Chapitre 6 Je me réveillai avec une gueule de bois carabinée, accompagnée de tous ses désagréments habituels : maux de tête, nausées au moindre mouvement et surtout, un moral au plancher. Comme chaque fois, je jurai que c’était la dernière fois que je picolais. Une promesse d’ivrogne dont je n’étais pas dupe. Névros me l’avait d’ailleurs rappelé dès potron-minet. — Jebwaplu ! Jebwaplu ! Jebwaplu ! répétait-il à l’envi sur un ton définitif que je ne reconnaissais pas, en me voyant me diriger au grand trot vers la salle de bains pour parer aux effets de mon estomac défaillant. Ne trouvant pas le sommeil, comme un adolescent déprimé, j’avais d’abord zappé avec la télécommande de la télévision pendant une heure ou deux ; puis, après minuit, tracassé par le souvenir de mademoiselle Neumann,

