Chapitre 02
Aziz Thiam
19 Mai
Il était 14 heures, le chant de la mosquée à côté du cimetière m******n de Yoff se faisait entendre de là ou on était. Un jour noir pour ma famille.
Je regardais le corps de mon frère couvert d’un drap blanc entrer dans sa tombe. Il était bien trop jeune pour partir, il avait toute sa vie devant lui. A peine 24 ans.
Je repenser encore au bon moment qu’on a passé ensemble à jouer à la play, ou encore au basket au terrain à côté de la maison familiale. Quand il me raconté ces problèmes de cœur. Lorsqu’il me montré les belles peintures qu’il faisait : c’était sa passion.
Lorsque je me battais contre les grand du quartier qui voulais lui faire peur dans notre ancien quartier. Il avait encore toute sa vie devant lui, je ne savais même pas qu’il se droguait, si je le savais il n’aurait même pas toucher à ces putains de chose !
J’en voulais énormément à ma famille pour ne m’avoir rien dit, de m’avoir laissé dans l’ignorance on aurait pu éviter tout ceci. Mon frère serait encore en vie.
***
De retours à la maison familiale. Il y avait une tonne de personne, la plupart des hypocrites qui ne vienne chanter tes louages qu’à ta mort et te maudisse toute ta vie. D’autre n’était là que pour l’argent, et certain juste pour faire acte de présence. Les gens venaient nous saluer et nous donner leur condoléances puis disparaissait. J’ai vu tellement de gens, certain que je ne connaissais ni d’Adam ni d’Eve et d’autre qui était un peu plus familier.
J’étais assis autour de toute ces …. Personnes et je bouillonnais de l’intérieur. Comment ces personnes qui détestent ma famille ose venir aujourd’hui chanter nos louages ? Pleurer mon frère alors qu’il nous haïsse derrière notre dos ? Hypocrite… Je voulais tous les chasser comme les maux propres qu’ils sont. Mais à peine j’essaie de ma lever que ma femme serre ma main, un signe pour que je me calme.
Je ferme doucement les yeux et respire un bon coup. Ma mâchoire était contractée depuis que j’avais posé les pieds dans cette maison et je sentais que mes dents allaient en souffrir.
Ma femme Koura me prend par la main et ensemble on se dirige vers la chambre que l’on partage lorsque l’on vient à la maison familiale. Je m’assoir sur le lit et elle pose à tête sur son ventre en me caressant. Rien que cela me calmé facilement.
J’avais les yeux rouges mais je ne voulais pas pleurer. Non je voulais à tout prix découvrir ce qui s’est passé cette nuit, j’avais besoin de savoir si mon frère aurait pu être sauver, ou il a été assassiner, je ne sais pas. Mais j’avais besoin de blâmé ça sur quelqu’un. Si mon père refuse de savoir ce qui s’est passé ces jours-là, je ne suis pas du même avis.
- Tu dois rester fort Aziz, ne laisse pas ces gens te voir perdre son sang-froid. Ils vont juste utiliser ça contre toi plus tard. Plus que jamais aujourd’hui cette famille doit montrer un front uni face à tous ces ennemies
Elle soulève ma tête et me tient le visage entre ces maints en me regarde droit dans les yeux et continue son monologue :
- Tu es l’ainé de cette famille, tout le monde sera derrière toi et tout le monde s’attend à ce que tu sois fort, donc ne déçois pas ta famille…
Je souris légèrement.
- Que ferais-je sans ma sérère préférée ?
Elle rit, son beau rire qui pouvais me remonter le moral malgré la situation. Cette femme est tout pour moi. Koura a été présente dans tous mes bons comme mauvais moment. On a passé des moments durs, surtout lorsque l’on a perdu notre fils, il est mort née... Il y a deux ans de cela. C’était à étais l’épreuve la plus dur que l’on a eu a surmonté. Mais aujourd’hui c’est derrière nous et on attend un autre enfant.
- Tout homme a besoin d’un sérère à ses côtés, on est les meilleurs !
- Et toi tu es ma meilleure, dit-je en déposant un b****r sur ses lèvres.
La journée a été longue et ce n’est qu’à partir de 19 heures que les gens sont complément partie. Mes deux petites sœurs étaient au salon en train de pleurer à côté de ma mère. Mon père avait la tête ailleurs, mais je voyais que ces yeux étaient rouges aussi.
Je tenais ma femme part la main et j’étais face a eu. Ma mère a compris que l’on allait rentrer chez nous. Car avant que j’annonce notre départ elle ma dépasser.
- Restez avec nous quelques jours, votre chambre est déjà prête
Je ne pouvais pas lui refuser cette faveur. J’ai donc dit à ma femme de rester pendant que j’allais chercher quelques habits.
Koura s’entendais à merveille avec ma famille, on aurait dit qu’elle avait toujours était un membre de cette famille a vrai dire. Je ne peux qu’être heureux que les relations entre ma femme et ma famille soit en si bonne harmonie.
Ma mère a été tellement présente pour elle lorsque l’on a perdu notre fils, elle lui avait confié avoir subis la même douleur qu’elle, entre moi et Moustapha elle a perdu une fille.
Arriver chez moi, j’ai appelé ma femme par appel vidéo afin qu’elle me montre ce dont elle avait besoin. C’était une vraie chasse au trésor. Cela nous a permis à tous les deux de nos changer les idées. Koura était très proche de Moustapha, elle était sa confidente. Elle savait même des faits sur lui que moi j’ignore jusqu’à ce jour.
***
17 mai
Le lendemain dans les alentours de 15 heures, j’ai décidé de retourner dans l’appartement de ma grand-mère. L’endroit où j’ai retrouvé le corps de mon frère inerte.
Je me dis que si j’étais arriver plutôt j’aurais pu lui sauver la vie ! Il serait encore là. La pièce était intacte, d’habitude quand je viens ici une vague de joie et de bonne humeur d’accueil. Mais aujourd’hui je ne ressens que tristesse et haine.
Je marchais autours de la pièce et inspecter la scène. Il était en train de peindre une jeune femme…Son visage me semblait familier. Oui ! hier, je l’ai vu à la maison.
A côté du canapé il y avait un verre d’eau cassé. Sur la table il y avait une paire de lunette ainsi que le téléphone de mon frère. Je prends les lunettes : ce sont des lunettes de myope ! elles ne sont donc pas à mon frère.
Cela veut donc dire….
- Il n’était pas seul !
J’ai fouillé son téléphone pour ces derniers messages.
« Je suis en route » d’un certaine Aicha. Il fallait que je découvre qui était cette fille, elle devait me raconter ce qui c’est passer ce soir-là. Elle va me dire exactement ce qui s’est passer sinon…
23 Mai
Quelques jours plus tard j’étais de retours au bureau. J’avais ouvert un cabinet d’avocat avec deux de mes amis fidèles d’enfance : Thiam et Associer se nomme de cabinet.
J’étais dans mon bureau, c’était un bureau typique d’avocat. Tous les meubles en bois, une bibliothèque remplie de livre de droit. Sur ma table a droit une balance de justice en or.
Dans notre famille, on aime tous le droit. Ma mère était juriste avant d’arrêter de travailler pour prendre soins de ces enfants.
Mon père le ministre de la justice du gouvernement actuelle. On m’a toujours éduqué pour que je sois juste, que je sache que personne n’est au-dessus de la loi. Peu importe le statut que l’on a, on doit être sur un même pied d’égalité.
Mais on sait tous que ceci est utopique, un riche a 10 fois plus de chance de s’en sortir d’un délit qu’un pauvre. Des fois, cela passe même inaperçue.
Ils ne sont peut-être pas au-dessus de la loi, mais ils ne sont pas sur un même pied d’égalité que les pauvres ! l’injustice est partout !
J’ai appris que des fois, on apprend a fermé les yeux, pensant que l’on le fait pour le bien d’autrui ou pour son propre bien. Ou simplement car le monde est corrompu et que l’on a cette opportunité.
J’attendais un rendez-vous important. Je n’arrivais même pas à travailler, le besoin de savoir ce qui est arriver à mon frère me rongeais. Enfin on toc a la porte de mon bureau me sortant de mes pensées.
C’était lui, celui que j’attendais mon informateur/ espion/ élément je ne sais pas comment on l’appel de nos jours. C’est Samuel, je le surnomme Sam. Mon allié il m’a beaucoup aidé dans nombreuse de mes dossiers et à trouver les fails dans la défense de mes adversaires. Je ne serais pas l’avocat que je suis aujourd’hui sans lui son aide. On a fait un bon bout de chemin ensemble.
- Sam, dit-je me levant pour le saluer
- Aziz, il répond me tendant la main
J’en suis venu directement au vif du sujet.
- Je pense que tu es au courant de ce qui est arriver à mon frère
- Oui…Mes condoléances
- J’ai besoin de tes services, je veux que tu me trouve des informations sur une certaine Aicha…je ne connais pas son nom…voici le téléphone de mon frère et je vais t’envoyer une photo d’elle, dis-je en sortant mon téléphone
Il hoche de la tête et je dépose une enveloppe sur la table.
- Je reste quand j’aurais les informations…j’aurais besoin du téléphone quand tu auras fini