Du Guerrier qui hantait mes rêves ? Je ne reçus plus de nouvelles jusqu’à mon départ pour le royaume.
…
AMADOU
Une fois arrivée au village, après avoir aidé la Reine Afsa à se mettre une sorte de pierre qui se dissous au contact de l’eau entre les jambes, Amadou a prétexté un malaise pour aller se cacher en haut d’un falaise pas très loin de la sortie du village au cas où le Roi se rendrai compte que quelqu’un avait touché sa femme hier soir ! De là il pouvait être prévenu de la moindre agitation des autres guerriers du village… A la moindre alerte il devra s’enfuir mais et ses parents il ne pouvait pas les raconter qu’il avait forniqué avec la femme du Roi ! Bien sur ses parents savaient que les femmes du village l’appréciaient beaucoup mais de là à imaginer toucher la femme du grand Roi ? C’était un acte pouvant conduire à la destruction de tout le village, les habitants y compris ! S’enfuir et laissez les siens mourir à cause d’un acte qu’il avait commis n’était aucunement digne d’un vrai guerrier ! Alors il espérait juste que la ruse de la Reine Afsa sera efficace ! Et il se promit de rester au loin mais très loin de la seule femme qui avait éveillé en lui l’envie de lui offrir le monde.
S’il Afsa n’avait été la femme du Roi, il aura combattu tout ceux qu’il voudra pour la conquérir mais hélas ! Les ancêtres ne donnait jamais exactement qu’on attendait d’eux ! Qu’était-il sensé faire de son cœur qui désormais ne battrai plus que pour Afsa ; de ses pensées envahi par la saveur de son corps parfumé, la douceur et la chaleur de son entre jambe AAH chers ancêtres que me voulez-vous ?
Avait –elle l’habitude de tromper le Grand Roi n’étais-je qu’un point comme un autre pour la soulager de ses pulsions en manque avec un homme âgé ? Et si j’étais le seul qu’est-ce que cela voulait dire ?
De toute la journée le village fût calme comme d’ordinaire rien s’inquiétant à signaler !
A mon retour à la maison, mère m’accueillie inquiète
- Mon fils on a informé que tu ne te sentais pas bien ! je t’ai cherché toute la journée et le Cher Salim requière ta présence ! il a demandé que tu viennes le voir dès ton retour sinon lui-même repassera tôt demain matin
Ma mère encadrait mon visage de ses deux mains tout en parlant, elle palpait également mes muscles pour vérifier si j’allais bien.
Soit Afsa m’avait dénoncé et pour éviter la honte sur la famille royale on voulait m’éliminer discrètement, soit comme c’est la première fois en plusieurs année de service que je parle d’un malaise, mon parrain et Chef Salim s’inquiète sincèrement pour ma santé ! Dans les deux cas mon honneur et mon devoir envers ceux qui me sont cher me dictait d’allait le voir !
- Mère excuses moi j’avais mal à la tête, je suis juste allé me coucher en haut de la falaise que tu connais et je me suis endormi sans m’en rendre compte
- C’est vrai ? hum c’est la première fois que mon petit guerrier à un malaise
- Ça va mère laisse-moi aller voir le Chef Salim quoi peut être qu’ils ont enfin accepté ma demande d’aller enfin sur le front ?
- Tu veux aller sur le front ?
- Oui mère la guerre m’appelle et j’ai de plus en plus du mal à y résister !
- Mon fils…
- Tout va bien mère si tu n’as pas de nouvelle sache que je suis allé au front je reviendrai aussi souvent que je pourrai…
- Il y a des choses que tu dois savoir fils…
- Pas aujourd’hui maman pas aujourd’hui
- D’accord que les esprits de la vie t’accompagne partout
- Bien mère, tu transmettras mes hommages à père il comprendra
- Oui je sais
- Adieu mon fils
- Adieu mère
Sur ma monture, je réfléchissais en allant vers mon destin, dire que j’ai touché, caressé et fait l’amour à la Reine préférée du Roi ! Je n’en revenais pas moi-même tout en me dirigeant vers la grande maison du Chef ! Son raffinement et sa douceur aurait dû m’alerter ! Le mal était fait, il fallait désormais assumer de la manière qu’ils décideront.
Je salue le garde de nuit un ami à moi
- Calme ?
- Comme d’habitude ! Chef Salim a demandé que tu le rejoignes dès ton arrivée !
- J’y vais de ce pas !
Je l’ai trouvé en train de classer divers feuilles en coton …Il était seul mais bon ça ne voulait rien dire. Aussi loin que je me souvienne il m’a toujours poussé à donner le maximum de moi-même. Je me sentais lié à lui par quelque chose que je ne pouvais expliquer.
La tête baissée, je mets un bras sur la poitrine et penche la tête en signe de respect
- Honorable Salim !
Il arrêta ses rangements pour se tourner vers moi
- Regarde-moi mon fils
Sans hésiter j’ai levé les yeux sur mon parrain
- Depuis que je te connais tu n’as jamais eu de malaise qu’est ce qui s’est passé avec la Reine Afsa ?
S’il était au courant, il serait en colère, ou un truc de ce genre, son calme n’était pas feinte. Si la Reine a réussi à s’en sortir et à ne rien dire ce n’était pas à moi de tuer tout le monde. Il y a une grande différence entre être un homme d’honneur et être stupide.
- Elle m’a sollicité car elle avait oublié son collier hier lors de notre sortie pour la rivière ?
- Ca on l’a compris, mais pourquoi est-elle venue avec vous le récupérer ?
- Je n’avais pas à discuter ses ordres ! j’ai une requête Nji Salim
- Je m’en doutais je t’écoute fils
- Je souhaiterai être affecté au combat et me battre au côté du grand guerrier de guerre
- Hummm
Il fit quelques pas dans la pièce comme pour essayer de sonder mes motivations tout seul !
- C’est si grave ?
Il se doutait qu’il s’était passé quelques choses mais il n’arrivait pas à déterminer quoi ! S’il s’était s’agit d’un autre soldat que ce jeune il l’aurait attaché les pieds et les bras et suspendu à un arbre la tête en bas posé sur une l’entrée des Megaponera analis (fourmi Matabele ou fourmis guerrières). Moins d’une demi main de sable de temps et il aurait parlé !
Mais de toutes les façons il pensait qu’il était temps de l’envoyé auprès de son père ! Le maniement de l’épée et des fléchettes n’avaient plus de secret pour lui et, il était le champion en date des combats corps à corps. Il avait fait sa part et estimait que s’il y avait un problème le mêlant à la Reine, seul son père pouvait le sauver.
- …
Il ne s’attendait pas à ce qu’il lui réponde de toutes les façons !
- Quand veux-tu parti ?
- Cette nuit même
C’était vraiment grave ce qui s’était passé, alors il n’allait pas risquer que la colère du Roi détruise tout ce qu’il avait construit ici ; la paix qu’il avait réussi à instaurer dans ce coin alors soit, il partira ce soir
- Soit ! Tu veux que je prévienne tes parents de ton affectation ?
- Je vous en saurais gré !
Et Amadou se courba une main sur pliée sur la poitrine en signe de respect !
Et au milieu de la nuit une troupe de dix soldats quittèrent le village pour aller se joindre aux valeureux combattants et conquérant du Roi Mbouobouo IV dans le village de Matouffa !
NJI LONZO GRAND SORCIER DU ROYAUME
Cela faisait exactement plusieurs jours, qu’il n’avait pas vu Afsa, et sa compagnie lui manquait. Il adorait lui parler de son travail et elle l’écoutait toujours avec plaisir. Nji Lonzo portait pour tout vêtement une peau de chèvre enroulée autour de ses attributs, une longue barbe grise lui arrivait au ventre et sa peau noir était tout le temps embaumé d’huile naturelle et il brillait tout le temps.
Quand il avait vu Afsa pour la première fois, tous ses sens avait été alerté, en réalité il n’avait pas besoin de passer ses mains autours des filles pour savoir si elle s’était enduit de parfum envoûtante ou pas, un seul coup d’œil généralement suffisait ! En Afsa elle avait vu le bouleversant du royaume ! Beaucoup de mort, du sang et, il l’avait même vu assise sur le trône du Roi ! C’était bizarre et bien plus tard quand il avait essayé de sonder les esprits pour s’enquérir exactement de quoi il retournait ces derniers s’était mis en colère et lui avait ordonné de la soutenir tout simplement sans plus.
Ce n’était pas un problème vu qu’il appréciait beaucoup la présence d’Afsa ! Les seuls moments où il s’était senti à nouveau un homme et un père dans sa vie c’était auprès d’elle !
Âgé de bientôt soixante-cinq saison de maïs ; l’esprit du mal lui interdisait de se marier à une femme de manière sournoise Pus jeune, il été tombé amoureux et dès qu’il avait demandé la main de sa dulcinée, la nuit d’après il l’avait vu son corps pourrir entre deux arbres sacrés ! le lendemain, il l’avait trouvé morte et ses parents inconsolables avaient parlé d’une fièvre subite dans la nuit qui avait durée à peine une demi-poignée de main de sable…
Cinq ans plus tard, il avait été contacté par les esprits en rêve qui lui intimait l’ordre d’aller entre les deux arbres ou il avait vu sa dulcinée mourir et d’y restée trois nuit ! Alors il comprit que son destin avait été scellé.
Au cours de la première nuit, couché entre les deux arbres sacrés : il avait reçu la visite d’un homme très grand qui ressemblait à un animal féroce, des pieds en forme de sabot, des jambes aussi grosses et costaudes qu’un tronc de fruit « Makka » (mangue) au niveau de son abdomen, il y avait une sorte d’assemblage de cinq à six boules de citrouilles noires luisantes. Ses mains étaient longues et rouge avec des sortes de gros ongles noirs de la taille d’une main entière. Sa tête était un assemblage de trois grosses cornes, sur l’un d’eux était planté un gros œil rouge qui brillait comme la braise et, il n’avait ni de bouche ni de nez pourtant il l’entendit très bien quand il lui parla ! Il n’eut aucune peur en le voyant arriver mais il s’inclina et se mit à genou en signe de respect pour accepter son autorité et sa suprématie sur lui.
Il lui avait dit d’une voie qui semblait venir du plus profond des enfers :
- Tu as été choisi pour nous représenter et diriger les sorciers ! je suis la force du mal venu te transmettre les connaissances nécessaires pour agir en mon nom couches toi maintenant !
Sans un mot Nji Lonzo s’était couché et cette chose avait planté ses horribles oncles dans sa tête ; malgré la douleur intense, il ne bougea et ne cria pas lui-même ne savait d’où lui venait la force de supporter ça !
Au contact de ces oncles, les fibres de sa tête absorbèrent des connaissances sur l’art de faire du mal on aurait dit qu’il lui implantait des tonnes d’informations en même temps, ça dura moins d’un quart de poigné de main de sable de temps. Ensuite la chose retira ses mains et les planta cette fois dans son vendre ! Tu vivras longtemps mais chaque femme que tu aimeras sera ton sacrifice envers moi … et chaque enfant qui sortira de tes entrailles sera à moi !
Le lendemain, il avait dormi la moitié de la journée puis, il alla à la rivière se laver comme mu par une pulsion intérieure et dès qu’il posa un pied sur le bord de la grande rivière (actuel Noun) il fut tiré dans les profondeurs de l’eau et ses cris s’étouffèrent aussitôt…Quand il ouvrit les yeux une femme à moitié poisson, une tête ronde en forme de grosse noix de coco sur lequel était collé deux petit yeux vert, deux trous servant surement de nez et un assemblage de plusieurs pli lui servait de bouche. Son abdomen était recouvert d’écailles et le bas de son torse formait une longue queue de poisson. Elle était assise en face de lui alors, il fit également la révérence à cette dernière et se mit genou.
- Je suis la source de toutes les richesses sur terre ! tu m’invoqueras à chaque fois qu’un homme voudra plus d’abondance dans sa vie : Je suis Naquira.
Ensuite elle posa sa main délicate sur sa tête et une lumière aveuglante aveugla Lonzo, et l’envahi pendant quelqu’un instant avant qu’il se retrouva propulsé hors de l’eau.
Arrivée au niveau des arbres sacrés il se recoucha au milieu des deux arbres et fut emporté dans un profond sommeil …en rêve il reçut également la visite de deux boules de lumières aussi aveuglantes l’une que l’autre pourtant il les distingua clairement lorsqu’elles s’adressèrent à lui :
- Nous sommes la vie ! Nous sommes l’espoir et nous sommes la paix, nous forgeons les destins. Face aux chaos invoque nous et nous rétabliront l’ordre naturelle des choses Nous sommes le présent, l’avenir et le futur.
Tu apprendras dorénavant aux hommes à nous invoquer pour leur rédemption auprès du créateur de la vie.
Dans deux nuits, retourne auprès de ton Roi il a reçu la nouvelle de ta désignation en tant que grand sorcier ! Pour nous invoquer tu trouveras des réponses dans ta tête…
Le deuxième jour, il fut malade son estomac menaçait d’exploser et son cerveau semblait se mélanger de l’intérieur ! Ses jambes étaient lourdes et des mangeurs des chairs (asticots) lui sortaient de partout : aux yeux ; aux oreilles, aux bras chacun d’eux provoquait un filet de saignement…
Il resta étendu comme une loque vivant et enfin au matin du troisième jour, il se réveilla entier et en superbe forme comme par enchantement, il se sentait puissant, il croisa un serpent qui détala au loin sans demander son reste… il lui intima l’ordre dans sa tête de le suivre ; et le serpent rebroussa chemin et se mit à onduler derrière lui !
Il croisa une tortue et lui intima l’ordre de se tuer et celle-ci tira son coup pour ensuite renvoyer sa tête en arrière et mourut bien plus tard dans d’atroces souffrances en se grignotant le cou de ses petites dents…
A son retour, il trouva le royaume en train de fêter son arrivée l’un des dignitaires du Roi alla l’installer dans la demeure de son prédécesseur ! En entrant il lui semblait comme s’il avait toujours vécue là et revenait juste d’un voyage …
Il fut ensuite reçu par le Roi et commença son service comme s’il l’avait toujours fait.
…
Et, il avait toujours été loyal envers le Roi, il tuait qui il lui ordonnait de tuer discrètement, il mettait à disposition des potions de domination et de pouvoir ! Il allait verser quelques goutte du sang du Roi mélangé à d’autres potions chaque fin de saison de pluie pour assoir son autorité sur les hommes !
Sa vie d’hommes se résumait de temps en temps à aller coucher en secret avec des femmes qui mourrait de fièvre généralement quelques temps après et au fil du temps il réduisit ses envies de mortel…
Enfin, Jusqu’à l’arrivée de la Reine Afsa ! Il aurait pu l’endormir et profiter d’elle tellement de fois, mais il craignait d’envoyer sa seule source de joie chez le seigneur du mal ! Alors son amour pour Afsa devint au fil du temps plus paternel que charnelle. Il la considérait désormais comme l’enfant qu’il n’avait jamais eu. A chaque fois qu’il passait du temps avec elle il voyait en rêve le Seigneur du mal lui ‘sourire’ façon de parler, bien sûr qu’il n’avait pas de bouche mais ses trois cornes à la tête se repliait tous derrière et son gros œil rouge d’habitude si terrifiante changeait de couleur pour devenir calme et noir cela signifiait généralement qu’il était content. et Nji Lonzo refusait de penser qu’il voulait l’âme de Afsa elle n’était pas à lui , c‘était une des reines du Roi et il le savait il n’y avait pas de règles sans exception. Enfin il l’espérait.
Au retour de la Reine Afsa, il dû attendre deux jours de plus pour que le Roi la libère et qu’elle puisse enfin venir avec ses gardes le voir chez lui !
Il laissa tomba la calebasse en terre qu’il tenait entre ses mains et se précipita sur elle horrifié :
- Mon Dieu mon enfant qu’a tu fais ? cet enfant en train de se former en toi n’est pas celui du Roi que va tu devenir quand il le saura ?
Afsa fit une grimace horrifié et me demanda de sa douce voix
- Tu vas le lui dire ?
- S’il me demande je ne pourrai lui mentir comment vais-je pouvoir te protéger mon enfant ? comment les esprits ont-ils pût laisser une chose pareille se produire ? l’héritier du trône n’est pas le fils du Roi ! Quelle infortune ! Quelle misère !
- Je n’ai pas pensé à lui résister ! et je m’en voudrai à mort de vous avoir blessé !
- Ce n’est rien mon enfant laisse-moi voir ce que je peux faire ?
- On peut tuer l’enfant ?
- Non on ne peut pas car il n’est pas envoyé par le seigneur du mal ! Mais plutôt par les esprits de la vie je ne comprends plus rien !
- Retourne au palais et revient me voir dans trois jours le temps que je consulte les esprits…
Afsa resta sur place sans bouger en le regardant avec ses petits yeux suppliants qui avait le don de le rendre faible et mou comme un bébé rassasié, Elle voulait lui piquer quelques potions pour endormir le Roi.
- Afsa prend ce dont tu as besoin tu sais déjà ou ça se trouve
- Tu savais ?
- C’est mon travail de savoir.
Alors cette fois en manipulant les fioles elle prit un peu de potion ‘d’arbre des cimetières’ (Taxus baccata ou L'if commun) au cas où il faudra se tuer soit même ou éliminer quelqu’un d’autre pour protéger son secret ! ensuite, à l’aide d’une petite branche, elle prit aussi une bonne quantité de l'arsenic végétal (Aconit) juste un contact avec la peau peut causer une intoxication et, enfin elle prit son somnifères habituel et s’en fut…