5 – Descente aux EnfersJe suis rentré tard, vers trente-cinq heures. Demain je serai fatigué, vaseux, et en plus, je n’ai rien pu avaler. Je n’ai pas faim. Juste marché, cherché. Rien trouvé. Je crois que je devrais débrancher ma Mona Lisa, la « Lacération de Mona », de Biermann. S’il me suffit d’un instant d’égarement, ou du visage de Sergi face à moi, pour créer sous mon crâne des monstres, que dire du spectacle en boucle d’une courtisane indifférente ou ironique, se faisant lacérer au cutter à lame composite ? En revanche, j’ai enfin reconstitué le secret de Mona Lisa, le secret originel de son sourire d’ange perplexe ; elle n’était pas énigmatique, mais ironique. C’est cela, exactement : elle ne l’aimait pas, ce prétentieux de peintre, ce Léonardo da Vinci trop doué, et le lui montrait

