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"Un gay, une hétéro. Meilleurs amis pour la vie ? Mouais, pas si sûr… Quand notre duo de choc nous fait sa crise hormonale, voici ce que ça donne… Romance H/F"

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Prologue
-Oh, mon pauvre, ça doit être si douloureux de se faire pénétrer par derrière ! Je secoue la tête et résiste à la furieuse envie de me cacher les yeux derrière la main… ou la trucider… ou bien exploser de rire devant l'air coincé que lui affiche Samuel en cet instant. -Heu… Son air abruti en dit long sur ce qu'il pense, je résiste à l'idée de laisser échapper un gloussement ou deux. Marie ne se rend sans doute pas encore compte qu'elle a d'ores et déjà réduit à néant tout espoir de se faire apprécier par mon meilleur ami, mais chut, semblerait-il qu'il lui faille aggraver un peu plus son cas. Pour preuve, l'inconsciente prend les mains de son interlocuteur, Samuel, avant de lui adresser le regard bienveillant de la religieuse en puissance. -Ne t'inquiète pas, Samuel, c'est un plaisir pour moi de te rencontrer. C'est normal, je me dois de respecter chacun, et d'admirer toute conviction. Marie lève un doigt, puis deux au gré de sa narration des pêchés à pardonner en ce monde de bonté divine. -Les croyances, les couleurs quelles qu'elles soient, et bien sûr, (elle lui adresse un délicat clin d'œil qui finit de faire serrer les poings à mon petit gay préféré) les penchants sexuels. N'aie criante, je prierai pour ton âme. Nul ne doit être écarté de la lumière. -Heu… Samuel retire comme il peut sa main de celles de la diablesse, avant de me jeter un air très révélateur. « July, me disent ces yeux verts à tomber par terre, attends que je me sorte de là… je vais te faire la peau » Je souris d'un air moqueur devant son air de chaton martyrisé, me retiens malgré tout de déglutir. Je n'aime pas lorsqu'il m'en veut. -July, lâche froidement l'être en face de moi, moi et mon âme on sort, je te laisse aux bons soins du seigneur. Je me mords la lèvre et soupire en le voyant quitter le bar dans lequel nous nous trouvions, tranquilles jusqu'à la venue de la nouvelle. Marie me regarde surprise. -Bah quoi, j'ai dit quelque chose de mal ? Je soupire une fois de plus. -Dis-moi Marie, c'est la première fois que tu croises un gay n'est-ce pas ? Approbation enthousiaste chez l'autre. -Oui, et je dois avouer que c'est merveilleux. C'est si rare d'en trouver, et la rumeur dit vrai, ils sont a-do-rables. Marie semble soudain inquiète (il était temps, serais-je tentée de dire) -Julie, dis, tu penses qu'il m'apprécie ? -Heu… c'est difficile à dire, une rencontre ne suffit pas pour se faire un avis… Je lance un bref coup d'œil par la fenêtre et songe que Samuel ne m'attendra plus très longtemps ; cette fille est cinglée, aucun doute là-dessus. Le tout, c'est d'arriver à me barrer à mon tour, sans que cette psychopathe du jésus-christ-en-culotte-courte ne le grille… -Ah, mais ça ne me dérange pas, s'extasie la jeune fille à l'air angélique (comment dire le contraire avec ces cheveux blonds en cascade, cette peau blanche comme de l'ivoire et cette bouche délicate) je verrais ça la prochaine fois… tu pourras me le représenter ? Putain la nana ! Pour le lui représenter, il faudrait déjà que j'ai décidé le lui présenter une première fois. Parfois y'en a certaine, je ne sais pas pourquoi, mais l'on sait que l'on ne s'en fera pas la meilleure amie qui soit. Non franchement, je sais pas d'où je tiens ce genre de certitudes… -Hmm, pourquoi pas Marie, bon il faut que j'y aille avant que… -Hého July, tu ramènes ton cul ou quoi ? Oups. -Oui, hurlé-je à l'intention d'un Samuel visiblement excédé, j'arrive tout de suite. -Bon désolée Marie, fis-je en prenant hâtivement ma veste, c'est lui l'homme, je ne fais qu'obéir, tu vois le genre… Et sans un mot de plus je me précipite vers la sortie après un bref hochement de tête à l'intention du gérant des lieux. -Heu… Julie ? Et merde. Je crispe la mâchoire et me retourne dans un beau sourire de façade. -Oui Marie ? L'autre fronce les sourcils, je suis contrainte d'avouer qu'elle est magnifique ainsi. -Pourquoi t'appelle-t-il July ? Pourquoi « juillet » ? Bon, la question reste en suspens et petite July se sauve sans demander son reste à la chaleureuse emmerdeuse que cette nouvelle arrivée en ville semble vouloir représenter… Putain, pourquoi n'arrive-t-il jamais de douce et innocente jeune fille, un peu fofolle de la cafetière avec qui m'entendre comme il faut ? On dirait que cette ville n'attire que les connards en puissance et autres merveilles du genre. Je sors, et retrouve Sam. Hmm, rectification. Je sors, croise son regard furieux et me précipite sur lui qui me tourne le dos pour rentrer chez lui. -Ho Sam, attends-moi, ne marche pas si vite. -July, tu n'es qu'une pauvre conne ! Je ne le contredis pas (ce serait un blasphème dans le cas contraire), mais ne lâche pas le morceau et lui courre de plus belle après. Le problème, c'est que monsieur a de longues jambes, et j'ai de toute évidence trop bu pour me montrer patiente. Je pile et croise les bras. -Samuel Javanek, reviens ici tout de suite. Oui oui je sais, si l'on vous faisait ce coup-là, je me doute bien que vous ne vous seriez pas retourné. Et ho… surprise… on dirait… hmm, non ici aussi, ça ne marche pas tellement. July se met donc à courir de plus belle, avant de finalement rattraper sa proie qu'elle bouscule (un peu) trop violemment. Ce n'était peut-être pas la meilleure chose à faire pour dénouer la crise. -Hé, s'insurge l'homme. Mais t'es à la masse ! Ouh, mais c'est qu'il me saoule… -Et toi t'es con ! Si tu ne voulais pas m'attendre, alors il ne servait rien de m'appeler pour que je rentre avec toi. Samuel me lance son regard sarcastique et je me masse le coude en détournant les yeux, mimant celle que ce regard n'atteint pas. -Parce que tu vas me dire que tu t'amusais comme une petite folle avec cette fanatique ? Je me trémousse, me dandine les fesses et tente le regard vers lui. -Mais oui, je… Le sourire du démon ne se fadit pas, et je décide de laisser tomber pour marcher loin de lui en grommelant. -Tu n'as pas à m'en vouloir, je ne savais pas qu'elle était comme ça ! -Oui et bah la prochaine fois, tes nouvelles amies tu te les gardes. -Et toi, riposté-je, t'évites de me foutre la fiche en m'appelant comme ça… Non mais c'est vrai. En privé encore je tolère, mais là, c'est du foutage de gueule. -Je ne vois pas pourquoi, Susurre le démon, ça te va si bien… le Monde entier devrait le savoir. -Fais ça et t'es mort. -Je n'attends que ça. Ah… désespoir mais c'est vrai que niveau menace, je lui en ai tellement servi que ça ne marche plus depuis longtemps. Je boude donc dans mon coin tout en marchant et renifle avec un mépris soigneusement calculé en attendant son retour à mes côtés. Bon allez, pour le principe je laisse passer encore une ou deux secondes. Patience, je sais que ça viendra. Les réverbères éclairent ce début de soirée naissante et en attendant d'obtenir gain de cause avec l'autre nouille, je contemple notre quartier plutôt bien foutu, où les toitures rosâtres se mêlent aux rayons de la lune montante. C'est d'un romantique. Qu'y a-t-il de mieux que de se faire raccompagner au gré des poubelles de son quartier, de se tenir l'un près de l'autre en totale osmose avec son petit gay préféré ? Hmm, une pizza. Oui, une pizza ce serait cool aussi. Avec un bon match de boxe et quelques bières, ce serait le bonheur total. Bon, je me reconcentre. Je fronce les sourcils, accentue ma moue et lui laisse cinq secondes. 5 Lui qui regarde devant lui, une petite moue oh combien déchiffrable de sa part. 4 -July, rien à foutre de ton caprice, me dit cette bouille aux traits fins et aux yeux verts, à faire craquer le premier gay venu. 3 -Non, s'énerve-t-il encore, je ne céderai pas cette fois, tu me l'as trop fait. Et j'ai de bonnes raisons de te faire la peau. Tu abuses parfois. J'accentue ma moue boudeuse, continue de l'épier du coin de l'œil tout en évitant la boite aux lettres collective que se partage le quartier. Tu vas céder, c'est pour bientôt… 2 -Mais merde, non je refuse, fais chier. 1 … -July… Je ne le regarde pas, m'empêche même de sourire. Ah, si prévisible… -July, allez ne fais pas la gueule, je t'appellerais plus comme ça, promis. Je renifle encore et le foudroie du regard. -Ce n'est pas le problème Samuel. J'en ai assez que tu te sentes visé à la moindre rencontre contrariante. C'est pas ma faute si Marie est venue, et au lieu de m'emmerder, t'aurais mieux fait de l'envoyer chier… Samuel me dévisage quelques instants, mais comme je m'en doute il ne répond pas, se contentant de remettre en place cette mèche châtain foncé qui lui cache ces yeux bordés de cils épais. Plutôt bronzé, je le vois pourtant pâlir sous la réflexion et m'en veux aussitôt d'être allée aussi loin. C'est injuste de lui parler ainsi, voir même carrément dégueulasse. Le mutisme de circonstance dure encore un peu, avant qu'il ne laisse s'achever son silence sur un sourire ironique. -Que veux-tu, je ne peux lutter face à ton charme animal et tes talents d'oratrice hors pair. Protège-moi du mal, et pardonne-moi mes péchés oh déesse toute puissante. J'esquisse un sourire rassuré, avant de carrément rire lorsqu'il me bouscule gentiment. Quel débile. Au moins, il sait comment traiter avec moi. -Bon, je te pardonne pour cette fois. Mais juste parce que c'est toi. -Tu me fais trop d'honneur. Il m'enlace amicalement et je laisse reposer ma tête sur sa poitrine tandis que nous marchons plus lentement le long de la ruelle. Ah que je l'adore. Pour ça, et bien d'autres choses. Non vraiment, je n'aurais pas dû lui dire de mieux se défendre. Je sais parfaitement qu'il ne sait pas le faire, et je ne vois pas pourquoi il changerait brusquement, alors que je l'ai rencontré ainsi. Timide, introverti, mais aussi ouvert, et doué d'une compréhension que seul un homme inaccessible peut posséder. Ce mec est sans doute le meilleur « meilleur ami » qui soit ici-bas, et c'est moi qui peux en profiter. Et oui, navrée les filles, mais c'est le mien, et je ne prête pas. J'en suis l'heureuse propriétaire, et c'est moi qui peux lui parler, le serrer contre moi lorsque l'envie me prend. Je peux le palper, le titiller, et le plus beau c'est que tout en en agissant, je n'ai jamais rencontré la moindre arrière-pensée, ni même le moindre malentendu malheureux, ce qui rend ces moments encore plus précieux puisque sans gêne. Je l'écoute, lui se confie. Et en deux années, il est devenu le frère qu'il m'a toujours semblé nécessaire de protéger des brutes. C'est d'ailleurs comme ça que je l'ai rencontré. Lui emmerdé par deux pauvres types, à peine une semaine après son emménagement en face de chez moi, moi qui ne sais pas fermer ma gueule et rester à ma place… Le résultat ? Une amitié sans faille, qui s'est créée de la plus belle manière qui soit. Je l'emmerde souvent bien sûr, et je suis une experte des techniques de pêtage de câble en tout genre. Je suis le garçon manqué à ne pas faire chier, mais je suis également la nana aux menstruations douloureusement exécrables. Avant lui, nulle fille n'avait pu me supporter aussi bien que lui le fait, avec son caractère placide et son sens de la répartie dangereusement développé depuis peu. Tss, quand j'y pense, j'ai vraiment une mauvaise influence sur ce garçon dites-moi. Si je continue à ce rythme, je risque d'en faire un sauvage incontrôlable, de ceux qui tiennent la braguette et porte la culotte. Je coule un regard en biais au pseudo futur macho en puissance et sourie lorsqu'il se gratte le nez d'un air rêveur. Que ça arrive, et je fais trois fois le tour du quartier les poils à l'air !

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