moi ta mère je ne t'ai plus jamais vue. - WILLIAM : Ça fait un peu plus 8 ans Mama... Mais je compte venir dans les prochains jours. - MAMA : Ah bon ?! Je vais alors l'annoncer à ton pèr... - WILLIAM : Non m'man ! Il ne faut pas encore lui dire... Toi-même, tu connais. Si j'arrive et qu'il me chasse, je vais seulement repartir. - MAMA : Nooon ! Ne dis pas ça, c'est encore ton père hein. En tout cas, il faut d'abord venir. - WILLIAM : Okay mama... Bon, on se dit alors à dans quelques jours hein. - MAMA : Oui mon fils... Et pense à ramener quelque chose pour tes frères et sœurs ici hein. Bye ! Elle ne m'avait pas laissé le temps de lui dire okay qu'elle avait déjà raccroché. Ma mère, depuis le début de mes études, était la seule qui m'avait soutenu. Avec ses petits moyens de commerçante, elle avait financé mon concours et une partie de ma pension pendant 3 ans, c'est la femme la plus combative que je connaisse. Mais bon, comme je vous le disais, plus rien ne me retenait ici, j'avais raté, raté ce pourquoi j'avais quitté ma maison. Mon père en plus avait été clair. *~Flashback~* - PAPA : Si tu choisis de partir, et refusé ce que je veux pour toi, dans ce cas ne reviens plus ici. Et tu oublies que tu as un père ici, ou une maison. En plus d'être parti quand même de sa maison, j'avais ramassé 350.000 Fr et je n'avais dit au revoir qu'à mama. Jusqu'à ce jour, je n'ai jamais eu un message de lui, même pas pour me réclamer son argent, pourtant mon père, du temps que j'avais passé dans sa maison, il ne s'amusait même pas avec ses 100 fr alors pour 350.000 Fr, j'attendais même de sa part des menaces de morts, mais rien du tout. Alors, je m'étais juré de ne repartir dans cette maison que quand cette somme ne serait que de l'argent de poche à mes yeux. Mais, rendez-vous compte de ma situation maintenant, j'ai absolument tout raté. J'ai peur de rentrer là-bas, j'ai bien peur de ce que mon père pourrait me faire, mais dite moi, qu'auriez-vous fait à ma place ? Mettre fin à mes jours n'est même pas une option. Je pourrais me tourner vers mes oncles et tantes, mais aucun d'eux n'avaient voulu me soutenir quand j'arrivais ici. - Un enfant ne désobéi pas à son père. Tu te prends pour qui ? - Si ton père refuse de te venir en aide, je ne vois pas ce que je pourrai faire pour toi. Quand je me retrouvais chez un oncle ou bien une tante c'étaient les mêmes phrases. J'ai dormi dans la rue avant d'avoir un toit. Si à ce moment, ils n'avaient rien voulu faire pour moi, imaginez un peu ce que ça serait maintenant. - Quand je pense tout ce que j'ai traversé pour finalement ne rien avoir à l'arrivée. ... - Mince ! Tout ça pour rien ?! Seigneur ! Je n'imagine même pas la réaction de mon père quand il me verra. Me dis-je tout seul dans ma chambre. Mais là à ce moment, quelle autre solution avais-je ? - Je n'ai pas le choix, je dois retourner chez moi. Au moins pour essayer de renouer avec papa et revoir mes cadets. Puis c'est mon téléphone qui sonne de nouveau, un numéro inconnu. - Allô ! Allô ? C'est qui ? Mais curieusement personne au bout du fil... Je n'entendais que du bruit. Et j'avais finalement raccroché pour ne même plus répondre si le numéro rappelait. Mais avant de raccrocher, j'avais encore jeté un coup à mon écran pour voir le numéro et il m'avait semblé familier. Mais je ne m'y étais pas attardé et donc j'avais déposé mon tel et je m'étais couché. J'étais resté allongé toute la matinée et ce n'était que dans l'après midi que j'avais commencé à faire mes valises.
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