J'avais tout sacrifié

1098 Words
Ayant évité une tournure des plus tragique dans ce snack. On finit quand même par faire un tour chez Inès qui n'avait pas manqué de les dévisager avant qu'on ne sorte du snack et parce qu'une fois dehors elle nous boudait carrément, alors pour la calmer ont fini par se rendre chez elle et ce n'est qu'après ça que je fus rentré chez moi. Mais avant ça, une fois chez Inès, même si je n'avais pas voulu rester trop longtemps, elle avait insisté pour que j'échange un peu avec ses parents, en particulier sa mère. Alors dès notre arrivée, nous étions directement partis vers elle. - INÈS : Mama, on est là ! - C'est comment les garçons ? - DILANE : Nous on va bien mama... C'est William que sa réponse peut être un genre. - Ah oui ! Vraiment désolé pour toi mon fils. Inès m'a déjà tout dit. - WILLIAM : Ah mama... C'est la vie. - Bref suis moi mon fils... Nous marchons et allons dans un salon loin des autres invités où elle m'invite à m'asseoir puis me dit : - Ma fille voulait que je t'apporte une aide. C'est mon unique enfant... Et tu es son ami qui l'a en plus aidé dans sa réussite, donc considère-toi aussi comme mon fils. Demande-moi ce que tu veux, je ferai de mon mieux pour t'aider. La proposition de la mère d'Inès m'avait tellement fait plaisir. J'avais comme l'impression qu'un feu se rallumait au fond de moi après avoir été éteint avec de l'eau. Mais pour une raison que j'ignore ce jour-là, je ne voulus pas précipiter les choses et ma réponse fut. - WILLIAM : Je suis vraiment honoré la mère. Mais pour l'instant, je vais essayer de réfléchir un peu plus sur ce que je veux. - Ne me dit pas quand même que tu comptes abandonner... - WILLIAM : Non non pas du tout. - Okay tant mieux. Ce n'est pas parce que tes ailes se sont brûlées que tu ne peux plus marcher. Tu as compris ? - WILLIAM : Très bien. - Bon, je vais te laisser rejoindre tes amis. Sa gentillesse m'avait profondément touché, mais au fond de moi, je me demandais si je la méritais. - DILANE : Bro c'est comment ? Tu continues de te perdre dans tes pensées ? La mère d'Inès te disait quoi ? - WILLIAM : Ah ! Elle me disait qu'elle voulait te voir marié à sa fille. - DILANE : Que quoi ? - WILLIAM : Ahahahaha ! C'est comment mon frère, tu as peur d'Inès ? C'est quelle tête que tu sors comme ça !? Vous aurez dû voir le visage de Dilane chaque fois que je lui sortais un truc comme ça, c'était vraiment à mourir de rire. - DILANE : Huh ! Je dis hein... Si tu ne veux pas me dire mieux, tu te tais non. Il y a quoi ? - WILLIAM : Ça va je blaguais juste. Toi aussi, tu fais souvent là comme si... Elle était seulement... - DILANE : Seulement rien. Ne blague plus. Dis-moi ce que je t'ai demandé. - WILLIAM : En fait... Inès lui a dit pour mon résultat... Et elle me proposait son aide pour ce que je veux tant qu'elle le peut. - DILANE : Je suis certain qu'Inès y est pour quelque chose. Même si c'est la diva des caprices, c'est bien ce qui me... Je savais bien ce que Dilane avait l'intention de dire d'elle. Mais avant qu'il n'y arrive, c'est Inès qui était déjà encore là. - INÈS : Mon nom cherche quoi dans ta bouche Dilane. - DILANE : Mieux, je ne dis plus rien... La paix est bien. - WILLIAM : Vous deux là... On doit vous placer sur un ring de boxe. Ahahahaha ! - DILANE : Didon ! - INÈS : Tsiiiuuup ! Venez alors je nous ai apprêté une table. Nous avons donc suivi Inès jusqu'à cette table où nous avons passé le reste de la soirée à boire, à grignoter, et à papoter de tout et de rien. Jusqu'à ce que vienne pour moi l'heure de rentrer. Ce que je fis, en laissant Dilane avec Inès. Il était environ 23h quand je franchis le seuil de chez moi après la fête chez Inès, je me suis d'abord jeté sur mon lit pour à nouveau me lamenter. J'avais tout sacrifié, pour venir dans cette ville pour suivre mon rêve, où plutôt mon objectif. Mais pourquoi le sort avait-il autant été sévère envers moi. Vous voulez certainement savoir ce qui m'a tellement poussé à vouloir faire des études de médecine. Alors, lorsque j'étais en classe de première, ma sœur, avait été terrassé par une maladie cardiaque. Même si nos moyens étaient limités, j'accusais également pour ma part l'incompétence du médecin traitant qui nous avait renvoyé à la maison en nous demandant d'observer son état, et nous donnant comme médicaments des antibiotiques. C'était malheureusement cette même nuit qu'elle décéda. Ce soir-là, nous avions juste tous été alertés par les cris de ma mère. À cause de nos moyens très limités et de l'incompétence du médecin traitant, ma sœur n'avait pas eu de chance de survie. Il nous avait juste dit, - Son cœur est déjà trop affaibli. Comment à cet âge un cœur peut déjà être affaibli ? Telle avait été mon interrogation avant de comprendre plus tard. Mais quand même, j'avais perdu ma sœur et je voulais être un jour celui-là qui pourra offrir à une personne une chance de survivre à cette maladie. Entre ma sœur et moi, il n'y avait qu'un an et 3 mois d'écart entre nous, nous étions si proches, que sa disparition n'avait pas seulement creusé un grand vide en moi, mais pour combler ce vide, je me suis donc convaincu qu'il fallait que je sois le meilleur médecin cardiologue que ce pays aurait et pourquoi pas de renommer mondiale. Alors après mon baccalauréat, mon père m'avait demandé de suivre une formation de mécanicien afin d'un jour exercé ce métier tout comme lui, mais j'avais fermement refusé cela, car, pour moi, je devais me tracer un autre chemin, un chemin qui m'aurait permis de combler ce vide en moi laissé par ma petite sœur. Je suis donc dans ma chambre à me torturer avec ces souvenirs jusqu'à tard dans la nuit quand je suis finalement vaincu par la fatigue et je fus pris de sommeil. Il est 4h du matin quand je suis extirpé de mon sommeil par une voix qui m'appelle. - Will oh ?
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