« C’est bien ce que je pense ? » souffla Corvine, la voix serrée par une lueur d’espoir qu’il n’osait pas pleinement assumer. À cet instant, des bruits de pas se multiplièrent dans le tunnel. D’abord isolés, puis nombreux, désordonnés, se chevauchant. Chaque seconde les rendait plus proches, plus lourds, jusqu’à remplir tout l’espace. Il ne fallut pas longtemps pour comprendre : un groupe entier arrivait en courant vers la sortie. Corvine le sentit avant même de réfléchir. Ses yeux s’humidifièrent, sa respiration se bloqua, et un soulagement brutal lui coupa presque les jambes. « Ça a fonctionné… » murmura-t-il, la voix tremblante. « Ils sortent. Les otages sont en train de sortir. » Stanley, lui, ne bougea pas. Il restait figé, les yeux perdus dans l’obscurité du tunnel, comme si so

