Ces paroles figèrent Corvine sur place, comme si tout son corps refusait soudain de répondre. Il sentit immédiatement que ce que venait de dire Voren n’avait rien d’anodin. Il y avait dans sa voix quelque chose de profond, de chargé, qui dépassait largement la simple mission ou la logique professionnelle. C’était personnel, trop personnel pour être ignoré. « Si quelque chose lui arrive, je ne pourrai jamais me le pardonner ni lui expliquer », lâcha Voren, et dans son ton se mêlaient une tension contenue et une certitude dure, comme si ce qu’il disait venait d’un endroit bien plus intime qu’il ne voulait l’admettre. Corvine resta un instant immobile à le fixer. Une gêne étrange lui serra la poitrine, car une idée commençait à s’imposer malgré lui : Voren n’était pas indifférent à Séraphin

