Chapitre 14
Mi-juillet
Aicha Diouf
Cela fait maintenant une semaine que je suis sortie du centre. Je n’avais pas revu Aziz qu’une fois : lorsqu’il est venu à la fin de mon séjour. Il m’avait à peine regarder et m’avais lancé un simple « bonjour ».
A ce moment j’avais envie de pleurer mais j’ai retenu mes larmes. Durant le reste de mon séjour j’ai eu à méditer et à discuter avec Monique de mes sentiments. Elle m’avait fait comprendre que l’une des clefs pour ne pas rechuter était de ne rien garder au fond de moi. Ne pas laisser les secret et les mensonges me ronger.
Parler de mes problèmes aux personnes concerné ou à des personnes de confiance. Elle nous avait aussi mis en paire de deux pour que l’on soit des sponsors. Hassan et moi avons demander à être duo car on était déjà très proches.
Aujourd’hui je dois le déjeuner ensemble dans un restaurant.
Il était 12 heures lorsque je suis sortie de chez moi après avoir prévenu ma tante qui d’ailleurs était très heureuse de me revoir.
- Tata ces temps-ci tu souris beaucoup, remarquais-je
- C’est parce que tu m’avais manqué !
- Hum…Ce n’est pas à cause de tonton Malik qui vient ici tous les jours…chi Ta c’est ton copain ?
- Damalay nious deh, je vais te frapper ! d’ailleurs tu n’as pas quelque part où aller
- Tu me chasse déjà ! je ferais mieux de me trouver un mari moi aussi !
Je fuis alors qu’elle me lancer un torchon.
***
Arriver au restaurant Hassan avait déjà pris place.
- Salut, dit-je en lui faisant la bise
- Tu es toute ravissante deh toi
- Mais toi aussi dit donc !
J’ai pris de ces nouvelles et il a fait de même en attendant que vos commandes arrivent.
- Dit moi alors comment tu vas ?
Je souffle.
- Tout va bien…a part que je pense sans cesse à Aziz
- Tu n’as revu récemment ?
- Non je pense que je l’ai fait fuir en essayant de l’embrasser…
- Je pense que tu devrais lui dire ce qui est dans ton cœur
- Hassan il est marié ! Je ne veux pas être une briseuse de couple. En plus de cela il se n’est pas le genre d’homme a trompé sa femme…C’est une bonne personne
- Mais je pense que tu devrais quand même lui dire ce que tu as dans le cœur, même si vous n’allez plus vous revoir après cela. Juste pour sortir ce que tu as dans le cœur
- Tu penses ?
- Ce sont les conseils de Monique !
- Tu as raison. Bref parle-moi de toi, cava de ton coté ?
Souadou Barry
J’étais au bureau en train de travailler mais Mountaga ne cesse de m’harceler. J’en avait marre de travailler pour lui. Je me mets en danger gratuitement ! Cela ne va pas durer longtemps.
Depuis les dernières fois, ou j’ai failli me faire kidnapper à cause de lui j’ai préféré éviter tous ces appels.
- Waw ex obsessive ?
Je lève les yeux et Wally était en train de fixer mon téléphone.
- Désolé, je n’aurais pas dû regarder ton téléphone
- Non ce n’est pas grave et oui on va dire
- Tu ne peux pas lui en vouloir de vouloir récupérer une belle femme comme toi
Alors là ! J’ai tapée un sourire Dakar-Bamako. Ne vous-ais-je pas dit à quel point Wally était beau ? Il avait un teint métissé mais qui se rapprocher plus de la peau noire. Il était élancé, barbe bien taillé. Ces contours étaient toujours bien faits. Mais surtout lorsqu’il passait, on savait qu’il était passé : son parfum ! Envoutant.
Mou takeu meu rk la beugeu : je vais être sa femme.
***
A l’heure de rentré Wally avait proposé de me déposer j’ai bien évidement accepter.
- p****n…
Mountaga était en face de chez moi.
- C’est ton ex ?
- Oui…
Il gare la voiture et sort avec moi et m’accompagne jusqu’à la porte de mon immeuble. Mountaga était en face de moi.
- A demain bébé, dit Wally en déposant un b****r sur le coin de ma lèvre
Pendant dix seconde je n’avais pas bougé, alors qu’au même moment un jeu de regard avait commencé entre Wally et Mountaga.
Lorsque la voiture de Wally a démarré j’étais encore en train de sourire.
- Depuis quand tu sors avec ce genre de mec ?
- Depuis que j’ai élevé mes standards.
Il m’a lancé un regard qui m’a donné froid au dos. Ma confiance est retombée à zéro.
- Pourquoi tu ne réponds pas quand je t’appelle
- Je ne veux plus rien avoir affaire avec toi et tes affaires ! La dernière fois j’ai failli me faire kidnapper
- Rhoo c’était juste une blague
- Elle était de très mauvais gout, Mountaga bougouma gneu dougeul meut hi sey affaire you illégal yi, doyneu ! Je ne rentre plus dans tout ça ! Deffeul lo beugeu mais ma j’en ai fini, fait comme tu le sens.
Je suis monté presque en courant mais il m’a poursuivie et m’a retenu.
- Dothi guéné ni, c’est trop facile.
Il s’en va ensuite.
Léna Jeanne Diagne
J’étais épuisée je venais, finir ma journée et tout ce que je voulais c’était m’allonger sur mon lit. Je venais de sortir de l’ascenseur et je passer le couloir lorsque j’ai vu le père de David qui venait vers moi. Directement j’ai fait demi tours et je me suis mise à courir vers la sortie. J’ai dévalé 4 étages en talons et j’ai failli me casser le cou à plusieurs reprises.
Je me suis caché dans un couloir au premier étage derrière les escaliers. Je suis resté peut-être 2 minutes avant de sortir de ma cachette.
J’ai décidé de sortir j’entends une voix dire mon nom.
- Bonsoir Léna
Je respire profondément et me retourne.
- Ah François, bonsoir
- Que faite vous donc ici ?
- Je suis venu voir une connaissance
- Cessez cette mascarade, je sais que vous este la pour David
- Vous avez raison…Je suis venu voir David…Je suis venu pour essayer de recoller les choses avec lui
- Vous perdez votre temps Léna, ce mariage n’aura jamais lieu
Si tu savais !
- Vous este encore jeune vous pourrez vous trouver une autre personne
- Pourquoi vous ne le voulez pas que j’épouse votre fils ?
- J’ai mes raisons ! sur ce au revoir…
Mame Binta Ndour
J’avais démission et je passer mes journées dans ma chambre dans ma solitude. Kader essayer de me répondre le moral de temps en temps ainsi que mes parents et mes beaux-parents. Quant à Léna et Khadijatou elle essayer de venir me voir au maximum.
Aicha, ma petite Aicha aussi veux venir me voir demain. Elle m’avait manqué, mais je n’étais pas prête mentalement à revoir des personnes hors de mon entourage de base.
J’étais dans ma chambre encore une fois en train de regarder dans le vide lorsque Tonton Kader est venu me voir.
- Mame tu va bien ?
- Oui tonton cava et toi ?
Après un long moment a blablaté il a dit une phrase qui a attisé ma curiosité.
- Cela fait un moment que j’essaie de te parler de quelque chose mais je ne trouve jamais le bon moment. J’ai fini par me dire qu’il n’y en avait pas vraiment
- Que se passe-t-il ?
Il souffle.
- Birame connaisse les risques tu métier, et comme moi je lui avais demandé de se souscrire à un assurance vie, la somme devrais être arriver dans ton compte aujourd’hui…Cela devrais être suffisant pour prendre soins de toi et du bébé pendant un moment. Mais sache que nous serons toujours là pour toi et le bébé okay ?
Je hoche de la tête et va directement vérifier mon compte bancaire lorsqu’il sort de la chambre. En voyant la somme dans mon compte j’allais fallait crier.